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Vendredi···[ 10/09/2010]

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09:00 - galerie Kuryos

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10:00 - F.R.A.C Aquitaine

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10:00 - Bibliothèque Municipale de Bordeaux

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10:00 - Arc en rêve, centre d'architecture

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10:00 - Musée National des Douanes

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11:00 - CAPC (Musée d'Art Contemporain)

· Mémoires d'Estuaires / Pierre Bidart et Jean-Christophe Garcia
11:00 - Arrêt sur l'Image

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13:00 - Le 308-maison de l’architecture

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14:00 - La Morue Noire

· Exposition "BOUDDHA LA PAIX" de MA TSE-LIN
14:00 - 22 Rive Gauche

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14:00 - Site des Terres Neuves

· EVENEMENT / GRAND PARC EN FÊTE
15:00 - Le Grand Parc

· Hervé Le Treut Nouveau climat sur la Terre : comprendre, prédire, réagir
18:00 - Mollat

· Vernissage du SALON DE LIBRE EXPRESSION ARTISTIQUE
19:00 - Bègles

· Vernissage de l'exposition "HYPERBEAU" de Max Boufathal et Claire Soubrier
19:00 - Galerie Tinbox

· Annita Babyface and the Tasty Poneys + Tiny Terrors + W-Mute + Zooplancton
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21:00 - Amadeus Song

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21:00 - Rock School Barbey

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  Artistes  


Promenons-nous dans les bois avec Pauline Automatique

Pour cette rentrée culturelle, Happe :n est tombé sous le charme. Si si ! Promis vous n’allez pas être déçus.
Happe :n a offert ses pages pour que vous vous délectiez de la touche d’une véritable artiste. Vous pourriez la croiser vers le Saint-Ex ou bien encore autour de la mauvaise réputation. Si ce n’est pas le cas et que vous ne l’a connaissez pas encore, retenez bien son nom, il s’agit de Pauline Automatique.

Tout commence par une journée d’octobre comme on les connaît si bien, Pauline est alors âgée de 10 ans. Organisatrice d’une soirée Halloween dans son quartier, elle s’initie aux joies du gribouillage sur papier. Un déclic se produit et un rêve prend forme. Mesdames et messieurs, une jeune graphiste est née…Plusieurs années s’écoulent, le graphisme s’impose avec évidence et Pauline ne cesse de développer ses multiples talents.

Passionnée par le dessin, la peinture et le graphisme, elle se dirige vers une formation artistique à l’école tant reconnue et réputée, Créa’sud à Bordeaux. De part les enseignements prodigués en design industriel, graphisme et en architecture, elle acquiert des compétences en matière technique. Sa première année de BTS Communication Visuelle en poche et un pseudo bien trouvé, elle se lance en freelance.
A côte de cela, sa passion, son influence pour la musique s’intensifie. Déjà ancrée dans le milieu underground bordelais avec ferveur et attachement, elle trouve alors le moyen de concilier ses deux passions. C’est en octobre 2008 (à croire que le mois d’Octobre lui porte chance…) qu’elle co-fonde avec une bande d’amis l’association « Let’s panic later ». Cette association met en valeur la création musicale et promeut des groupes et des labels indépendants étrangers non connus de la stratosphère bordelaise. Orientée rock/electro, elle fait émerger la scène rock bordelaise.

Son rêve de gosse prend alors une autre dimension, il devient réalité et vie quotidienne même.

Petit bout de femme aux élans dynamiques, Pauline nous trouble de part sa sensibilité graphique et son doigté virtuose. Elle travaille au coup de cœur, au déclic en lien à un instant sonore ou visuel. Un travail qui est en perpétuelle mouvance, qui ne cesse d’interagir avec ses humeurs et ses envies. Une superposition d’éléments qui n’ont aucun lien mais mis ensemble donne une image en parfaite harmonie.

Sous ses airs de jeune femme posée et modèle se cache un petit diablotin acharné de travail, allant jusqu’au bout des choses, brouillant les pistes, créant des mondes, des univers tant colorés que mystérieux. Une originalité et une spontanéité sans prétention. Ambitieuse, perfectionniste et pleine de vie, elle nous bouscule, nous illumine par sa joie de vivre et nous invite à sortir des carcans traditionnels. Elle nous enrobe de sa pâte si reconnaissable, nous fait lâcher-prise. Elle subtilise, détourne des techniques telles que la photographie (polaroïds), elle capte l’instant, elle colle, assemble, malaxe, allie, triture son claque de Photoshop, son papier glacé, son parchemin recyclé ; elle nous rend nostalgique avec ses gommettes multicolores qui donne du cachet à son travail et elle nous imbibe de ses dentelles graphiques fragiles. Tout est symbiose, elle bouleverse notre inconscient en travaillant l’expérience, l’immatériel.

Ce que l’on perçoit de son travail n’est que la phase émergée, alors laissez-vous guider par ses petites touches colorés, par cette pixellisation pointilliste, par ce sous-bois profond qui ne cesse de vous surprendre à chaque contemplation. Pauline automatique vous emmène dans une réalité transformée par ses soins.
Entre légèreté, finesse, émotion et subtilité elle nous plonge dans des profondeurs insoupçonnées, elle torture nos sens exaltés. Elle est une artiste authentique, qui ne triche pas. Elle froisse, subtilise, détourne les codes pour créer du bruit, une poussière mélodieuse qui nous berce.

Epanouie, on ne peut que lui souhaiter bonheur et enrichissement professionnel. A quand une prochaine collaboration ? En attendant, et à titre de conseil de perdez pas de vue ce petit écrin qu’est le travail de Pauline Automatique.
Prochain rendez-vous graphique avec Pauline : la pochette du premier album des Crâne Angels !!!

Bonne délectation !


http://www.pauline-automatique.com/
http://www.myspace.com/letspaniclater

Teaser du mois de septembre : http://vimeo.com/14478489
M"B"

Article paru le (01/09/2010) - Numéro : N°75 - Septembre 2010  

Pazun'Ko Peyk: la révélation de l'été 2010

Découverts au festival Musik à Pile en juin dernier, les Pazun Ko' Peyk nous ont accordé une interview.

1- Le festival et vous?

Qu'attendiez-vous d'un tel festival ?

Déjà, dans un premier temps, des contacts mais rien de spécial en plus si ce n'est s'amuser. Musik à Pile est un festival très enrichissant car il nous a permis de faire venir d'autres musiciens hors Pazun Ko' Peyk. L'attente était alors plus vis-à-vis de nous. De plus, il s'agissait de notre premier gros festival (sur 5 jours) et cela nous a permis de nous tester sur l'endurance.

Pour ceux qui n'étaient pas présent au festival : En quoi consistaient vos présentations ? Animations ?

Cela dépendait des jours. Le mercredi soir, il y avait une soirée chez l'habitant, et nous étions les bonus de la soirée. Cela nous a permis de nous faire connaître pour la suite du festival. Ensuite, le jeudi soir, on a vraiment fait le concert Pazun Ko' Peyk au bar Le Saint-Denis. Le vendredi, nous étions sur le site du festival ainsi que le samedi. Il s'agissait des moments où il y avait le plus de monde autour de nous. Nous avons joué aussi dans les commerces de Saint-Denis de Pile durant 1h30 et l'après-midi, nous avons joué à la MAS, Maison d'Accueil Spécialisée. C'est à ce moment là qu'on a adapté nos morceaux au vue d'un public spécifique. On a joué des morceaux pour lesquels il était plus facile pour eux de participer, donc peu de morceaux rapides. Et tout cela de notre propre initiative, on avait déjà prévu le programme, le choix des morceaux était délibéré.

Pazun Ko' Peyk est un groupe musical qui fait partie d'une association qui a animé notamment La Dibiterie pendant un certain temps. Nous sommes une vingtaine de musiciens. Nous avons un répertoire traditionnel et nous avons pioché dans ce répertoire là mais également dans nos propres compositions. Il faut, dans ce genre de cas, calibrer et calculer. D'autant plus qu'on nous a laissés libres dans le choix des morceaux et du programme sans pour autant être laissés dans la nature car des personnes étaient présentes tous les jours pour nous aider, nous épauler et nous suivre. On était autonome, on a géré comme on le souhaitait. Grosse surprise des organisateurs.

Comment avez-vous connus le MKP ?

En fait, quelqu'un de notre groupe connaissait une des bénévoles du festival et cette personne en a parlé aux programmateurs. Cela c'est fait l'année d'après, très limpidement. Le directeur est venu alors nous voir jouer à la Dibiterie avec le collectif et il a dit Banco mais seulement si on étoffait un peu le groupe de 2 ou 3 autres musiciens. Le réseau et le relationnel ont bien fonctionné. Du coup, grâce à ce festival on a acquis une certaine visibilité dans Bordeaux et aux alentours. Nous étions les petites stars de Saint-Denis !! Régionalement parlant, cela fait deux ans que le groupe existe, mais pendant ce laps de temps là, on a fait un gros travail de composition, cela nous a pris énormément de temps. On a eu la chance de pouvoir jouer directement à la Dibiterie donc nous avons été formés assez rapidement. On a pas mal tourné dans la région et maintenant nous en sommes au stade d'essayer de nous consolider un peu plus. Le festival nous a permis d'avoir une plus grande confiance en nous. Et, on ne voit pas forcément les choses de la même manière qu'un groupe qui fait un autre style de musique. Nous on est plus dans le traditionnel et on n'a pas les mêmes aspirations, le côté humain prime. Il est important pour nous de rencontrer des gens qui ont ces mêmes aspirations.

Qu'avez-vous pensé du festival en général ?

Très bon festival. On a même été surpris de la bonne réaction des gens. Maintenant on sait vraiment que nos compositions plaisent. Et cela a été même plus loin que la simple découverte, il y a des gens qui nous ont dit qu'ils étaient venus rien que pour nous. On commence à se rendre compte qu'il y a des gens qui nous suivent de près. On a été très bien accueillis.


2-Le groupe

Qui êtes-vous ? L'âge moyen ? Qui fait quoi ? D'où venez-vous ?

Déjà, on a un guitariste, Micky qui fait de la guitare et du banjo. Il s'agit du premier musicien qui est entré dans le cadre de la formation du projet et c'est avec lui qu'est né le groupe Pazun Ko' Peyk. Nous étions 3 à l'origine, Micky, Cécile et Guillaume. Tout est parti du fait que Guillaume, voulait se détacher du swing manouche et du groupe qu'il avait créé à Limoges. Mais on se rend bien vite compte que dans la tête des gens, Pazun Ko' Peyk est un groupe de jazz manouche or ce n'est pas ça. On tend plus vers de la musique tzigane, musique traditionnel swing, musique de l'est.

Ensuite, Ludo, notre accordéoniste, Mike qui joue de la contrebasse et des instruments traditionnels, Cécile qui joue du saxophone et enfin Guillaume au chant, au violon alto et au bouzouki.

La moyenne d'âge est environ de 25 ans donc un groupe jeune et dynamique. Cela fait un an que nous sommes cinq et tout le monde est au même niveau. On compose ensemble, on re-orchestre les morceaux ensemble, on est un groupe soudé. Le groupe a considérablement évolué par rapport au tout début lorsqu'on était trois.

Pourquoi Pazun Ko Peyk ? A quoi cela correspond ?

Micky est à l'initiative de ce nom de groupe. En fait tout vient du contexte dans lequel le groupe a été crée et de l'histoire qui tourne autour. Il s'agit d'un groupe musical qui emmène le public au Slavalgar. Le titre de notre spectacle est « Les naufragés du Slavalgar » et le nom de l'association est le collectif du Slavalgar. Et au Slavalgar, les musiciens sont appelés les « Pazun »et Peyk signifie une cérémonie de lune. A la nouvelle lune, les gens se rassemblent pour faire la fête et font des échanges. Évidemment, il y a le jeu de mot « pas un kopek », il s'agissait de l'idée première mais on a voulu lui donner un sens plus symbolique, plus différent. On a créé à partir de là toute une histoire, et chaque morceau est lié au Slavalgar. Certaines ont été composé là-bas et d'autres sont plus traditionnelles. Il suffit donc d'y croire. On jongle entre nos aventures là-bas et les traditions.

Le slavalgar ? Qu'est ce que c'est ?

Le Slavalgar est un pays imaginaire. Un monde inventé. On a même été jusqu'à inventer notre propre langue. On chante en slavar. Et cela participe vraiment au côté identitaire du groupe.

Le collectif slavalgar est-il complémentaire ou inhérent au groupe ?

C'est le groupe qui est à l'origine du collectif. Il s'agit d'une association qui nous sert de cadre légal, pour que l'on puisse se produire en toute légalité. Tout s'est enchainé par la suite, le patron de La Dibiterie nous a proposé une date par mois, puis 2….Dans ce sens, nous avons adapté un autre projet pour éviter les redites. On a assuré à la Dibiterie deux concerts par mois et du coup le collectif nous a aidés à réunir des musiciens venus d'ailleurs et rencontrés avant pour créer des concerts aux élans plus populaires, traditionnels, du type de ce que l'on peut voir dans les films d'Emir Kusturica par exemple.

L'objet de l'association étant de développer la musique tzigane. De part ce collectif, on développe des ateliers musicaux, de pratique, des interventions culturelles pour les adultes et les jeunes de tous niveaux. L'idée c'est un lieu et un laps de temps (le plus souvent sur un an). Le principe est de travailler sur des thèmes tels que la Roumanie ou les fanfares et de faire découvrir via ses thèmes spécifiques la musique tzigane. On a axé notre travail sur la découverte. Et grâce à cela nous avons créés presque une soixantaine de morceaux. Aujourd'hui, le collectif regroupe une quinzaine de personnes qui sont le noyau dur mais c'est un peu éphémère. Ça va, ça vient ! Le collectif marche bien et il nous permet d'avoir plus de plans concerts et événements dans la région.

Le côté associatif est vraiment très récent pour nous. Au début il s'agissait d'une association purement administrative et on s'est rendu compte qu'il y avait un créneau, qu'il y a avait quelque chose à faire. Et maintenant l'association est présentée comme polyvalente et proposant plusieurs projets. Le but étant, à terme de pouvoir en vivre et avoir un public qui nous suit. Mais avant cela il y a un gros travail de sensibilisation. Les gens ne connaissent pas la musique tzigane. On a eu la chance de partir en Roumanie l'an passé et d'être au contact des gitans pendant un petit moment. On a vécu un réel moment de transmission et de partage et c'est quelque chose que progressivement on aimerait inclure dans le groupe Pazun Ko' Peyk.

Pourquoi les naufragés de slavagar ?

Le début du conte c'est notre naufrage au Slavalgar. Nos premières aventures commencent par ce naufrage. Pour ce qui est du spectacle en lui-même, on veut faire évoluer l'histoire et dès qu'il y a un nouveau morceau l'histoire continue. Cela nous permet, selon le moment et le lieu où on va jouer de raconter l'histoire que l'on veut. Ce qui donne un spectacle différent à chaque fois.

Vos influences ?

Cela varie vraiment par rapport aux personnes du groupe mais on s'oriente plus vers la musique hongroise, russe, des Balkans, de la Macédoine et vers la musique orientale aussi. Nous sommes plongés dans ses influences de musiques tziganes, des Balkans depuis environ deux ans.

Autodidacte ou de formation de musicien ?

Cela dépend des musiciens, certains on fait le conservatoire plus jeune, certains viennent d'univers différents comme le théâtre et ont donc appris la musique sur le terrain, plutôt autodidactes dans ce cas. Et à coté de cela on essaye d'aller en Roumanie pour se former.

Compositions personnelles ou reprises traditionnelles ?

Les deux. Dans le spectacle on ne fait pas de reprises, il s'agit que de nos compositions. On tient les deux heures de concerts facile….Des traditionnelles, on en joue une cinquantaine que l'on présente plus avec le Collectif ou dans le cadre du MKP par exemple, où il faut tenir le fil rouge.

Une chanson qui vous tient à cœur ? Pourquoi ?

Non, toutes car c'est l'histoire qui prévaut. Mais les dernières compositions sont symboliques dans le sens où on perçoit l'évolution faite jusque là. Les morceaux s'affinent, les couleurs sont plus visibles.

Qu'est ce que vos faisiez avant le groupe ? Et maintenant vous en vivez ?

Personne n'en vit encore aujourd'hui. On a tous envie…Certains travaillent à côté, d'autres sont étudiants mais personne n'est intermittent, l'occasion ne s'est pas présentée. Mais on se souhaite d'y parvenir l'année prochaine, avec tous les projets en cours, il n'y a pas de raison.


3- Passé, présent, futur ?

Projet de disque ?

Oui, c'est notre prochain projet. On recherche un studio et un ingénieur son qui nous suivrait lors de nos tournées pour nos concerts amplifiés.

Votre meilleur souvenir ?

Tout est souvenir. On est tous amis. Nous sommes un groupe très soudé. Des bons moments y'en a beaucoup. Pazun Ko' Peyk c'est avant tout une famille pour nous. Mais un qui nous a tous marqués, c'est lors du festival Musik à Pile, le moment où le concert de Luke a commencé et que les techniciens ont éteint la lumière. Nous avons donc dû cesser de jouer mais les gens essayaient de faire un maximum de bruit pour que l'on puisse continuer à jouer. Nous avons été tous très fiers.

Le plus bel échec ?

Oh si ! On est monté à Paris faire un tremplin. On a été très mal reçus, et en plus on s'est retrouvé seuls car tous les groupes s'étaient désistés avant. On a dépensé 700 euros pour gagner d'avance. Très mauvaise expérience mais quel bel échec !


4- Bordeaux et vous ?

Comment arrivez-vous à vous faire une place sur Bordeaux ? Quelle place pour vous dans un milieu « underground », rock ?

Dans un premier temps, il a fallu que l'on se démarque des autres groupes de ce style sur Bordeaux, tels que « Les gosses de la rue » qui sont tout de même établi, qui joue depuis un certain temps déjà, très régulièrement. Il s'agit de jazz manouche mais les gens font souvent l'amalgame. Donc dans un second temps, il faut différencier les deux. On a essayé des créer des choses plus originales, plutôt que d'essayer de faire des dates partout ou de jouer des classiques que tout le monde connait et rejoue. Il fallait se créer une identité et se démarquer avant toute chose. On souhaite éduquer le public bordelais. La difficulté à Bordeaux c'est qu'il n'y a aucun lieu pour nous pour pouvoir se produire. Il y a une mauvaise visibilité pour le moment sur Bordeaux d'où le fait que les associations peuvent prendre un peu le relais et essayer par des actions comme les interventions dans les écoles de commencer à prendre le public très jeune. On prend ce qu'on nous donne…On pourra créer nos événements quand on pourra….

Et c'est vrai qu'au vu du public qui est plutôt rock à Bordeaux, il est difficile pour nous de se présenter mais on a eu la chance de pouvoir jouer à la Dibiterie et c'est pour cela qu'on continue.

Mais on arrive à être visible, malgré ces difficultés. Pourtant dans notre style on est suffisamment peu nombreux pour ne pas se marcher dessus et on peut collaborer sans aucun problème contrairement au jazz manouche. On commence à crée des collaborations notamment avec la mairie de Mérignac. Et tout cela s'est construit au cours de cette année, donc très rapidement.

Qu'est ce qu'on peut vous souhaiter ?

Que l'on puisse continuer à faire notre chemin. On ne cherche pas la grande célébrité mais simplement être reconnu pour ce que l'on fait. Donner du plaisir aux gens, créer du partage et des échanges. On recherche avant tout l'aventure humaine. A côté de cela, on cherche un musicien, un soufflant…..ou un petit percussionniste…. A toutes fins utiles….



Happe:n vous invite à aller les applaudir à la M.A.C de Pessac le 24 septembre prochain à 21 h et en plus c'est gratuit !



Propos recueillis par M"B" et Romanenvole







Article paru le (01/09/2010) - Numéro : N°75 - Septembre 2010  

WHO THE FUCK IS CRYRS ?

Tandis que les «investigations picturales» de Chloé Royac, diplômée de philosophie, se portaient sur la représentation de Vestales, Renaud Subra, diplômé des Beaux-Arts, assistait les grands noms de la photographie tels que Jean-Baptiste Mondino, Bettina Rheims ou Ellen von Unwerth. De leur rencontre en 2005 est né CRYRS, sigle-amalgame de leurs noms respectifs duquel ils signent leurs créations.

Tous deux très attachés aux codes de représentation, notamment religieuse, qui ré-interrogent sans cesse l’Esthétique, ils s’attardent à créer un lien comique, subversif et dérangeant à la jonction de la photographie et de la peinture. Leur traitement oscille entre un classicisme rigoureux et une sauvagerie rock’n’roll fondée sur des thèmes tels que l’absurde et la cruauté dont ils ne peuvent se défaire.

Ainsi capturent-ils des mythes et des songes délirants avant de les geler à la porte de l'objectif. Leurs compositions baroques mettent en scène des saints la braguette ouverte et des vierges au rouge à lèvre étalé. Entre deux jouets cassés, un animal empaillé et un légume fluorescent, jaillit une figure effritée et fière, comme épuisée par son conte de fée. Sous une gouttière, au sol, entre les ruines, le cul à l'air, leurs personnages et leurs fantômes pausent avec leurs ailes et leurs grigris comme des mannequins dévastés. La parabole n'en dit pas plus : elle s'exhibe entre les rideaux, dans les dorures du cadre, silencieuse et provocatrice. Criardes ou feutrées, les couleurs se rient du pinceau qui semble les avoir déposées tandis que les accessoires sont agencées comme autant de restes de l'existence de Dieu. Les prophètes au centre de l'image, sous leurs déguisements, laissent traîner des lambeaux de cynisme qui prennent feu au contact des bougies ou s'éclipsent entre les fissures des murs avant de pourrir sous la fougère de la forêt. Puisse l'esprit qui les contemple être tordu par le temps...

CRYRS ont photographié les talents émergents de la scène rock française (The Garçon, Birdy Hunt, Françoise...) et internationale (Friken Hecks) avant de réaliser la pochette d’album du groupe «Rock & Roll» sortie et censurée aux USA en 2007, précédemment shootés par Karl Lagerfeld et pour Zadig & Voltaire.

En 2007 ils sont remarqués par EPSON qui les soutiendra intégralement en les dotant de tirages grand formats en Digigraphie© pour leur première exposition personnelle chez Kim Rebholz, rue de Verneuil à Paris.

En 2009 ils sont sélectionnés pour participer à l’exposition l’Art est Ouvert au château de Monbazillac. Ils installent dans la “salle des fêtes” du château une chapelle bon marché qui manquait cruellement sur les lieux. En pillant les mythes, ils y retracent une autobiographie “fausse-semblante” entre bon et mauvais goût.

En 2010, suite à l’acquisition par le FDAC Périgord de leur œuvre La Bénédiction de Jacob, ils sont exposés au centre culturel François Mittérand à Périgueux.

Ils font ensuite un crochet pour repeindre Happe:n et sous la forme d'une parodie des Ménines font leur autoportrait dans lequel plusieurs de leurs œuvres passées font la révérence à l'infante de l'art contemporain local.

Enfin du 3 au 8 juillet, il seront exposés au château d'Excideuil et présenteront ECCE HOMO, un drame en trois tableaux et intermèdes sur le thème de l'animal et du divertissement, composé de vidéos et poèmes lus par une voix de synthèse, de toiles photographiques, et de « skulltures » : sculptures squelettiques... Pour en avoir un avant-goût glissez vers le trailer http://www.cryrs.com/ecce_homo.html ou vers leur manifeste ci-dessous:


" Trois ans.
Déportés volontaires dans une maison érigée en colonne de Saint Siméon le Stylite, nous nous sommes soumis à l’expérience de l’ennui comme principe de sociabilité.
Cet ermitage a donné lieu à des mutations profondes qui n’étaient tran­scriptibles qu’à travers la complémentarité de la narration et de l’image en mouvement - qui paradoxalement retranscrivait au mieux l’immuabilité de cet environnement éprouvé à tous points de vue.

Oscillant entre la conviction Pascalienne d’un nécessaire retranchement pour tirer profit de la souffrance générée par la fondamentale question de l’Etre, nous en avons banni le divertissement : la course au bonheur était donc im­possible.
Oscillant entre cette conviction Pascalienne au rythme du pendule de Scho­penhauer nous avons éprouvé le temps de l’homme-animal que nous ne som­mes plus, le temps d’une souffrance sans prompte satisfaction. Une troisième voie pourtant se dessinait : la vie contemplative.

Toutefois, nous questionnons une issue possible à l’aporie dans laquelle nous nous trouvons en envisageant le support multi médiatique du divertissement comme générateur de la question ontologique à son tour. Le pathos de la variété française qui confine au Sublime propose une ontologie de masse et interroge l’Etre au monde. Les “sans métaphysique” en défendraient donc une, sans se retourner néanmoins.

C’est à travers la diffusion à grande échelle d’images absurdes, en ce qu’elles diffèrent radicalement d’avec les grandes oeuvres d’avant l’ère de l’Homme Moderne, qui faisaient cas du beau- et avec elles de leur esthétique de la Laideur -non pas du laid bien réalisé présent au fil de l’histoire de l’art mais du laid idéalisé et promu comme principe de beauté- que le divertissement saura nous faire apprécier la condition de bête.

Ecce homo présente donc une mise en perspective d’éléments biographiques de ces trois dernières années, de variété, de narration poétique et d’images de masse pour donner lieu à une suggestion métaphysique décloisonnée et défenestrée. Exilée.

La pièce vidéo jouxte l’univers du théâtre où un drame vécu se joue ici en plusieurs actes. La narration sous formes de stances déshumanise le narrateur grâce à une voix de synthèse et donne à entendre la poésie comme une chan­son populaire dont on ne retient que l’air sans connaître les paroles -qui de ce fait sont interchangeables et gagnent la conquête de l’universel.
Le drame particulier s’en est allé avec...
En troupeau donc. Remercier la Bête qui a suscité cette réflexion et diminué la souffrance à travers notre contemplation émue et nouvelle chaque jour.

Ecce homo est le Testament, l’Alliance au sens premier du terme, laissé à cette terre qu’aujourd’hui nous quittons et que nous signons.
L’hommage aussi à l’humanité que nous avons perdue plus qu’elle n’a su nous perdre.

A Dieu, veaux, vaches, cochons, Werther."

CRYRS

Article paru le (01/07/2010) - Numéro : N°74 - Juillet-Août 2010  

L'artiste du mois: Damien Nicolas

Entretien avec un graffeur !
Ce mois-ci, l’équipe d’Happe:n prend une direction plus urbaine et subversive, le graphiste du mois sera graffeur ou ne sera pas. On a donc rencontré Damien Nicolas, et nous lui avons posé quelques questions suite à la réalisation de la charte, de la carte et de l’affiche du mois de juin…

Happe :n : Peut être une énième interview pour toi, ça fait quoi d’être une star ?
Damien : Non, non, en fait c’est ma première, j’en avais déjà eu quelques petits passages dans des magazines mais ce n’était pas des vraies interviews.

H : On va commencer par parler de toi et rien que de toi : qui es-tu ?
D : Alors je suis graffeur, je m’appelle Damien Nicolas, je suis né en décembre 1986 à Bordeaux. Je suis peintre, je fais des décos, aussi bien pour des particuliers que pour des entreprises.
H: Quand as-tu découvert tes talents de « barbouilleur » de papier ?
D : En fait, quand j’étais tout petit, vers mes 8 ans, je me rappelle les trajets sur la rocade avec mes parents, et je voyais des tags partout mais je comprenais pas vraiment ce que c’était. Je trouvais ça cool, alors je prenais mon petit appareil jetable et je les prenais en photo. Je dessinais beaucoup aussi chez moi.
H: Des tags ?
D : Oui, direct. J’ai fait un peu de mangas aussi, mais j’ai vite compris que c’était le graff qui me plaisait. Quand j’étais au collège, j’ai rencontré des types qui « posaient » déjà depuis un moment, ils m’ont expliqué comment ça marchait, et c’est comme ça que c’est parti. J’ai commencé avec des petits feutres et tout s’est enchainé.
H: Et depuis c’est ta passion ….
D : C’est même plus que ça, c’est mon mode de vie. Tous les jours, je vais peindre.
H: Pourquoi « Bros » comme blaz au fait ? Un lien avec le fameux Mario ? Ça fait longtemps que t’as choisi ce nom ?
D : A cause de la moustache…. J’ai l’habitude d’en avoir une. Je change de blaz tous les deux ou trois ans normalement, depuis une dizaine d’années. J’ai choisi Bros en 2007 et je compte bien le garder encore un peu.
H: Au choix :Bombe, crayon, pinceau ou souris ?
D : Bombe, sans hésitation. Fatcup aussi. (Happe :n s’interroge sur ce mot inconnu…) Fatcup, c’est juste la taille du capuchon, c’est ce qui permet de faire des très gros traits et de remplir un maximum de surface rapidement. Tu as aussi le skinny, l’ultra-skinny qui font des traits beaucoup plus fins.
H: Et le tout sur mobilier, toile ou mur ?
D: Murs…. (Aucune hésitation…)

H: Maintenant, voyons un peu le côté formation. T’as suivi des études en accord avec ta passion ?
D : Quand j’ai pu choisir ma voie, j’ai intégré une école de graphisme. Ça m’a pas mal apporté niveau dessin et en technique surtout comme l’infographie. Par contre, rien vis-à-vis du graffiti. Pas besoin de savoir dessiner pour être un bon graffeur. Ce n’est pas une question de dessin, c’est aussi une question de psychologie.

H: Quand est ce que tu t’es lancé en freelance ?
D : J’ai fini mon école de graphisme en 2007, j’ai fait des petits boulots à droite et à gauche, puis j’ai pris un statut d’auto-entrepreneur en octobre 2009.

H: La petite histoire de ton premier projet en freelance….
D : Alors….C’était à Mérignac, l’été dernier, pour un centre social. J’ai réalisé, avec les enfants du centre, une fresque sur le thème des petits monstres. C’était un bon premier projet.
H: et ton premier projet à toi ? Ton premier graff ?
D : Oh, celui-là je ne m’en souviens pas c’était il y a trop longtemps ! Je me souviens par contre, d’être allé poser avec des amis sur un terrain au Bouscat en 2004. On devait réaliser une fresque à thème. Malheureusement, le terrain a été reconstruit, on ne peut plus la voir aujourd’hui.
H: T’as des potes avec qui tu bosses ? Des affinités avec des groupes de graffeurs ?
D : Il y a les 3GC, c’est un groupe qui vient de la Réunion. Les 3PM, le premier groupe que j’ai intégré en 2003-2004. Il y a aussi les QG, qui sont le groupe du Grand Parc.
H : T’as des projets particuliers avec des graffeurs lancés en freelance, comme toi ?
D : D’ici au mois prochain, je travaille avec Senzo, qui habite à Brive. Il a invité des graffeurs de différents horizons pour réaliser une fresque murale pour la mairie.

H: Ton meilleur souvenir de graffeur ?
D : Un jam à Poitiers il y a quelques années. (Happe :n lance un regard inquisiteur : un jam, kesako????). C’est tout simplement, un regroupement de graffeurs, on peint tous au même endroit. Parfois il y a un thème, parfois c’est beaucoup plus libre et ça fait un rendu plus hétéroclite et très esthétique.

H : T’es reconnu sur Bordeaux, quel a été l’élément déclencheur ? Y a-t-il eu un projet en particulier qui t’a permis de te faire connaître ?
D : Je pense que c’est un concours de circonstances. On avait l’habitude d’aller peindre à la caserne Niel, et c’est de part le bouche à oreille que je me suis fait connaître. Réaliser un projet pour Agora a aussi été un élément déclencheur. La personne qui m’a proposé, m’a d’ailleurs confié une nouvelle mission : en septembre-octobre 2010, on va réaliser une exposition au Château du Prince noir.
H: Qu’est ce qui fait que tu te démarques des autres ?
D : (un peu gêné…) Je ne pense pas me démarquer des autres. Il y a quand même des grands noms à Bordeaux, qui sont dans ce milieu depuis plus longtemps et qui bénéficient donc de plus de projets. Comme je l’ai déjà dit, c’est une histoire de rencontres, et j’ai été chanceux.

H : Qu’est ce que l'on peut te souhaiter ?
D : Pleins de projets, pleins de commandes, que je puisse vivre entièrement de ma passion.

H : Cela parait plutôt raisonnable… quelques questions à propos d’Happe:n maintenant, tu connaissais ?
D : Je connaissais le petit magazine papier, j’avais noté des articles sur le graff. Après ça a disparu et je ne savais pas que l’aventure continuait sur le net….
H : En ce qui concerne la charte du mois de juin ?
D : Ça n’a pas été trop dur de trouver des idées. Dès que j’en avais une, je la gardais dans la tête, quitte à ce que ça m’empêche de dormir et qu’il faille rallumer l’ordinateur !
H: Quelles retombées espères-tu ?
D : De faire jaser mes copains, un peu quand même .... (rires). Plus sérieusement, j’aimerais que le graff acquiert une image plus positive. Beaucoup de gens voient les graffeurs comme des vandales, alors que pas du tout. On ne va pas aller peindre n’importe où, on privilégie les endroits où c’est toléré. Si de part cette interview et le travail que j’ai réalisé pour Happe :n, les gens ont une image plus positive du graff, je serais content.

Pour allez découvrir son univers rendez-vous sur son site: http://www.finalcrit.com/art/bros

Propos recueillis par "M"B et Raphaëlle Renaudin



Article paru le (01/06/2010) - Numéro : N°73 - Juin 2010  

La Cowparade à Bordeaux !


L’image est plutôt bucolique : des vaches installées aux quatre coins de Bordeaux, paradant dans leurs habits de fête. Que font-elles là ? Leur place serait plutôt dans un pré, paissant tranquillement leur herbe. Mais non, la ville de Bordeaux en a décidé autrement : cet été, les vaches s’installent en ville.

C’est ce que propose la Cowparade cet été du 7 juin au 14 septembre. L’idée est simple. En 1998 à Zurich, Pascal Krapp crée trois vaches en résine de verre. Ces modèles sont vendus à des entreprises locales qui choisissent des artistes pour les décorer. Quand les vaches sont prêtes, elles déambulent dans la rue, au vu et au su de tous. L’évènement attire beaucoup de monde et a des retombées économiques intéressantes pour la ville. La Cowparade se clôture par la vente aux enchères des vaches au profit d’une association caritative.
Une cinquantaine de grandes villes et capitales plus tard : les vaches arrivent à Bordeaux ! Elles investiront notre cher centre ville, nos quais, nos jardins ou encore nos musées. C’est au bénéfice de la Banque alimentaire de Bordeaux et de Gironde que les fonds seront reversés.
On dirait bien que cet évènement a tout bon : promotion d’artistes locaux et des entreprises locales, fonds reversés à une association, promotion touristique de la ville, art dans la rue, et j’en passe.

Mais pourquoi la vache ? Ne pouvions-nous pas la laisser paître paisiblement à la campagne ? N’y avait-il pas d’autres animaux ou objets capables de remplir la même mission ? Probablement….Mais la vache est un animal privilégié, nourricier, rassurant, et connu de tous. Ainsi, c’est elle qui sera décorée et élue reine de la parade.

Pour l’heure les vaches se font une beauté dans un atelier rue de la Faïencerie. Quand viendra l’heure de leur transhumance, elles s’installeront pour l’été en ville. Enfin, ceci n’est pas tout à fait vrai, vous avez pu remarquer l’arrivée fracassante de la première vache place de la Comédie il y a quelques semaines. Ou peut-être vous êtes vous rendus à la Foire internationale de Bordeaux où quelques unes étaient déjà exposées…Peu importe, c’est dans leur habitat urbain que les vaches donneront le meilleur d’elles-mêmes.

Bordeaux et sa région ont offert beaucoup de thèmes aux artistes ; ainsi le thème du vin, du jeu, de la botanique, du high-tech, ou encore de l’écologie seront transposés sur ces nobles vaches. La diversité des artistes plasticiens, peintres, sculpteurs, designers, grapheurs etc…, a permis de créer des vaches plus originales les unes que les autres. Il faut dire qu’avec plus de 50 villes d’exposition et 6 000 vaches réalisées, les artistes ont toujours su présenter des projets détonnants.

Jofo, artiste bordelais de notoriété, a été choisi par les Girondins de Bordeaux pour réaliser une vache. Il est connu pour son personnage fétiche : Toto, petit être aux grands yeux, posté dans des situations loufoques. Celui-ci sera t-il présent sur la vache ? Mais Jofo est aussi peintre, musicien, vidéaste, qui sait de quel côté de son âme d’artiste penchera pour la décoration de la vache ?

Catherine Bouyx, artiste régionale, a eu l’occasion de décorer une vache. Elle est la représentante d’AQUIBEV (comité régional interprofessionnel du bétail et des viandes). Dès le début de sa carrière, Catherine Bouyx s’est passionnée du monde végétal et animal. Il en ressort une artiste peintre surréaliste et d’une précision incroyable. On imagine bien toute l’inspiration qu’a du lui procurer la décoration de la vache de la Cowparade. Tout ce que nous savons pour l’heure c’est que la vache se prénomme biodiversity.com….Affaire à suivre….

Enfin, Eloïse Vene, artiste bien connue d’Happe :n (cf le mois d’avril dernier), a réalisé deux vaches pour Bordeaux and Cow 2010. Eloïse a pris en photo 200 jeunes demoiselles sur les quais et a crée « un mur de la féminité ». Ces « deuxmoiselles » de Bordeaux sont exposées à l’occasion du festival des arts visuels « Multiples », mais seront-elles présentes sur les vaches de la Cowparade ?

L’espace d’un été, la vache, actrice fétiche de la campagne se pare de son costume de ville et s’invite pour le plus grand plaisir des promeneurs. Alors si vous en faites partie pensez à ouvrir l’œil et à vous munir d’un chapeau de paille et d’une brindille dans la bouche.

Plus de renseignements : http://www.bordeauxandcow.com

Raphaëlle


Article paru le (01/06/2010) - Numéro : N°73 - Juin 2010  

Anne Montel, 21 ans, illustratrice dans le vent !

Au mois de mai, fais ce qu’il te plaît !
Le mois dernier, Anne Montel nous a concocté un mélange haut en couleur et en légèreté. Venez découvrir son univers….

Anne Montel voit le jour à Nantes en 1988. Dès son plus jeune âge, elle commence à dessiner, elle mélange, allie, mixte, découpe, colle et compose avec tout ce qui lui passe dans les mains. « À la maternelle, tous les enfants dessinent. Il y en a qui arrêtent, moi j’ai continué. »

Il faut croire qu’Anne cache bien son jeu. Derrière ses mimiques timides, on aperçoit, au fil des bijoux qu’elle nous propose, une jeune femme audacieuse, affirmée, passionnée non seulement par le dessin mais par l’image en général. Une passion qu’elle nous confirme à chaque instant de magie qu’elle nous propose sur le papier.

Indéfinissable, inclassable, une polyvalence certaine, c’est ce qui fait la richesse de cette jeune artiste. Une touche-à-tout douée dans le domaine de l’image narrative.Jusqu’à présent, le résultat s’est avéré concluant. Elle décline pour nous sa palette de talents.

Voilà comment elle se présente sur son site internet : « Bonjour, je m’appelle Anne, je suis illustratrice et graphiste indépendante, j’aime les arbres, les cookies et les belles images. »

Cette simplicité et cette naïveté sont un trait essentiel de son caractère et de l'univers qu'elle nous dévoile. Univers qu'elle s'est appliquée à construire au long de ses années d'études. Son baccalauréat technique d’arts appliqués en poche, elle se passionne pour le graphisme et s'envole vers Paris pour conquérir la capitale. Elle obtient alors un BTS de Communication visuelle à l’ESAA Duperré, une des quatre grandes écoles d’arts appliqués de Paris. Elle enchaîne ensuite avec une formation d’illustration : la FCIL illustration au lycée Corvisart. Entourée de professionnels et d’intervenants reconnus, elle acquiert une assurance certaine. Cette année de transition entre l’école et le milieu professionnel la pousse à explorer les voies de l’illustration et de la bande-dessinée. Elle décrochera d'ailleurs le deuxième prix du concours de bande-dessinée "Jeunes Talents" d'Angoulême 2008.
Un autre pan de son travail, celui de l’illustration pour enfants. Elle débute via la presse (Gallimard, Milan), mais aimerait à terme viser plus haut et réaliser ses albums entiers afin de se considérer –peut-être timidement- auteur, l’avenir nous le dira, nous avons confiance en elle.

Un projet qui lui tient à cœur : la suite de son histoire primée au Festival d'Angoulême, « Jours de pluie », projet auquel elle consacre beaucoup de temps. Il s’agit d’une collaboration avec Loïc Clément, un scénariste bordelais qui imagine pour elle des petites histoires fraîches comme on les aime. Ce sont des strips (histoires en quelques cases) qui racontent la vie quotidienne d’une jeune fille et d’un chat, un couple cocasse et étrange. Univers féminin mais pas trop, style enfantin mais pas trop.
Un projet qui semblerait en bonne voie de publication, mais chut, pour l'instant rien n'est certain.

Anne Montel est une fille dans le vent et dans l’air du temps. A-t-elle eu raison de continuer à dessiner ? Oh oui !
Elle a choisi sa voie et nous la suivrons avec grand plaisir.
Pour la suivre, venez visiter son site internet et son blog : http://www.ahurie.net
http://ahurie.blogspot.com

"M"B

Article paru le (01/06/2010) - Numéro : N°73 - Juin 2010  

Focus on...

Sonia Moumen • Pour une contemporanéité polymorphe et interculturelle!!

Chaque mois une personnalité bordelaise, un acteur culturel sera désormais notre invité pour se raconter, nous faire partager ses impressions sur une, des vies culturelles locales, son devenir, ses ressentis, ses coups de cœur, ses coups de gueule, ses aspirations, sa conception d’une politique culturelle…

Chronique que nous inaugurons, pour ce mois de Mai, avec une demoiselle de Bordeaux qui fait ce qui lui plaît ; pour reprendre ce célèbre adage printanier, j’ai donc nommé Sonia Moumen.

Sonia Moumen, actrice culturelle, porteuse de projets, femme plurielle, protéiforme et engagée. On la connaît surtout pour sa foi, sa vitalité, son élasticité notamment à travers une foultitude de (beaux) projets tels que le festival Mirà !, le TNT Toulouse, NextStep, le Tnba, la candidature Bordeaux 2013… Une actrice culturelle accomplie, passionnée, investie.
Par ailleurs, on la connaît moins pour son travail d’écriture, de recherche inhérente à la stratosphère artistique; une plume avisée, délicieusement distanciée.
Après avoir publiée en 2005 son premier texte littéraire Mon père est un bicot (éd. Gallimard), elle prête son encre aiguisée pour des médias locaux tels que Objectif Aquitaine ou encore Bordeaux Magazine. Récemment, elle a crée son blog, Carnet de Bordeaux (http://www.carnetdebordeaux.fr/); une blogosphère à l’image de son initiatrice, convaincue, pertinente, curieuse, épicurienne, mouvante, épidermique. Enfin !! Une lecture revigorante, un appel d’air éditorial de l’actu culturelle bordelaise et de ses alentours. Plus que des articles, des chroniques, des humeurs, ou des portraits, Sonia Moumen nous transmet une vision autant personnelle que nuancée d’une nouvelle Burdigala, en voie de transfiguration, de transmutation ; c’est ce profil visiblement accidenté, perturbé que Sonia Moumen aime à nous faire partager. Une culture vivante, viscérale, clivée en différentes esthétiques ; une place, une valse des formats que Sonia Moumen mène avec talent et humour.

Pour une culture émergente, pour une région « trans- géographique » et transculturelle !

Sa vision du territoire culturel, de sa politique, de son devenir ?

Une relecture élargie, une projection d’une politique culturelle qui
transcende, outrepasse, fait fi des frontières et démarcations autant formelles, conceptuelles que géographiques. Le témoignage d’une nécessaire interconnexion avec le reste du territoire métropolitain et européen. Ici, Sonia Moumen nous parle moins d’accueil que de coopération européenne, avec l’idée, le concept d’une euro région qui donne autant qu’elle reçoit. Un jeu d’aller retour permanent, fructueux et qui pourrait être une alternative à une configuration qui semble parfois quelque peu figée, une friche (souvent) ancrée avant tout dans un territoire délimité et bien défini. Un terreau fertile, désirable et désiré qui permettrait une vitalité foisonnante, innovante, encore plus ambitieuse qu’elle ne peut déjà l’être. Sonia Moumen le confirme, elle aime sa ville pour son potentiel, ses spécificités, ses propositions. Il s’agit de remodeler, repenser cette réalité par ailleurs riche, multiple et déjà fluctuante en une expérimentation davantage poussée, risquée, engagée ; une prise de risque inédite, émergente sur le plan national. Autant de valeurs (ajoutées) qui tiennent à cœur à notre invitée du mois. Néanmoins, il serait regrettable et biaisé de penser qu’une telle personnalité est strictement réductible à ce genre d’exigences et d’aspirations. Multiplicité oblige, voulue, travaillée et remise au goût du jour. Une pluralité qu’elle aime à cultiver, presque malgré elle ; plus qu’une innovation, une singularité, un supplément d’âme, elle tend vers l’idée, la notion d’une culture « 3ème génération ».

La mutualisation, une autre thématique emblématique d’un futur Bordeaux hypothétique esquissé par Sonia Moumen; mutualisation des compétences, des ressources, des moyens, des savoir-faire, des savoir-être…Il est plus question ici d’équilibre entre démarche individuelle et collective, entre différents pôles (social, développement durable, culturel…), différentes instances du corps social. Ce côté fourmilière, laboratoire, cette notion d’émulation, elle y pense, s’interroge, s’en inspire pour contribuer à sa façon au Bordeaux de demain. Certains projets et structures telles que La Fabrique Pola ou encore le Projet Darwin pourraient ainsi se rapprocher de cette démarche. Un modèle qui se voudrait dynamique, dans un suspens vibratoire, une recherche tâtonnante qui évoluerait avec une sorte de mobilité saine et quasi régulatrice, au rythme de la vie, des hommes, des envies. Une mutualisation anticipée certes mais largement modulable. Une prise de risque ? Certainement, mais quand on pose la question de cet éventuel risque, à l’idée d’un pari qui pourrait s’avérer stérile et peu efficient, Sonia Moumen répond avec aplomb : « Mais c’est la vie, je crois ! ».

Autre problématique phare d’une vision toute personnelle et néanmoins conditionnelle d’un Bordeaux culturel, la valeur d’engagement, d’investissement indispensable au sein de la strate artistique et créatrice : valeur normalement implicite, qui devrait presque faire figure de pléonasme. Engagement communément lié au terme de culture, d’art, de création. Pourtant, notions et étroitesse qui se perdent, qui sont de moins en moins valables, de plus en plus rares et donc de plus en plus précieux. Sonia Moumen affirme alors qu’ « il est important d’être au cœur des choses de la vie pour un artiste, un créateur » et ajoute « qu’il est capital que l’artiste fasse figure de porte-parole, d’interface vivante pour acquérir, tendre vers un rôle, une fonction, une dimension sociale et politique dans l’acte créateur ». Epoque révolue, simple désillusion ? Cette question d’engagement est primordiale dans une action, un processus artistique provoquant une sorte de contrebalance qui permettrait incontestablement un appel d'air, une respiration résolument et fermement attendue. La question de l’émergence artistique rejoint largement celle relative à l’engagement. Ce souffle nouveau, frais, subversif pourrait préfigurer ce renouveau, ce retour à un art agréablement dérangeant et perturbateur. Pour un art musclé, franchement positionné !! Sonia Moumen prône un, des gestes artistiques forts, contemporains, innovants, poignants tant sur le plan local que national.

Par ailleurs, en dépit de cette avidité de sang neuf, de nouveauté, de modernité, de cette gourmandise, Sonia Moumen n’est pas dogmatique dans sa perception de l’art, de la création. Pour elle, une ligne politique se doit d’être équilibrée. Mais attention, lorsque l’on dit équilibre, ne confondons surtout pas avec la notion de modération signée du sceau des 3 M si chers à notre région. Non, ici, il s’agit de ré – équilibrage, de balance, d’harmonie entre d’un côté la nécessité d’un art contestataire, ancré dans une époque (la nôtre en l’occurrence) correspondant à un instant T, et d’un autre côté la présence incontestable d’un répertoire plus classique, des références communes, légitimes dans notre culture nationale, voire européenne. Cet équilibre est pour elle vital pour une politique culturelle digne de ce nom. Sonia Moumen explique par ailleurs que « tout est légitime lorsque tout est question d’équilibre ». Ici, pas de ségrégations, de politiquement correct au profit d’un art in the wave et donc au détriment d’un art parfois vu comme (dé)passé, voire anachronique. Pour elle, on ne peut parler de vie, de politique culturelle sans ce fameux contre-balancement, cette régulation rotative.
Ainsi, on le comprend, on l’entend, Sonia Moumen prône des valeurs qui rassurent, qui sont au cœur des passions ; émergence, ouverture, équilibre, engagement, coopération, mutualisation. Tout ou presque y est. Pour une contemporanéité polymorphe et interculturelle ! Une maxime, une vision des choses à l’image de notre invitée du mois. Une nouvelle génération à laquelle on croit, à laquelle on s’identifie avec plaisir, avec aisance. Actrice culturelle, femme moderne, bordelaise dans l’âme, Sonia Moumen nous encourage, trace le sillon, la voie à des futures générations, les nôtres sans aucun doute. A la question posée aux jeunes actrices culturelles en devenir : que voulez-vous faire plus tard ? On entend dans certains couloirs, un bruit, une réponse amusée qui étonne de moins en moins : « Sonia Moumen !». Une femme dans le vent polyphonique de la belle du Sud- Ouest, une ville, un art de vivre, un rythme qui lui colle à la peau, qui demeure malgré tout.

D.M










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Article paru le (01/05/2010) - Numéro : N°72 - Mai 2010  

Anne Montel, 21 ans, illustratrice dans le vent !

Au mois de mai, fais ce qu’il te plaît !
Ce mois-ci, Anne Montel nous a concocté un mélange haut en couleur et en légèreté. Venez découvrir son univers….

Anne Montel voit le jour à Nantes en 1988. Dès son plus jeune âge, elle commence à dessiner, elle mélange, allie, mixte, découpe, colle et compose avec tout ce qui lui passe dans les mains. « À la maternelle, tous les enfants dessinent. Il y en a qui arrêtent, moi j’ai continué. »

Il faut croire qu’Anne cache bien son jeu. Derrière ses mimiques timides, on aperçoit, au fil des bijoux qu’elle nous propose, une jeune femme audacieuse, affirmée, passionnée non seulement par le dessin mais par l’image en général. Une passion qu’elle nous confirme à chaque instant de magie qu’elle nous propose sur le papier.

Indéfinissable, inclassable, une polyvalence certaine, c’est ce qui fait la richesse de cette jeune artiste. Une touche-à-tout douée dans le domaine de l’image narrative.Jusqu’à présent, le résultat s’est avéré concluant. Elle décline pour nous sa palette de talents.

Voilà comment elle se présente sur son site internet : « Bonjour, je m’appelle Anne, je suis illustratrice et graphiste indépendante, j’aime les arbres, les cookies et les belles images. »

Cette simplicité et cette naïveté sont un trait essentiel de son caractère et de l'univers qu'elle nous dévoile. Univers qu'elle s'est appliquée à construire au long de ses années d'études. Son baccalauréat technique d’arts appliqués en poche, elle se passionne pour le graphisme et s'envole vers Paris pour conquérir la capitale. Elle obtient alors un BTS de Communication visuelle à l’ESAA Duperré, une des quatre grandes écoles d’arts appliqués de Paris. Elle enchaîne ensuite avec une formation d’illustration : la FCIL illustration au lycée Corvisart. Entourée de professionnels et d’intervenants reconnus, elle acquiert une assurance certaine. Cette année de transition entre l’école et le milieu professionnel la pousse à explorer les voies de l’illustration et de la bande-dessinée. Elle décrochera d'ailleurs le deuxième prix du concours de bande-dessinée "Jeunes Talents" d'Angoulême 2008.
Un autre pan de son travail, celui de l’illustration pour enfants. Elle débute via la presse (Gallimard, Milan), mais aimerait à terme viser plus haut et réaliser ses albums entiers afin de se considérer –peut-être timidement- auteur, l’avenir nous le dira, nous avons confiance en elle.

Un projet qui lui tient à cœur : la suite de son histoire primée au Festival d'Angoulême, « Jours de pluie », projet auquel elle consacre beaucoup de temps. Il s’agit d’une collaboration avec Loïc Clément, un scénariste bordelais qui imagine pour elle des petites histoires fraîches comme on les aime. Ce sont des strips (histoires en quelques cases) qui racontent la vie quotidienne d’une jeune fille et d’un chat, un couple cocasse et étrange. Univers féminin mais pas trop, style enfantin mais pas trop.
Un projet qui semblerait en bonne voie de publication, mais chut, pour l'instant rien n'est certain.

Anne Montel est une fille dans le vent et dans l’air du temps. A-t-elle eu raison de continuer à dessiner ? Oh oui !
Elle a choisi sa voie et nous la suivrons avec grand plaisir.
Pour la suivre, venez visiter son site internet et son blog :
http://www.ahurie.net
http://ahurie.blogspot.com

Article paru le (01/05/2010) - Numéro : N°72 - Mai 2010  

Eloïse Vene

Une photographe ? Une graphiste ? Une illustratrice ? Mais que fait-elle saperlipopette ???

Un peu de tout. Un peu beaucoup, passionnément, à la folie.

Eloïse passe par les Beaux-Arts de Versailles avant de décrocher un BTS de Communication Visuelle. Elle court pendant 8 ans, usant ses semelles dans diverses agences.
Maquettiste, graphiste, de poste en poste les responsabilités s’accumulent.
La voilà directrice artistique dans l’univers de l’édition et enfin designer en packaging « vins et spiritueux ».
Le fil conducteur de cette course ? La créativité, l’initiative, l’énergie et les défis à relever, avec enthousiasme…toujours.
En octobre 2009 Eloïse crée « Deuxmoiselles » avec « deux ailes » et s’envole, libre de proposer son expérience.

Deuxmoiselles : nf. sing. Femme créative au style naïf avec une pointe de moutarde. Créatrice de gloubiboulga d'expériences graphiques - parfois grinçantes - d'une grande personne restée "petite".


En 2010 elle lance le projet « les Deuxmoiselles de Bordeaux ». Un hommage à la féminité.
Eloïse photographie 200 femmes de tous les âges sur les quais, et constitue un mur de féminité qu’elle exposera pour la première fois lors du festival MULTIPLES à Bordeaux.
Mais pour l’instant vous ne la verrez pas beaucoup car elle rejoint l’étable de la Cow Parade pour habiller deux de ses vaches qui ont été sélectionnées par la « Bordeaux and Cow 2010 ».
Affaire à suivre : vous les verrez bientôt dans la ville.

Alors Eloïse : Photographe ? Illustratrice ? Graphiste ?
« Tout ! Pourvu que ma vie soit une création « Made by Eloïse », une véritable histoire pleine d’aventures à raconter à mes enfants et peut-être aux autres pourquoi pas ».


La charte de HAPPE :N - Avril vue par Deuxmoiselles

Elle nous propose pour l'édition graphique et la carte Polaroid une thématique de naissance, renaissance.

Deuxmoiselles, deux en une, nous veut du bien... Elle nous apaise. Elle semble avoir dans sa personnalité et son art une attitude protectrice et calmante qui souhaite harmoniser et apaiser. Mais sous cette apparence a priori rassurante, elle a plus d'un tour dans son sac!

Sur l'imprimé format Pola, une femme enceinte nous lance un air de défi, car elle détient entièrement en elle le pouvoir et la magie de faire naître un enfant, rappelant ainsi un symbole de la création et de la vie. Des sensations relaxantes, pour un printemps de renaissance, qui feraient partie d'un royaume de sérénité rêvée...

Cependant la douceur de la maternité et la fraîcheur de la saison du poisson d'avril sont rapidement contrastées par un côté joueur insolent…qui jaillit du regard de la femme enceinte...!

Son ventre est devenu un aquarium qu'elle domine du haut de son regard, cette femme regarde sa propre planète inventée où flottent des poissons avec lesquels elle s’amuse.

Elle nous invite à venir jouer avec elle dans cette danse aquatique que le printemps nous annonce.

On reconnaît la touche d'Eloïse dans le dessin fin aux coloris pastels, c'est du dessin Deuxmoiselles, espiègle et joyeux. Les poissons et l'eau, poisson d'avril et fil de l'eau, ondulant avec délicatesse...

Une émotion douce et fraîche, qui nous ravive et nous émeut de prime abord dans sa simplicité, aussitôt vivifiée par la blague du poisson d'avril de la femme enceinte!

Elle nous montre qu'elle a le pouvoir de jouer avec nous et de pêcher ses poissons comme elle l'entend avec le côté insolent de son regard...En somme, plutôt espiègle, notre Deuxmoiselles!

Eloïse Vene : contact@deuxmoiselles.fr
Www.deuxmoiselles.fr




Article paru le (01/04/2010) - Numéro : N°71- Avril 2010  

Le Mexique sinon rien!

Résidence de création artistique

Happe:n souhaite un bon séjour artistique à Laurent Chiffoleau et Gabriel Bordesoules qui s’envolent début avril pour le Mexique.

Une résidence qui se déroulera à Xalapa, capitale de l’état de Veracruz, dans l’atelier de céramique CONO7. Accueillis par le céramiste Teresa Cantarell durant un mois, nos deux artistes espèrent découvrir et maîtriser les rudiments de cette nouvelle technique pour enrichir leur pratique personnelle et aborder la céramique dans une recherche plus contemporaine.

Les soirées de soutien pour le financement de cette formation se sont enchaînées à l’Espace 29 durant tout le mois de mars afin de présenter ce projet dont la légitimité et le sérieux ne sont plus à justifier. Riches de cette nouvelle expérience, Gabriel et Laurent nous promettent de revenir avec des artistes mexicains : il s’agit bel et bien d’un échange culturel et artistique, une volonté commune de s’enrichir par la rencontre, le partage d’idées, la confession d’envies personnelles et collectives.

Dès leur retour en mai, l’Espace 29 exposera les œuvres nées de cette aventure mexicaine que nous ne manquerons pas de mentionner dans l’agenda culturel. Le rendez-vous est donc pris et Happe:n promet de vous faire partager les impressions de cette expérience hors de toutes frontières.
Je m’y engage avec conviction !

Loupiote.

Article paru le (01/04/2010) - Numéro : N°71- Avril 2010  

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