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Vendredi···[ 10/09/2010]

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L'agenda du jour
· Exposition graffeur Blade
09:00 - galerie Kuryos

· Exposition de Benoît Maire "L'espace nu"
10:00 - F.R.A.C Aquitaine

· Exposition: Le Patrimoine fait l'école buissonnière: regards insolites sur la collection
10:00 - Bibliothèque Municipale de Bordeaux

· Big - Bjarke Ingels Group
10:00 - Arc en rêve, centre d'architecture

· Exposition "Un été, une oeuvre" - "Tabagies et compagnies"
10:00 - Musée National des Douanes

· Exposition de Jim Shaw "Left Behind"
11:00 - CAPC (Musée d'Art Contemporain)

· Mémoires d'Estuaires / Pierre Bidart et Jean-Christophe Garcia
11:00 - Arrêt sur l'Image

· Béton et design - Nouveau béton/Nouveaux usages
13:00 - Le 308-maison de l’architecture

· Exposition Autel Particulier
14:00 - La Morue Noire

· Exposition "BOUDDHA LA PAIX" de MA TSE-LIN
14:00 - 22 Rive Gauche

· RETROSPECTIVE Isabelle Boulin
14:00 - Site des Terres Neuves

· EVENEMENT / GRAND PARC EN FÊTE
15:00 - Le Grand Parc

· Hervé Le Treut Nouveau climat sur la Terre : comprendre, prédire, réagir
18:00 - Mollat

· Vernissage du SALON DE LIBRE EXPRESSION ARTISTIQUE
19:00 - Bègles

· Vernissage de l'exposition "HYPERBEAU" de Max Boufathal et Claire Soubrier
19:00 - Galerie Tinbox

· Annita Babyface and the Tasty Poneys + Tiny Terrors + W-Mute + Zooplancton
20:00 - Le Hold'Em Saloon

· La Dorade
20:00 - Funky Burger

· Vernissage - Expo SOMOS IRMAOS
21:00 - Le Zig Zag

· Swingin' Carpets
21:00 - Le Chat Gourmand

· SOY
21:00 - Le Café des Moines

· Session de musique irlandaise
21:00 - Le Black Velvet

· Lo Jay Trio : Hommage à Anita O'Day
21:00 - Amadeus Song

· Festival Ouvre la Voix!
21:00 - Rock School Barbey

· Tabloid John
21:30 - L' Antidote

· ROOTS OPEN BLUES Présente Blues a caballo
21:30 - Chez le Pépère

· Réouverture du Chat qui pêche - Soirée Jazz-Classique
22:00 - Le Chat Qui Pêche

· Blues Jam Session
22:00 - Le Congo Café

· Stereoheroes + Be Trash
23:55 - Le 4 sans

· Live Adiktion #3 : Session Electro - Ji-Ben Gong + V.Truder (Soundlab Crew) + DJ T2B
23:55 - B.T 59





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Le dernier numéro d'Happe:n se trouve par ici...


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  Spectacles  


La Part des Anges, rencontres chorégraphiques au Cuvier


Réunion de six artistes au féminin, six chorégraphes qui remettent en question, réfléchissent autrement autour de la thématique relative au corps, au mouvement, à sa représentation, à sa transposition au sein de l’espace chorégraphique, à son langage tant plastique que symbolique. 7èmes rencontres chorégraphiques qui se dérouleront au Cuvier de Feydeau du 20 au 29 mai prochain.

Chacune de ces femmes apportera des réponses, voire plus des interprétations et questionnements divergents, parfois contradictoires, chacune retranscrivant à sa manière, dépendamment d’une histoire, d’un ressenti, d’un vécu, leurs propres expériences sensorielles. Ces femmes, elles se nomment Louise Vanneste, Laurence Yadi, Hélène Iratchet, Rita Cioffi, Eléonore Vallène et enfin Patricia Ferrara. Toutes les six réunies par une passion ravageuse et par une soif dévorante de comprendre, d’exhiber les tâtonnements et incertitudes inhérentes à ces problématiques profondément contemporaines. Une question dans la question. Mise en abyme qui sied bien au genre féminin.

Au cours de ces 7èmes rencontres, seront dévoilés autant de créations que d’univers ayant un potentiel créatif universel, une porosité formelle et conceptuelle pourtant propice aux interprétations les plus diverses. Un évènement, une thématique, dix jours, six femmes. Pluralité oblige=. Les débats (et les yeux bien sûr) sont ouverts. Une 7ème édition qui pose moins des postulats que de réelles problématiques pertinentes, aux contours incertains. Une mobilité que l’on apprécie, qui rassure presque. Cette édition constitue un laboratoire, un interlude corporel expérimental d’une intensité viscérale extrême. Une recherche plastique perpétuelle sur le mouvement, le corps en mutation, les corps éprouvés, clivés, coupés en deux… Ecueils merveilleusement traduits sur scène notamment avec les créations « Pas de deux » de Rita Cioffi (27/05), « Lands » d’Eléonore Vallère (28 et 29/05), ou encore avec « Sie Kommen » de Louise Vanneste (28/05, programme que vous retrouverez sur notre agenda culturel).
Vous voulez danser ? N’hésitez plus l’once d’une seconde, rejoignez d’un pas chaloupé cette rencontre céleste, quasi spectrale.

La Part des Anges
Danse/ Spectacles/ Rencontres
Le Cuvier de Feydeau
Du 20 au 29 mai 2010
http://www.lecuvier.eu

D.M





Article paru le (01/05/2010) - Numéro : N°72 - Mai 2010  

Chic ! Une soirée Freaks !

Sweatlodge Labo au Bassin à Flots

Alors que le monde du cirque propose de renouveler le genre en présentant des spectacles plus contemporains, mêlant arts de la piste et scénographies résolument modernes, effets sons et lumières garantis, Sweatlodge Labo revendique son attachement à la foire d’antan.

Un retour à la piste et au chapiteau oui, un remake de ce qui a déjà été fait, non ! car l’association nantaise Sweatlodge ne se contente pas de faire du « copié-collé » et propose d’y associer le monde trépidant des raves party ! Un savant mélange qui ne vous laissera pas de marbre.

Pour deux soirées seulement, les artistes vous convient à un spectacle où le spectateur, placé au centre de la piste, devient acteur et découvre tour à tour cinq numéros soutenus par les technologies de la vie moderne : vidéo, lumière et son électro. Il déambule parmi les artistes (trapèze, marionnette, danse hip-hop, jongle et mât chinois) qui construisent leurs univers à partir de l’imagerie du monstre, des premières représentations folkloriques aux dernières mutations contemporaines. Puis le temps arrive où, après avoir côtoyé les freaks du Labo, vous serez invité à vous défouler sur les rythmes incessants de l’électro Beat Sound : retour à une énergie plus festive, explosion des tensions accumulées sur la piste de cirque !

Pour encore plus d’implication de votre part, Sweatlodge vous recommande fortement de venir déguisé : les monstres sont légions, vous n’avez que l’embarras du choix ! Voilà enfin une soirée où vos défauts seront mis en lumière, plus besoin de régime ni même d’artifices, laissez parler votre créature et le tour sera joué !

Un voyage où les frontières temporelles se dissolvent, où les coulisses s’effacent : vous faites bel et bien partie du cercle.
Ceci n’est pas un spectacle, ceci est une expérience ! Qui sait, peut-être rentrerez-vous avec une femme à barbe ?!

--------------------------> ElephantLoupiote

Si vous n’êtes toujours pas convaincus, voici deux arguments de vente :
- Le prix ! 5 euros pour la première soirée ( 3 heures de spectacle de cirque freaks, électro et décadent) et 10 euros pour la soirée déguisée, soit 7 heures de spectacle et de mix électro/techno/ funky Bass ! Si si, c’est promis !

- La vidéo ! de présentation pour un petit aperçu de ce qui vous attend :
http://www.dailymotion.com/video/x7oow2_sweatlodge-labo_creation

et le site bien sûr: http://www.sweatlodge.fr/


Quand ?
Vendredi 23 avril de 22h à 1H : « Sweatlodge labo», cirque freaks et électro
Samedi 24 avril de 23h à 6H : spectacle « Sweatlodge Labo » + mix avec Tambour Battant (Expressillon), Dj Fraxx (Manège Déjanté), Dj Redux (Expressillon/K14), Dirty Bambi (Mas I Mas) et Mr Samy (Like Dat). Soirée déguisée ! Olé !

Où ça ?
Au Bassin à Flôts, rue Lucien Faure, sous chapiteau.

Article paru le (01/04/2010) - Numéro : N°71- Avril 2010  

Philippe Genty au "Quatre Saisons"

Evènement majeur, exceptionnel, car trop systématiquement rare. Philippe Genty débarque sur Bordeaux et revient avec la création « Voyageurs Immobiles », le 2 avril, à 20h45, au Théâtre des Quatre Saisons, à Gradignan. Happe:n vous interpelle, vous dit même Attention !!!, le répète, car il ne passera qu’un bref instant, éphémère, quasiment insaisissable ; en effet, il ne restera que l’espace d’une soirée.

Philippe Genty, pour ceux qui le connaissent mal, voire pas du tout, est un grand monsieur de la marionnette française et même internationale, un illusionniste aux mains d’argent qui, avec sa Compagnie, poursuit sa démarche d’exploration d’un langage visuel, langage où la scène est le lieu de l’inconscient, d’un surmoi pantomime qui oscille perpétuellement dans un entre-deux, une charnière intérieure permanente et ravageuse. Comme le dit si justement Philippe Genty, « le libre enchaînement des scènes […] cherche en résonance avec nos paysages intérieurs, à faire émerger de nos abîmes, ces peurs, ces hontes, ces désirs refoulés… ». Autant dire que Genty nous confronte à nos démons, à nos propres avatars, tapis aux tréfonds d’un être double, nous projette un miroir dérangeant, grossissant que l’on ose difficilement affronter.

Depuis plus de 30 ans, Philippe Genty et sa compagnie se baladent sur les scènes du monde entier, se défiant des genres et des étiquettes réductrices. Il ne se situe dans aucune catégorie habituelle -et on ajouterait presque tant mieux-, se faufile, joue avec les lignes de démarcation pour créer une interface inédite de jeux, de parti-pris esthétiques. Il s’affranchit de normes qui figent l’esprit et exprime ces tensions fantasmagoriques autant à travers la danse, le théâtre, l’art de la marionnette ou encore le cirque. Philippe Genty revendique ce choix, et parle avec ironie d’ « handicap »; nous parlerons davantage d’instabilité, d’imprévisibilité qui sied bien à ce magicien protéiforme, à ce poète arpenteur.

Philippe Genty nous propose donc la création « Voyageurs Immobiles », créée déjà en 1995. Spectacle qui expose le voyage d’un personnage traversant des méandres labyrinthiques. Le parcours d’un personnage, une odyssée, une quête également où les conflits, les convulsions, les rêves, les démons intérieurs de la marionnette sont autant de dérapages chorégraphiquement et merveilleusement improvisés. Là encore, Genty nous dupe, se joue de nous, rampe, triture notre perception, notre imaginaire, le malaxe et, consciemment ou inconsciemment, on se laisse gentiment transporter. S’ensuivent alors des tableaux saisissants, des bribes visuelles inimitables, un espace, un langage inédit manipulé par un enchanteur des matières et des objets, des sujets indéniablement. Une danse à laquelle on laisse Philippe Genty nous emmener loin, très loin, trop loin presque. Avec « Voyageurs immobiles », Genty nous impressionne par son inventivité technique ainsi que son sens renouvelé de l’illusionnisme.

Oxymore désenchanté, pourtant si vrai, si justement réel que l’on a, dans les spectacles de Genty, ce désir tenace de se laisser guider par cette (dés) illusion, cette peinture spectrale d’un monde, d’hommes qui passent mais qui ne vont nul part ailleurs que vers leurs propres failles intérieures.

Un spectacle, une date, une soirée, un moment fugitif ; et si Happe: n vous en parle, ce n’est pas pour vous faire saliver, mais réellement pour en profiter, car il reste encore des places sur le site du Théâtre des Quatre Saisons, www.t4saisons.com/. Courez-y, laissez-vous manipuler par les fils indomptables du Puppet Manipulator, j’ai ainsi nommé Philippe Genty.

D.M


« Voyageurs Immobiles »
Cie Philippe Genty
2 avril à 20h45
Au Théâtre des Quatre Saisons à Gradignan
www.t4saisons.com/



Article paru le (01/04/2010) - Numéro : N°71- Avril 2010  

Casimir et Caroline

au TNBA • D'après Ödön Von Horváth/Mise en scène Emmanuel Demarcy-Mota
-sensations après avoir vu le spectacle en février-

D'abord des personnages
Entrée en scène de Caroline, quelques pas de danse calculés le long d'une transversale pour rejoindre son Casimir
L'histoire commence..Allemagne des années 30, Casimir annonce à Caroline qu'il est au chômage et anticipe le fait qu'elle le quitte. L'amour est-il plus fort que le chômage?
N e préférant pas souffrir, il anticipe et la quitte, même si elle lui assure le soutenir dans cette épreuve
On ne sait pas si elle joue de la méfiance et la jalousie de son homme, il semblerait qu'elle se perde elle-même entre ses propres désirs et celui qu'elle provoque chez la gente masculine
Casimir en personnage sensible, angoissé par son avenir, torturé par ses doutes
Entrechats de personnages qui parcourant l'espace en dansant se cherchent, en 116 scènes fragmentées cinétiques
La passion face aux attentes pressantes d'une société, les deux amoureux terminent finalement avec d'autres partenaires avec qui l'histoire semblerait plus simple...
On oscille entre des moments dramatiques où le couple est le pilier d'une histoire autour de laquelle gravitent des tableaux en parallèle et des moments de festivité et de convivialité
C'est par exemple une scène de fête foraine où les tableaux changent incessamment, où des groupes de filles et de garçons se provoquent, la fête de la bière avec ses chansons et péripéties
Au milieu de ce brouhaha
Caroline se laisse distraire et tombe sur Eugène, un homme sage qui pourrait la protéger
Puis elle rencontre de riches industriels avec qui elle pourrait imaginer une ascension sociale en échange de son corps
Succession d'images oniriques, fragments de dispute où l'un essaye de rattraper l'autre
Une construction cinématographique où les personnages s'adressent de courtes phrases, lancent en l'air des accusations ou expriment les tréfonds de leur âme par une simple expression scandée
«cela ferait hurler le ciel»
En deça des mots et des actions, apparaît le portrait d'une jeunesse en détresse face au monde contemporain, la situation de crise économique, les questions sur qu'est ce qu'être bon..la montée d'un certain totalitarisme..
Ainsi, dans une apparente simplicité, les mots raisonnent de tous leur sens et nous laissent entrevoir notre propre sensation, les rapports hommes/femmes, les illusions d'un amour et les épreuves de l'amour face aux difficultés sociales

Article paru le (01/03/2010) - Numéro : N°70 - Mars 2010  

Une danseuse japonaise et un musicien bordelais

"Radix" ou le mélange des genres
Pour ce début de décembre, Happe:n vous invite à découvrir « Radix », un spectacle né d’un métissage entre danse traditionnelle et musique contemporaine.

Naomi Mutoh, chorégraphe et interprète, digne représentante de la nouvelle génération de danseurs contemporains du Japon, nous fait découvrir le butô, danse née après le traumatisme d’ Hiroshima.
Sa chorégraphie délicate, toute en douceur et en fragilité s’adapte aux compositions de Laurent Paris, guitariste du groupe électro-rock-indus bordelais Spina qui œuvre pour une synthèse entre le son et l’image, entre l’homme et la machine.

Modernité et tradition s’accouplent durant une heure pour explorer les sensations, émotions nées d’une parenthèse entre paradis et enfer. Un parcours en dix tableaux mène le spectateur d’un extrême à l’autre, entre danse, musique, chant et images pour mieux l’interpeller sur les paradoxes auxquels nous sommes parfois confrontés.

Des chaussons de danse sur une corde de guitare rock, du velours sous un blouson de cuir noir…A Voir !

* LoupiOte *

Au Glob Théâtre
Du o2 décembre au 11 décembre 2009
69 – 77 rue Joséphine
Tram B Arrêt Les Hangars
05 56 69 06 66



Article paru le (01/12/2009) - Numéro : N°67 - Décembre 2009  

Match d'improvisation théâtrale

Le 29 novembre à 16h • La Licoeur contre LISM de Paris
Le BT 59 a accueilli le premier match d’improvisation théâtrale de la saison le 25 octobre dernier…Ne loupez pas les prochains rv tous les mois, ça tombe le dernier dimanche à 16h…Il est tout à fait possible que nous organisions prochainement un jeu-concours pour vous faire gagner des places…

La Licoeur, ligue d’improvisation théâtrale de Cambes, joue pour la 5° année et accueille plus de 300 spectateurs à chacune de ses apparitions publiques.

En fait le match d’impro c’est du gros spectacle…2 équipes de 6 joueurs s’affrontent, car la Licoeur invite à chaque fois d’autres ligues des pays francophones, orchestrées par un maître de cérémonie qui fait des ptits commentaires. Le corps arbitral est composé d’un arbitre et de deux assistants qui ont coutume de rester sérieux et que le public a coutume de contester sans arrêt pour pimenter le show. Martintouseul est souvent là pour accomplir le rôle de DJ.

Le match d’impro est véritablement calqué sur le modèle du sport, plus particulièrement le hockey sur glace, sport national au Québec, lieu d’origine de la pratique. En effet dans la mise en scène, on retrouve une patinoire au centre, et le public est installé tout autour sur des gradins…Pierre Martineau est un des premiers fondateurs de ce sport verbal, l’initiant il y a plus de 30 ans au Québec. Aujourd’hui il est complètement populaire dans ce pays et connaît de nombreuses variantes comme les petites formes dans les bars.

La particularité du spectacle réside dans le rôle du spectateur, qui se lâche complètement, pour donner son avis sur les joueurs et les impros, il participe au moyen de cartons de vote avec des points ou lance des chaussettes pour signifier son désaccord ! A la fin, un spectateur est choisi au hasard pour décerner des étoiles, qui récompensent les meilleurs joueurs.
Comme dans un match, les fautes sont règlementées et sifflées, en fonction du ‘manque d’écoute’ de la part des joueurs entre eux, de la ‘confusion’ , du ‘retard de jeu’ ou du ‘cabotinage’ (lorsqu’un joueur essaye de s’attirer les faveurs du public).
Toutes ces stimulations permettent aux équipes d’aller toujours plus loin dans leur imaginaire et de dépasser leurs limites, pour offrir aux spectateurs un show complètement divertissant et participatif.

Le spectacle, mouvementé et dynamique, drôle, bruyant et forcément toujours inattendu, dure toute l’après-midi, et les thèmes sont tirés au sort. Sur chaque carte tirée au sort on trouvera le thème de l’impro, les indications sur sa durée, les contraintes: à la manière d'auteurs littéraires (Hugo, Molière, Shakespeare...) ou cinéastes (Tarantino, Chaplin...) ou d'un style (comédie musicale, en rimes, à la façon d'un documentaire, en accéléré...); et si l’impro est « comparée » ou « mixte », c’est-à-dire si les joueurs bataillent entre eux dans l’équipe ou s’affrontent entre équipes. Puis les équipes ont seulement 20 secondes pour trouver une ligne d’action et désigner qui fait quoi…et se lancer dans le feu !

Une des comédiennes de la Licoeur nous a raconté que c’était l’éclate et on veut bien la croire, l’improvisation se révélant être un délire sur soi et avec les autres, dans la complicité et le challenge pour faire rire et suivre un filon sans arrêter le flux de la source ! En effet, les comédiens, amateurs ou confirmés, sont tous passionnés par l’impro, qui permet entre autres, grâce au ‘jeu du oui’, d’explorer son imaginaire sans se limiter et se livrer aux petites névroses personnelles du genre « mais que va-t-on penser de moi si je dis ou fais ça », en surpassant ses propres contraintes et se découvrir, développer des capacités d’écoute, en créant un rebondissement imaginatif permanent avec l’autre .

Pour découvrir le spectacle…dont vous êtes le jury,

Réservations uniquement sur : http://licoeur.com
Renseignements : 06 34 24 50 83

Dramatique Monique.


Article paru le (01/11/2009) - Numéro : N°66 - Novembre 2009  

Théâtre des Quatre Saisons...

...Zoom sur deux spectacles
Un des derniers tableaux de Botticelli « La femme abandonnée », représente une solitude absolue dans une architecture antique froide et l’évocation d’un drame sans issue…et fait penser à l’histoire de Médée…tragédie grecque d’Euripide écrite au 5° siècle av. J-C.

Médée vit un exil affectif et social après avoir été abandonnée par Jason pour la fille du roi de Créon et irrémédiablement expulsée de Corinthe. La colère la rend monstrueuse, alimentée par la soif de vengeance, elle tue la fiancée de Jason et sacrifie ses enfants…

L’héroine hors normes, déesse et sorcière, est accompagnée par neuf comédiens et musiciens pour revisiter un texte fraîchement re-traduit, musical et direct. Le personnage trouve la force de se révolter au lieu de disparaître, et se transforme progressivement sous nos yeux par l’alchimie du jeu pour explorer nos territoires d’ombre et de danger.

MÉDÉE
Euripide / Laurent Fréchuret
Jeudi 5 novembre 20h



Songes, spectacle en collaboration avec l'Opéra National de Bordeaux que nous propose également le Théâtre des Quatre Saisons, nous amène cette fois dans l'univers baroque.

Le rêve dans toutes ses dimensions, aussi bien de caractère insouciant qu' inquiétant, est mis en musique par la célèbre Compagnie des Fêtes Galantes à travers les compositeurs Lully, Charpentier, Purcell et Haendel. Ce sont des oeuvres aux couleurs contrastées qui dynamisent le temps suspendu du sommeil nous suggérant un vagabondage imaginaire. La chorégraphe Béatrice Massin, fondatrice de la Compagnie des Fêtes Galantes en 1993, met en scène neuf danseurs dont les silouhettes claires et lumineuses sont parfois habillées de grands manteaux qui se déploient, amplifiant le mouvement comme de grandes ailes, ou transformant au contraire leurs corps en d'étranges chrysalides prisonnières. Songes questionne la verticale du corps baroque et tout ce qui frémit autour d'elle.

C'est donc un rêve collectif qui est inventé... un rêve baroque d'aujourd'hui, aux facettes changeantes, qui nous invite à remettre en jeu nos perceptions.

SONGES
Béatrice Massin/Cie Les Fêtes Galantes
Lundi 30 Novembre 20h45
Mardi 1er Décembre 20h45

Article paru le (01/11/2009) - Numéro : N°66 - Novembre 2009  

LE PRINTEMPS+ AMOUR = THEATRE

Deux spectacles qui parlent de...ça
Akasha Studio Théâtre accueille au mois de Mars deux spectacles qui se suivent (et vous poursuivrons on l’espère !)

"Je m'appelle Rémi" de et par Rémi Labrouche,

"La dispute" de Marivaux, jouée et adaptée par Laure Bezolles le 13, 14 et 15 mars .


« Je m’appelle Rémi », solo pour un comédien, a été crée en 2003 dans les ateliers de « Temps d’M-espace pour l’acteur ». La mise en scène est de Luc Faugère, Denis Fabre et Eve Martin s’y sont associés pour la direction d’acteur.

C’est le concerto d’un jeune homme sans colère…« Rémi ne rêve plus, aujourd’hui il est amoureux: il a rencontré pour la première fois sa « Princesse ». Il brave toutes les aventures, retrouve les rivaux des contes qui se sont incrustés dans sa réalité…La Princesse n’attend pas patiemment que le Prince l’embrasse: femme de son temps, libre, indépendante, elle combat aussi pour avoir ce qu’elle souhaite. »

L’acteur y montre avec une écriture et un regard personnel plusieurs fragments d’humanité : tour à tour conteur, chevalier, prince, princesse, gentil, méchant, beau, laid, cruel, naif…il nous fait passer d’un personnage à l’autre avec brio, en nous désarçonnant avec légèreté.


« La dispute », crée en 2006, performance d’actrice car prise à bras le corps par une seule comédienne, a été mis en scène par Luc Faugère, auquel se sont associés Damien Péguet et Benjamin Georges pour la direction d’actrice.
« Qui de l’homme ou de la femme a commis la première inconstance ou la première infidélité en amour ? » ( «Qui peut me répondre ? »…)
Tantôt jeune fille ou jeune garçon, homme ou femme, nourrice…la jeune femme raconte…réveille la dispute…et s’en amuse, farce pour raconter les jeux de séduction…où s’expriment et bataillent les désirs, la sensualité, la jalousie, la colère et autres « et-mois »…

Deux spectacles drôles et frais joués par deux conteurs burlesques, loins des poncifs du mélodrame contemporain, qui arrivent avec le printemps pour raconter l’amour…

Pour en devenir le public complice… ? Prendre le tram B, aux Quinconces par exemple, descendre à l’arrêt « les Hangars », marcher tout droit environ deux minutes, et la première à gauche, prendre le cours Edouard Vaillant, jusqu’au numéro 71 !

( 21h pour le vendredi et le samedi, 16 h pour le dimanche)

Un lien très utile…pour découvrir ou re-découvrir un lieu incontournable de représentation de spectacles contemporains, de création, de production et de formation en théâtre amateur et professionnel :


http://theatretempsdm.over-blog.com

Article paru le (01/03/2009) - Numéro : N° 59 - Mars 2009  

Mon cadavre sera piégé

Pierre Desproges / Julia Vidit
"Mon cadavre sera piégé" est un montage de textes de Pierre Desproges, choisis par deux jeunes artistes, Julia Vidit et Emmanuel Matte, qui les incarnent dans un grand monologue de misanthrope. 2008 étant l’année du 20e anniversaire de la disparition de Pierre Desproges, ce spectacle nous invite à redécouvrir ses textes vifs et acérés.

Un homme d’âge mûr se sent vieillir : "l’âge mûr précède l’âge pourri". Il s’interroge : la mort est inévitable, la vie est courte, pourquoi alors agissons-nous de façon absurde ?
Ce questionnement fait de lui un misanthrope et définit ainsi l’objet de sa haine: la connerie des hommes. Celle des autres et la sienne. Il s’agit de créer, grâce à l’écriture théâtrale de Desproges, la figure d’un Alceste moderne.

Les textes de Desproges sont un formidable terrain de jeu pour l’acteur. Ses mots sont une véritable matière, son écriture coupe, perce, scie, visse, enfonce le clou.

Emmanuel Matte a étudié le théâtre au Conservatoire National de Région d’Amiens, à l’École des Arts du Cirque et de la Rue, à l’École de Mime Dramatique Corporel d’Etienne Decroux, puis à l’École Internationale de Théâtre Jacques Lecoq. Il a effectué de nombreux ateliers de recherche sur le clown, la comedia dell’arte et la tragédie. Il a travaillé avec Edward Bond sur l’objet caché.

Julia Vidit a suivi une formation de danse classique et de musique au Conservatoire Régional de Lorraine à Metz. Après une formation au Théâtre du Passage, école dirigée par Niels Arestrup, elle est entrée au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique dans les classes de Catherine Hiégel et Dominique Valadié, où elle a travaillé notamment avec Alain Françon, Jean Paul Wensel, Denis Podalydès.


Un seule représentation, le mercredi 12 Novembre à 20h45 au Théâtre des 4 Saisons à Gradignan - 12 à 18€

Article paru le (01/11/2008) - Numéro : N° 57 - Novembre 2008  

Le Cube, une nouvelle scène dans la CUB

Moins pharaonique et moins commerciale que le futur "Arena", une nouvelle salle de spectacle à taille humaine (avec gradins rétractables et différentes configurations, pouvant accueillir jusqu'à 1500 personnes) a vu le jour à Villenave d'Ornon.
Cet équipement dédié aux spectacles vivants permettra donc de programmer aussi de vraies têtes d'affiche. Il vient compléter la récente Maison des Arts Vivants et le vieux théâtre Méliès, dans le cadre d'une politique culturelle municipale dont l'ambition est à souligner par les temps qui courent.
Ainsi, ses objectifs sont de diversifier les lieux pour être au plus près des publics et, surtout, soutenir la création via le pré-achat, la coproduction, ou encore l'accueil de groupes et de compagnies en résidence.

Inauguration le 2 octobre, avec La rue Bignol (chanson festive) à 21 h - Entrée libre

Le 3 à 21 h, Manu Dibango "invite Sidney Bechet en Afrique" - 17 / 12 euros

Le 4 à 20 h 30, "Le Grand Restaurant" de la Cie Bougrelas vous propose sa dégustation d'improvisations théâtrales pour 5 euros

De quoi nous mettre en appétit !

Article paru le (01/10/2008) - Numéro : N° 56 - Octobre 2008  

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