




 
|

Jean Emmanuel Décaillet
 Exposition photographique à la M.J.C. Malartic de Gradignan
|
 «Photographier c’est enregistrer le visible. Un instant de vie, un moment des choses, une lumière.
C’est aussi un regard, et l’œil et le cœur qui se rejoignent dans l’intimité de l’émotion face à un fragment de mur, la surface d’un bidon, un morceau de tôle…
L’œil et le cœur sélectionnent conjointement. L’œuvre produite n’est que la synthèse du chemin parcouru, des rencontres, des lectures, de ma trajectoire.
Si les œuvres sont différentes les unes des autres c’est que les facettes du monde, comme un diamant, ne renvoient pas aux mêmes réalités, aux mêmes blessures, aux mêmes joies.
Photographier c’est aussi enregistrer l’invisible. Cette émotion fulgurante et volatile qui s’exaspère violemment en rencontrant une couleur, une lumière ou une forme.
Dès lors, c’est à l’œuvre de rendre au passant, à l’observateur, l’enchantement fugace que j’ai connu comme «surface sensible». »
Aprés bientôt cinquante années de photographie, Jean Emmanuel Décaillet n'a rien perdu de son émerveillement d'enfant. Dans les signes graphiques laissés par les hommes ou le temps, dans les stigmates de tous types de surfaces, dans les traces en apparence insignifiantes de notre monde, il cherche inlassablement à débusquer la poésie cachée ; et c'est précisément elle que révèle le regard toujours subjectif de son macro-objectif.
Formé chez le grand Jean Dieuzaide à Toulouse, photographe professionnel pendant près de quinze ans, il quitte le métier pour travailler depuis lors dans une association auprés... d'aveugles. Pas un hasard sans doute, plutôt une nécessité pour l'artiste hanté par la question de ce qui se voit / ce qui ne se voit pas, la qualité du regard.
Pour peu que l'on se laisse aller à une certaine attention, ce que J. E. Décaillet nous donne à voir dans ses 27 oeuvres exposées à l'occasion adéquate du « Printemps des Poètes » déborde parfois du cadre de la photographie pour devenir peinture. Pas n'importe laquelle puisque, derrière les couleurs éclatantes et les traits assurés, l'on croirait découvrir la beauté de tableaux inconnus de Tapiès, Klee, Léger, Monet, ou encore De Staël.
J.E.D., loin des clichés esthétisants et formatés, nous propose un autre regard, sensible, subtile. Vous verrez, ça fait du bien !
Exposition Jean Emmanuel Décaillet, du 4 au 15 mars, M.J.C. Malartic, à Gradignan.
Tel. 05.56.89.02.50. Entrée libre du mardi au samedi, 9h30 - 12h / 14h - 19h |
Workshop: Université hors les murs
 Un artiste, des étudiants
|
 Sous la responsabilité d’Hélène Sorbé, enseignante en Arts plastiques, et dans le cadre de l’UE 5 : Expérimentation / Création, les étudiants de Master 1 "Recherche Arts" vont prendre part (à) et vivre en direct une aventure artistique au contact de François Méchain, plasticien sculpteur et photographe.
La réalisation de ce projet fait l’objet d’un partenariat avec le Jardin Botanique de Bordeaux, lieu d’hébergement du chantier, où surgira une oeuvre d’une quinzaine de mètres de long sur trois de haut, entre le 20 et le 31 mars.
Elle sera subtilement travaillée par la référence au commerce triangulaire et à l’esclavage, inducteurs de deux composantes plastiques. Entièrement peinte en noir, elle épousera la direction des Antilles.
Le chantier sera heureusement ouvert au public, les sites web de l’Université Michel-de-Montaigne et du Jardin botanique de Bordeaux, mis à jour quotidiennement, en répercuteront l’avancée.
Une belle initiative qui mérite d'être soulignée, puisqu'elle offre aux citoyens l'occasion de suivre l'avancée d'une oeuvre "grandeur nature", aux étudiants la possibilité de travailler au contact d'un artiste passionnant à plusieurs titres, et à la ville de Bordeaux le fait tristement rarissime de se tourner vers son passé peu glorieux et non assumé de port négrier.
Le Jardin Botanique
Quai de Queyries - 33100 Bordeaux |
Camille Beauplan expose à la Galerie Bordelaise

|
 Laissons la parole à l'artiste:
"Mes peintures sont le fruit de la digestion difficile du matraquage médiatique actuel au sujet de la prévoyance des maladies, l’apologie de la santé physique au détriment du psychique, l’hyper sécurisation de notre environnement, un désir éperdu de modernisme au quotidien et une envie irréfléchie de contrôle sur tout. En recherchant des images traitant ces sujets dans les magazines, les journaux, les catalogues, la télévision, le cinéma, ou Internet, je me suis auto contaminée jusqu’à déceler cette problématique dans des images banales.
Après la domotique, la recherche médicale et technologique, les « gated communities » , les séries télévisées comme Bones, les Experts, Dr House , Grey’s Anatomy, Urgence, X Files, Weeds, NipTuck, les magazines télévisés , les messages publicitaires , les sites Internet d’auto médication comme Doctissimo, et les matraquages du ministère de la Santé, j’ai étendu mes recherches vers des choses moins explicites par rapport au sujet mais évidentes pour moi comme: les abris de piscines, les serres horticoles, les élevages en masses, les usines agro alimentaires, les parc d’attractions et d’autres images plus communes encore.
Montrer que ce phénomène est un standard, et vers où notre peur de vivre mêlée à notre impatience vis-à-vis du futur va telle nous mener? J’envisage des scénarios composés à la foi des cotés les plus lourds, grossiers, clichés et maladroits des séries télévisées, des films, des documentaires, des publicités mêlés à une imagerie ayant l’air plus sérieuse, construite, propre, et épurée. L’organique cohabite avec le technologique, le numérique, le mécanique, le présent se fait écraser par un futur trop imaginé, trop attendu, trop espéré mais malgré tout incertain et souvent utopique."
Du jeudi 14 février au samedi 8 mars 2008
Concept Store Michard Ardillier
10, rue Ste Catherine |
Itinéraire d'un sound system breton en Europe

|
 Du mercredi 5 mars au vendredi 7 mars, Le Garage Moderne propose de découvrir l'exposition "itinéraire d'un sound system breton en Europe".
Epsylonn /Otoktone est le résultat de l'association de deux formations rassemblant une trentaine d'amis depuis 2003, autour d'une passion commune pour la musique électronique. Ils s'attachent à produire des prestations éclectiques et variées et accordent une part très importante de leur travail à la décoration et au visuel.
Un temps fort le vendredi 7 mars (Electro apéro!), avec la projection du film-reportage "itinéraire d'un sound system breton en Europe" à partir de 21 h , suivis de discussions/débat informels autour d'un verre et musique maestro jusqu'à 2H avec les dj's d'epsylonn otoktone.
Entrée "prix libre" reversé à l'association A GALON créée par des membres d'epsylonn otoktone dans un seul et unique but: la solidarité internationale, principalement avec la Roumanie.
Au Garage Moderne - Du 5 au 7 Mars |
|