





|
Urban culture
LE MADISON
 Happe:n aime danser...
|
 Les dimanches froids et mouillés, vous n'aimez pas ça. Happe:n le sait bien. Au train-train de la ville et de ses machines folles, vous préférez la chaleur du soleil. Lors d'une matinée humide et morveuse dans le tramway, vous vous êtes surpris à rêver de seins de bakélite qui s'agitent et de cocktails couleur pacifique. Mais où chercher le soleil? Comment vous tirer de cette galère? L'exode? La fuite? Quitter le gris de la ville pour les couleurs d'une terre de feu? Troquer sa carte TBC pour un bracelet "all inclusive"? Et si la solution était là, sous nos yeux…
Derrière la skyline des cités de Lormont, derrière Euromaster et Tachygraphie, derrière le gris et le froid, il y a Le Madison, oasis de jouvence parmi le béton. Il est 16h07, et à peine entré, le DJ nous met dans l’ambiance : « La chanson qui suit est surprenante, c’est une ballade irlandaise. » Et c’est un festival qui commence. Les jupes et les têtes tournent. Transcendance et danse en transe, les partenaires s’échangent, les talons claquent et les regards s’enflamment. Au plafond, les spots rouges, bleus et jaunes font étinceler les tops pailletés, les jupes à froufrous et les broches libellules. Lorsque Dany Brillant chante, il souffle comme un vent de perdition totale sur la piste. Monique en oublie ses soixante ans, elle devient la sucrine du thé dansant. Danser c’est faire surgir l’amour, danser c’est un désir d’être.
« Une demoiselle marche dans la rue, ton cœur chancelle, ses jambes sont nues, tu te dis j’y vais, mais tu n’y vas pas, et l’instant d’après, tu le regretteras, et c’est ça qui est bon, et c’est ça qui est bon, et c’est ça qui est bon, et c’est ça qui est bon. » D.Brillant
Yves Fonrouge, DJ Yves pour les habitués, nous offre un jus d’orange. C’est avec fierté et fermeté qu’il nous conte la naissance du Madison. C’est le fruit d’une réelle passion, celle de la musique, qui est à l’origine de ce projet. DJ Yves est partageur et ça se voit. Tous les dimanches après-midi, vous pourrez vivre l’expérience dancefloor. Venez vous mettre en danger sur la piste au son des valses, de la java, du quickstep, du slowfox et autres danses de salon. Aux mauvaises langues qui voudraient ringardiser Le Madison, DJ Yves répond « ici, pas de trucs rétros, on fait pas dans le bal popu. ». L’efficacité du lieu passe également par un réel investissement dans du matériel de qualité : un beau parquet adhérent, une bonne acoustique. La prestation est de qualité, les tarifs sont bas. Les ingrédients sont réunis pour transformer les rhumatismes en enjambées célestes de petits rats d’opéra. Le Madison se veut avant tout familial. Les danseurs sont pour la plupart des habitués, on se retrouve entre potos autour de cocktails sans alcool.
DJ Yves a plus d’un tour sans son sac. Juriste en droit économique et immobilier, il est également karatéka. Garant de la convivialité du site, il nous confie : « Rapidement, les gens s’intègrent à l’ambiance ». Animé d’un amour de la musique sans concession, notre DJ aime parfois quitter sa table de mixage pour rejoindre sur la piste de danse quelques élégantes partenaires lovées dans de somptueuses robes en stretch pailletées.
Un danseur en émoi commande une despé. Il s’exclame :« Ca m’a guéri mon rhume ! » et Yves de lui répondre : « T’avais pris quoi comme medocs ? Du Viagra ? ». C’est ça Le Madison, c’est un peu la famille. La concurrence est rude dans le milieu des thés dansants, la vie est une jungle. Richard et Ginette avaient pour habitude de se rendre à Pessac mais la salle a fermé. « Du coup, on est venu ici, au Madison. » déclare l’épouse en tunique mauve imprimé floral. « Ici, c’est la bonne ambiance, ça rigole, c’est un peu de soleil ». Plus loin, autour de leurs grenadines, un groupe d’amis rient de bon coeur. Yvette, Claude, Daniel et Juliette sont des habitués de longue date.
« Il y a de jolies musiques ici et le plancher aussi est joli ». A la question, pourquoi le Madison ? Ils s’empressent de nous répondre : « Parce qu’Yves est sympa et parce qu’on adore le tango argentin. On a pris des cours de danse durant une douzaine d’années, alors le dimanche, on vient se détendre. »
Happe:n a les talonnettes qui chauffent et du soleil plein la tête. Le Madison ou une percée dans le royaume du don de soi, de l’éternelle jeunesse.
Un danseur grisonnant après un coup de chaud demande :
« Tu peux allumer le ventilateur du fond ?
-La petite dame vient de me demander de l’éteindre.
-Hum…d’accord.
-Tu comprends, elle a 106 ans, j’aimerai bien qu’elle ne claque pas avant la fin de la chanson ! »
F.Fletcher
LE MADISON
Rue du courant à Lormont
Tel : 06 10 10 40 84
http://www.lemadison.info/
|

Festival d'improvisation théatrale
 "Exigeons l'impRossible" par les restons calmes
|
 Quoi de plus intense que les moments privilégiés, où l'on peut ressentir joie et peine sans conséquences.
Quoi de plus mémorable que d'assister à cette tranche de vie où peuvent apparaître devant nos yeux, autant d'êtres fantastiques que de personnes ordinaires au sein de situations inhabituelles.
Quoi de plus excitant que de pouvoir participer à ces brefs moments de folie créatrice, tout en étant spectateur de celle-ci.
Quoi de plus enivrant, que de pouvoir se dire que ce moment était unique, que jamais plus pareilles situations n'auront lieu.
Quoi de plus rare que d'appartenir à cet unique instant, autant que celui-ci nous appartient.
Ce moment riche d'émotions intenses trouve son paroxysme dans l'improvisation théâtrale. Le spectateur peut à la fois participer d'un spectacle, tout en étant son critique.
C'est ainsi que le match d'improvisation théâtrale ouvre la voie à de larges émotions aussi nuancées que subtiles, passant par les plus caricaturales : le spectateur est invité à voyager du rire aux larmes.
Des situations les plus improbables aux plus banales, les improvisateurs jouent sur le champ de la création spontanée, pour l'étonnement renouvelé des spectateurs. Ces lieux d'invention sont mis en valeur par le cadre sportif du match ou encore du catch, insufflant dynamisme et jovialité au spectacle.
Le match ainsi que le catch, rendent possible l'interactivité de la discipline théâtrale et mettent en exergue le défi de l'improvisation.
L'improvisation touche la famille, enfants et parents, grands parents, étudiants, adultes, adolescents, tous peuvent se reconnaître, ou reconnaître leurs proches dans ces improvisateurs provenant de tout horizons.
Les vertus de l'improvisation sont de la même façon l'étendard de la notion de communauté, celle-ci se base sur l'écoute, sur le beau jeu sans bassesses, sur l'esprit d'équipe et la confiance en soi comme en celle des autres. L'improvisation peut ainsi se faire pédagogie ludique, exemple et laboratoire.
Toutes les valeurs qu'implique l'improvisation sont telles la pierre angulaire de l'association Restons Calmes. C'est sur la base de ces vertus que le collectif Restons Calmes se fonde, et souhaite déployer au maximum ces
valeurs.
Les spectacles que l'association propose revêtent plusieurs dimensions, celle du divertissement populaire comme celle de la tolérance. C'est avec l'ambition de promouvoir l'improvisation et ses valeurs que Restons Calmes propose le premier festival d'improvisation à Bordeaux qui se veut autant ludique que pédagogique.
La promotion de l'improvisation trouve son lieu d'excellence à la Halle des Chartrons, salle historique à la croisée des chemins bordelais. De fait, il s'agira d'initier et de fidéliser les bordelais aux valeurs de l'improvisation par le biais de stages, d'une exposition, d'un repas et de spectacles. Il s'agira de souder des amitiés par des partenariats, d'embarquer chacun dans l'aventure de l'improvisation, pour faire du spectateur : un acteur.
Un festival pour fêter l'arrivée d'un art dramatique, dynamique et interactif à Bordeaux, 5 jours pour démocratiser l'art dans sa globalité.
DU 06 au 09 Février 2008
Halle des Chartrons |

Vibrations Urbaines
 à partir du 25 octobre à Pessac
|
 9e édition d'un festival dédié aux cultures urbaines et organisé selon 4 axes : le graffiti, les contests (de skate, de roller, de BMX), les spectacles et battles de danse,
et enfin la musique. Si les précédentes éditions lorgnaient du côté du rock et de la drum n' bass, l'édition 2006 se veut plus radicalement hip hop. Au programme: des têtes d'affiche issues du rap alternatif (TTC le 27 octobre, Klub des 7 le 4 novembre, Grems aka Supermicro), entendons par "alternatif' un rap pas vraiment revendicatif, et qui se déguste au deuxième degré, des DJ's gardiens du temple hip hop, tel DJ Organic (en live le 25 octobre à la MAC) et dont on diffusera le film qu'il a réalisé sous son vrai nom (Kevin Fitzgerald) : "Freestyle, the Art of Rhyme (le 25 à l'amphi Renouard). En bonus quelques trublions qui n'entrent dans aucune case : ainsi le beatboxer Kid Beyond, chanteur à la technique redoutable, habitué aux grands shows à l'américaine, Oxmo Puccino, Rocé...
En marge du festival, quelques bonnes expos : notamment celle de François Chastanet (à l'Artothèque de Pessac) pour un état des lieux du graffiti au Brésil, que là bas on appelle pixaçao. |

Break in the city
 Du 16 au 21 avril à Pessac
|
 Les break in the City, ce sont, chaque année, des stages, ateliers et battle de breakdance organisés à Pessac et encadrés par des danseurs de renom. L'année dernière Nono et Mounir du Vagabond Crew ap
portaient leur savoir faire : cette année, ce sont Rodolphe du Pokémon, Bouba de Afro-Jazz et Hors Série, Lamine du MTV dance Crew, ex-Vagabond, sélectionneur de l'équipe de France de B-Boy qui donneront le ton lors des ateliers (18, 19 et 20 avril, salle Bellegrave, toute la journée à partir de 14 h 30).
Battle Breakdance 3 vs 3 le 16 avril, au gymnase François Mitterrand, avec un prizemoney de 700 Euros...
Clôture en beauté de ce mini-festival avec le concert, le 21 avril salle Bellegrave, de Diam's qui, du haut de ses 26 ans, viendra défendre avec énegie la jolie place qu'elle a su se tailler dans le milieu du rap... |

Drop it / Cie Franck II Louise
 17 mars à la Médoquine à Talence
|
 | Artiste de hip hop de la première heure, Franck II Louise a découvert le rap, le tag, la break dance à New York au début des années 80 quand le mouvement n'en était qu'à ses débuts. Enrichi par ces découvertes, Franck II Louise devient Dj, danseur et même animateur d'une émission de télé sur le hip hop. Il fut le créateur du premier groupe de break dance française, Paris City Breaker en 1983. Il revisite aujourd'hui un de ses premiers spectacles, «Drop it», qui a contribué à son succès et affranchit la danse hip hop des codes de l'époque. |

Vibrations Urbaines
 du 21 octobre au 1er novembre, Pessac
|
 La rentrée universitaire est une fois de plus marquée par la tenue du festival des Vibrations Urbaines (8e édition) à Pessac, dont la notoriété dépasse aujourd’hui largement les frontières de l’hexagone. Si les contests de skate, de roller et de BMX sont au coeur de l’événement, le festival se paie le luxe d’une programmation musicale de qualité, avec les groupes de drum n’bass Interlope et Reverse Engineering, les monstres sacrés du métal Gojira, et notre chouchou L’Oeuf Raide, dont la scratch music lorgne volontiers du côté de l’expérimental et du breakbeat. Les Svinkels seront aussi au rendez-vous avec un hip hop élégant, humoristique, à la limite du “show off” : ils se produiront à la Rockschool au beau milieu d’un plateau métal : mélange des genres et électrochoc garantis !
Pendant le festival vous remonterez aux sources du hip hop avec une expo dédiée à T-Kid, une expo des photos de Martha Cooper (auteur de “Hip hop files”) à l’Artothèque, et la projection d’un documentaire signé Henri Chalfont.
Infos, inscriptions aux ateliers et aux battles : 05 57 02 21 53 et http://www.vibrations-urbaines.net |

Scène locale 2005
 Mairie de Pessac
|
 | La Mairie de Pessac relance l'appel à CD pour les groupes girondins amateurs dans le cadre de l'opération "Scènes locales 2005". L'objectif étant de sélectionner une quinzaine de groupes pour les 5 scènes locales prévues à Pessac pendant l'année dont 3 pendant les Vibrations Urbaines en octobre. Les groupes intéressés doivent faire parvenir leur CD avant le 06 mai au service Jeunesse / Mairie de Pessac / BP 40 096 / 33604 Pessac cedex. Bon d'achat de 150 euros pour chaque groupe sélectionné dans un magasin d'instruments de musique. |

Break in the city
 Pessac, du 2 au 5 mai
|
 Break in the City, c’est au mois de mai seulement, mais un peu de teasing, comme on dit dans les écoles de com’, ça ne peut pas faire de mal... Ce sera d’abord un stage de breakdance, du 2 au 4 mai, encadré par Nono et Mounir du célèbre Vagabond Crew (vainqueur du Battle of the Year en 2002). Le stage s’adresse à la fois aux débutants et aux danseurs confirmés : réservez vos places dès maintenant ! (05 56 46 30 12, gymnase Roger Vincent). Le 4 mai à partir de 20 h 30, vous assisterez à une battle DJ’s & MC’s salle Bellegrave, présentée par Bustaflex. Et le 5 mars un battle breakdance (inscriptions au 06 16 34 59 74). |

Vibrations Urbaines
 Pessac du 22 octobre au 1er novembre
|
 On commence ce numéro d’octobre avec l’événement le plus important de la rentrée : les Vibrations Urbaines !! Dix jours consacrés au skate, BMX, graffiti, musiques en tous genres, du hip-hop au métal.
Les moments forts : battles DJ, battles MC (le 29 octobre) et les contests (skate, BMX, roller). Mais dites vous bien que chaque jour, il se passera quelque chose ! Une nouveauté par exemple avec le premier battle Girl organisé aux Vibrations, le 31 octobre (il reste encore des places : avis à toutes les B-Girls de Bordeaux !). Et pour destresser le public et les sportifs, rien de tel qu’une soirée “100 % Dynamite” (le 23 octobre à la MAC), avec 3 des membres de Soul Jazz Records, label référence chez les amateurs de “rare groove”.
En marge des Vibrations, plusieurs expositions liées au graffiti seront organisées, entre la Médiathèque de Camponac et l’Artothèque de Pessac : on y retrouvera des artistes de renommée mondiale : Daim, Daddy Cool, Tasek, Darco, Stohead. Exposition “This is streetart” avec La Poule, Opt, Eko, Supakitch de Montpellier.
Renseignements sur les battles: association Nitro au 06 16 34 59 74.
Pour les ateliers d’initiation au skate, roller, BMX : 05 56 46 30 12. |

Contest nightfever show
 Cestas, 3 et 4 juillet
|
 6e édition du contest de skate de Cestas, les 3 et 4 juillet ! Au programme, 8 best trick money, une catégorie - de 16 ans, et une en + de 16 ans. Concerts gratuits le soir avec Clones Inc, Goodpeace, Peyotl, Kroniker, + dj’s avec le collectif BHR.
Infoline: 06 82 39 91 13. |

|