La Parade de Lerme
Focus sur La Mobylette et sa dernière exposition.
Ce week end, du 26 au 29 janvier, le collectif La Mobylette nous à présenté sa dernière exposition en date, Parade, au marché de Lerme à Bordeaux.
Quelques mots de présentation :
La Mobylette, c’est donc une plate-forme d’expérimentations qui organise depuis 2007 des évènements artistiques de toutes sortes (expositions, spectacles musicaux et performatifs, projections ou encore éditions). Toujours à la recherche de nouveaux lieux à investir, le collectif prend ici la place du marché de Lerme (rue Emile Fourcand), réhabilité l’an dernier afin de remettre à l’honneur l’architecture de Jean Burget (1788-1848). A chaque lieux ses artistes et son exposition, véritable essence d’une création nouvelle. Car c’est ainsi que La Mobylette travaille, en réaction à un espace, et qu’elle nous propose une visite guidée des alentours.
Ici, c’est la grille géométrique du sol qui a dicté la trame générale de cette exposition. Six portions de taille égale, six « îlots » autonomes, investis par des équipes de deux ou trois artistes en une géométrisation unie.
Dans cette espace circulaire se forme ainsi une autre composition en son intérieur, construction de déconstructions entre les productions des différents artistes. Ils travaillent les uns avec les autres et entremêlent leurs créations dans l’élaboration d’une mise en espace architecturale.
Ainsi, les œuvres cohabitent et se réinventent au grès ou non des codes de compréhension, puisqu’elles tracent à elles-mêmes leur historique propre. Elles s’inventent, allant d’une sculpture évoquant l’esthétique de l’aérospatial et du rituel en un totem d’une tribu reculée (Troposphère XII, The Holy Wreck From Kinshasa par Estelle Deschamp et Benoit Ménard), aux strates d’une archéologie plastique (Encore une fois un sans titre possible de Marie-Johanna Cornut, Marie Morel et Vanessa Ingrand), en passant par l’édification d’une terre inconnue (Le territoire de Marie Baur et Julien Rucheton).
Laissons donc tomber souvenirs et mappemondes, mieux vaut ici se laisser emporter dans cette micro géographie fictionnelle, et accueillir l’imaginaire de ces artistes, sans se noyer dans une théorisation infinie qui a tendance à trop souvent s’imposer à la compréhension. Ici pas d’enjeux mais une création pure, l’exposition Parade se présente à nous comme expérimentation de l’espace, comme une réaction entre le lieu et l’homme.


D#1 de Sylvain Bourget et Jeanne Tzaut.

Encore une fois un sans titre possible de Marie-Johanna Cornut, Marie Morel et Vanessa Ingrand.

Un Husky qui aurait pu être un coucher de soleil, une plancha dans une paillotte ou la pochette du dernier album de Rihanna, par Julien Tardieu et Nicolas Robilliart.

Le territoire de Marie Baur et Julien Rucheton.



Troposphère XII, The Holy Wreck From Kinshasa par Estelle Deschamp et Benoit Ménard.



Showtime ! , de Joan Coldefy et Amandine Pierné.
avec
Marie Baur & Julien Rucheton
Sylvain Bourget & Jeanne Tzaut
Joan Coldefy & Amandine Pierne
Julien Tardieu & Nicolas Robilliart
Estelle Deschamp & Benoit Ménard
Vanessa Ingrand, Marie-Johanna Cornut & Marie Morel
Exposition Parade, Collectif de La Mobylette
Du 27 au 29 janvier 2012
Marché de Lerme, Bordeaux.

