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Dimanche···[ 01/08/2010]

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Le dernier numéro d'Happe:n se trouve par ici...


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  Artistes  


Un petit bout de quelque chose

Voici quelques années que je connais Marie-Atina Goldet. Quelques temps que je la vois prendre des photos, dessiner, coudre, installer, s’activer à produire beaucoup de choses. Elle pratique chaque jour, sans s’épuiser. La photographie, j’ai bien l’impression qu’elle commence par là, si jamais on doit parler d’un quelconque début, je l’ai toujours vu en prendre. Ce serait comme pour capter la première image de ce qui l’entoure. Puis vient le dessin, la fabrication d’objets, les mots & le langage.

Tous ses champs sont étroitement liés dans cette pratique foisonnante – riche de formes, de couleurs et de mythologies personnelles. Marie-Atina passe aussi la majeure partie de son temps à classer, à mettre ses dessins, ses photographies et ses mots dans des petites boîtes; ce qui ne veut pas forcément dire que tout y est bien rangé – bien au contraire. Elle nous fait croire qu’il y a une volonté d’y mettre un ordre, mais pour ma part, je pense que c’est impossible, et peut-être même inutile. Pandore pourrait être son ancêtre.

Dans son coffre, non pas les maux de l’univers, mais une multitude de petites boîtes qui renfermeraient des corps dansants, des figures féminines, des animaux anthropomorphes, des détails, des scènes étranges de la vie quotidienne, des chimères, des créatures prêtes à se transformer – et la liste peut s’allonger. Elle regarde, observe, pense, puis photographie, dessine, manipule. Quand je perçois un dessin de Marie-Atina, j’ai un accès direct à son imagination, à ce qu’elle déploie, à ce qu’elle explore. Tous ses quotidiens fantasmés se mélangent dans un tohu-bohu, un territoire inaccessible, une zone ombrée dont on ne peut saisir l’origine. C’est cela qui me plaît dans le travail de Marie-Atina : je ne sais pas d’où viennent toutes ses images, tous ses dessins, son langage. J’ y perds pieds, œil, dent et me laisse dessaisir de mon savoir.

Pour le magazine Happe:n, elle a construit un récit mystérieux, presque muet. Des vignettes dessinées nous invitent à pénétrer dans un quotidien incognito nommé les 24 heures d’une créature. Curieusement, le visage est sans trait.
Lauren Huret

« Le dessin m'ouvre l'appétit. Sans suspicion, je m'obstine à tracer des points de suspension. »
http://matina.over-blog.com/

Article paru le (01/01/2010) - Numéro : N°68 - Janvier 2010  

Monsieur Kern à la Salle à Manger

Jusqu’au 11 janvier 2010 • 18, rue Saint-Joseph/ Les Chartrons
Monsieur Kern peint de manière semi-réalistique certaines absurdités qu’il observe, illustrant un délire très personnalisé sur les mœurs et coutumes de personnages du quotidien, caricaturant certains traits jusqu’au grotesque, ça décape et ça fait rire !

Des personnages récurrents, des têtes de caniche, des super-faux héros cotoient des rappeurs très bedonnants et fiers pouvant évoquer le ridicule de certaines attitudes, -on veut combattre le pouvoir, mais on est quand même bien assis dans nos fauteuils de grand-mère-

En effet, certains détails minutieux des expressions des personnages dans une mise en scène minimale laissent apparaître une sensation de résignation quotidienne pour accepter le pire tout en se vautrant dedans. J’aime sans conteste ces images de gros plein de soupe qui consomment joyeusement , sonnant comme une provocation faite à la doctrine du « toujours plus maigre »...

Les thèmes relatent des actualités politiques, ou se basent sur des affinités affectives, des coups de cœur personnels, cf Alain Lluch, personnage muse de l’artiste, auteur d’une performance de deux jours à Séville dans une banque où il a concocté sous le regard de tous les médias son pâté artisanal, un personnage qu’on a envie de connaître tellement il paraît irréel.

Il traduit en détails des anomalies souriantes, tels ces « pitufos tehuelche », hybridations entre un schtroumpf et une communauté d’indiens argentins, ou encore Sarkobruni installé confortablement dans un fauteuil aux motifs lys.

De ces hybridations de l’imagination galopante naissent certaines absurdités inattendues, telle cette pâté aux ogm qui transforme le toutou chéri en chipendale à tête de caniche qui rend amoureux la maîtresse de maison.

Pour les vignobles bordelais, il produit des étiquettes pour les bouteilles de vin, visages boursouflés et souriants au nez proéminant rougeoyant suggérant un usage effréné de l’alcoolisé breuvage.

Tourne en dérision des scènes quotidiennes, faisant grincer les goûts populaires criards le « mauvais goût » d’une communauté qui consommerait sans se poser de questions en vrac les chiens, MacDo, Séphora, Walt Disney, les jeux video, la télé, les canevas, …dans un joyeux foutoir joyeux !

Parce que les images valent mieux que le discours, sautez là d’dans !!

http://mrkern.free.fr/

Article paru le (01/01/2010) - Numéro : N°68 - Janvier 2010  

Un Bijou sous le rocher…

A la découverte du Label Talitres…
Durant le mois d’octobre, la carte postale « Cenon, le Rocher de Palmer » a pris place dans l’arène culturelle de la communication. Course effrénée où rien n’est laissé au hasard, inonder un maximum de lieux pour attirer le plus grand nombre…

« Future scène numérique des cultures du monde », le Rocher promet de belles rencontres, des expérimentations diverses et bien sûr une ouverture sur le monde.
Pour nous donner un petit aperçu de ce qui nous attend en 2010, le pôle culturel a eu pour ambition de nous faire saliver un peu plus en nous invitant à une soirée « avant les murs » le 27 octobre dernier.
Et c’est là que nous pouvons tirer notre chapeau car Palmer a choisi un partenaire associé aquitain de qualité pour assurer la prog’ musicale de cette soirée.

Ainsi, le label bordelais Talitres, fondé en 2001 par Sean Bouchard, a obtenu carte blanche et en a donc profité pour présenter « trois artistes représentatifs de l’identité de ce label ».
Deux américains, Be My Weapon et Stars Like Fleas, et un anglais, Ralfe Band, ont su cueillir par surprise le public du Rocher grâce leur pop bucolique, leur folk et leur free-jazz pop improvisée.
Talitres Records, label discographique indépendant, alimente son catalogue d’artistes anglo-saxons pour l’essentiel, tels que Emily Jane White, The Organ, les Walkmen, Swell et bien d’autres, …mais également de jeunes talents français prometteurs comme Thee, Kim Novak ou That Summer.

Inutile de vous le dire, pour de belles découvertes pop/rock/folk de qualité, vous pouvez parcourir, lire, écouter, trifouiller le site de ce label qui porte également la casquette de tourneur et représente le label allemand Glitterhouse sur le territoire français.

http://www.talitres.com

LoupiOte

Article paru le (01/11/2009) - Numéro : N°66 - Novembre 2009  

- Petit Pois Carotte feat Mr M -

Du Nouveau dans le Potager Electro!
- Dossier de presse :
Si Vadim est resté bloqué en Jamaïque, Petit Pois Carotte lui, est resté bloqué en enfance !
Le nez collé sur la nappe à carreaux de la table du dimanche, il écoute les grands d'une oreille distraite et continue à se raconter des histoires avec ses jouets, des jouets qui font piou-piou, bip-bip, tchaka-boom... PPC fait sa petite tambouille et vous invite à goûter ses frites en pâte à modeler sonores, alors prenez place à la table de mémé et desserrez votre ceinture !

- P.P.C :
Presque un Pirate, le Client ! Et ça Pille la Pop Culture, et ça Patauge Pépère dans le Clubbing, voilà le PPC Prêt à Poncer du Cérumen !
Low-beat, down-tempo, autant de recettes que le Parfait Petit Chef accommode dans son Périlleux Programme de Cuisine, Pour le Plaisir des Curieux des papilles auditives.
Quand les Poseurs se la Pètent Conceptuel, PPC Préfère Proposer ses Coquillettes, un Pur Produit de Consommation pour les Puristes du Pop-lock et des Cabrioles !
Pétri à la Playstation dans le Canapé, Pendant que Papa va au Charbon, Petit Pois Continue à tracer son Propre Petit Chemin, Papillonnant du PC au Clavier, Pour Plaire à ses Contemporains qui Prolifèrent sur les Pistes des Clubs...

- Citations :
« Ah, manger des fraises tout nu avec son poney en écoutant Petit Pois Carotte, peut-on connaître sur cette Terre une joie plus pure ? » (Petit Poney club)
« Dans la vie, il y a ceux qui ont un petit pois, et ceux qui carottent. Toi, tu carottes. » (Sentenza Petipoa in « Le bon, la brute et le petit pois »)

.Le Baron Zilief.


Ni une ni une deux, je suis allée sur le myspace de PPC pour tenter d’en savoir davantage : surprise ! L’univers décrit un peu plus haut n’est plus, le son Abstract Hip hop électro pose une ambiance sérieuse, profonde évoquant des souvenirs tantôt heureux tantôt mélancoliques, soutenue par des vidéos en noir & blanc devant lesquelles on ne peut rester impassible.

= Le Son par l’œil et l’œil par le Son =
La collaboration entre Petit Pois Carotte et Mr M s’est faite naturellement, après avoir passé plusieurs soirées ensemble, les deux petits garçons s’amusent bien, ils sont adeptes des jeux vidéos, partagent des goûts musicaux et c’est ainsi qu’ils commencent à travailler ensemble sans presque s’en apercevoir !
Mr M a une passion pour l’image animée et avait déjà réalisé en 2002 un premier court-métrage où transparaissent toutes ses influences et son goût pour la magie de Tim Burton. Il y a un an, il cherchait un nouveau lien sonore avec son image et a alors formulé une requête auprès de PPC.
De son côté, PPC, adorant jouer avec différentes bases de son et lignes rythmiques, créant ainsi un univers sonore bien à lui, cherchait un moyen de raconter des histoires.
Ainsi naquit Petit Pois Carotte feat Mr M où la liberté de création de chacun est respectée
et admirée !

Musique Narrative //
Le début d’un morceau de PPC correspond presque toujours à « un moment de ma vie, à
un délire » qui crée une « petite mélodie dans ma tête que je vais avoir pendant deux semaines jusqu’à ce que je la crée » pour la ranger dans un tiroir et mieux la redécouvrir et la travailler par la suite.
PPC qualifie sa musique de « de pâte à modeler sonore », s’amusant à bidouiller, bricoler, modeler les notes pour nous raconter quelques récits.

http://www.myspace.com/petitp0iscar0tte

+ Vision d’un Monde +
Les vidéos clips de Mr M, inspirés par la science fiction pour la plupart, nous confrontent à un univers en perdition, la déshumanisation et la disparition de la nature composent des images qui réveillent notre conscience et apportent une nouvelle dimension à la musique de PPC.
On ne peut qu’être sensible à la vision de cette poésie désenchantée qui s’adresse soudainement à l’enfant que nous étions.

http://www.myspace.com/matiasse

*** A Voir au BT.59 le 5 Novembre ***
Au final, PPC et Mr M nous offrent le plaisir de partager leur projet sur la scène de Bègles en première partie de Dj Vadim à 20H30!
Pour démarrer la soirée, les deux adulescents nous invitent à une session introspective pour peut-être finalement nous faire mûrir un peu plus…

Il s’agira ce soir-là de sonder les méandres d’une bouillante marmite musicale posée sur une plaque chauffante d’imageries poétiques.


LoupiOte ou comment je redécouvre la saveur des petits pois carottes!


Article paru le (01/11/2009) - Numéro : N°66 - Novembre 2009  

Sous la Tente chez Christophe Massé

Vive l’Art en Vie-ve l’Art en Vie-ve l’Art en …
Si vous tapez « Christophe Massé » sur le web, le premier lien vous mène au blog d’une personnalité politique de Marseille, un homme passionné par la lecture, le vélo et la course à pied, dont le slogan est « continuons ensemble ». On y apprend qu’en mai, les associations locales ont organisé une « Journée Souvenir Jean Massé » avec un programme d’activités ouvert à tous comprenant une foire aux bestiaux et à la brocante, et un concours de boules organisé par les « Boulomanes Gombertois » …
On s’éloigne un peu du sujet.

Christophe Massé, celui que je connais, a son atelier au 28 Rue Bouquière à Bordeaux…lui aussi pourrait affirmer un « continuons ensemble », dans un autre domaine, celui de la lutte pacifique pour l’indépendance artistique, de la rencontre approfondie avec l’autre.
Il dit « je suis peut-être un peu parano » et « je suis pas très drôle comme personne »…A un moment, il me montre là où ça se passe, sous la tente, c’est une pièce, remplie de ses personnages, même tête motif qui revient, obsessionnel, en peinture, sur du carton, du bois, du recyclé, du brut…Et là j’ai une sorte de flash, je le vois comme dans un tableau où il apparaît en relief, en 3D plutôt, et derrière lui tous ses personnages statiques, qui l’illustrent, il confirme, les personnages c’est lui.

Ça peut être aussi des spectateurs…c’en est presque angoissant tous ces visages anonymes et familiers en même temps inscrits dans un espace clos. Aller Sous la tente, ça n’existe pas en fait, -pas vu de piques et de toiles, rien-une métaphore plutôt, ça ressemble bel et bien à un territoire absolu de résistance, mais lui l’interprète aussi comme un acte lâche, le fait de se réfugier, ne pas vouloir participer…le sens évolue au fil des passages des artistes, un projet au long cours, pour la pépinière artistique bordelaise et européenne…

Depuis plus d’un an, il invite un artiste, chaque mois, à investir cette pièce, -qui devient laboratoire, yourte, refuge,- à y créer son espace original, en s’adaptant à la configuration du lieu et des œuvres présentes. Parfois l’œuvre, inédite, est créée dans la journée même, et s’inaugure le soir, parfois s’élabore sur le mois. Ça existe juste une journée ou un soir…
Il donne ainsi la parole à des personnalités qu’il soutient, qu’il admire, ou au hasard d’heureuses rencontres, leur donnant un espace intime de liberté fulgurante. La magie c’est l’éphémère de la création, l’art présenté n’existera que pour ceux qui auront constitué le passage, et restera dans le souvenir…
On a pu y voir autant d’individualités différentes que de disciplines artistiques…c’est un musée intimiste, qui n’existe que par la volonté des personnes et pas de support matériel ou institutionnel.

Entretiens et consultations 8 heures d’affilées avec des passants pour adopter des chaussettes, (Marlaine Bournel), des lectures de poèmes d’un auteur Majorquin par Anne Calmels, l’attente latente, installation aux encres et sonorités par Anne-Dubois Kremer , les personnages comme des enfants douloureux sur des cartes accrochés sur du fil à linge (Anne-Gaelle Ponche) et la toute récente performance live musicale des compositions électroniques de Martial Bécheau et…encore d’autres fragments de prises de paroles poétiques passées au fil des mois.
Ça se passe le 28 de chaque mois.

L’amitié comme valeur fondamentale, l’exigence artistique, l’humanité, la défense de sa liberté et de celle des autres…je crois bien avoir rencontré, dans la discrétion, propre aux perles, un personnage.

Sources d’information… : Atelier partagé avec Malvina Lawrie (bijoux) et Carine Tarin (céramiques) au 28 rue bouquière, entrée libre du lundi au samedi.


blog Christophe Massé http://tetes.canalblog.com/ ou http://toffer.canalblog.com/ où il est notamment question de l’EVENToffer , premier festival individuel… !

Blog Sous la Tente http://surface2rep.canalblog.com/


Article paru le (01/10/2009) - Numéro : N°65 - Octobre 2009  

Andoni Aguirre en concert

Vous n'avez peut-être pas encore entendu parler de ce jeune pianiste? L'occasion d'aller l'écouter est pourtant à ne pas manquer: Andoni Aguirre se produira le 5 Septembre à 20h à la Chapelle Sainte Catherine à Ustaritz.

Petit zoom tout d'abord sur le parcours de ce pianiste bayonnais: Andoni Aguirre débute le piano à l'âge de 6 ans et remporte les prix de piano et musique de chambre au Conservatoire Maurice Ravel sur la Côte Basque.
Remarqué par Thierry Huilliet, pianiste concertiste et compositeur français, il travaille dans sa classe pendant trois ans au Conservatoire National de Toulouse, obtient son prix de perfectionnement de piano et se consacre au répertoire de sonate violon- piano auprès du duo Esprits Nomades composé de Clara Cernet et Thierry Huilliet.

En 2005, il est admis premier nommé à l'unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il étudie aujourd'hui le piano en master auprès de Bruno Rigutto et Fernando Rossano, mais aussi la musique de chambre en formation supérieure auprès de Claire Désert, Ami Flammer et Yovan Markovich.

Lauréat de concours internationaux (3e Prix du Concours San Sebastian, 1er Prix du Concours Musical de France), il est soutenu chaleureusement par des pianistes tels que Bruno Canino, Brigitte Engerer, Boris Berezovsky, Anne Queffelec, ou encore Jean- Claude Pennetier.

Il se produit dans de nombreux récitals et festivals en soliste et en musique de chambre en Europe (France, Suisse, Pays- Bas, Espagne). Lauréat 2009 de l'Académie Internationale de Musique de Lausanne, il enregistre pour la RSR (Radio Suisse Romande). Lauréat de la Fondation Meyer, il obtient également le Prix de Piano Drouet- Bourgeois 2008 de la Fondation de France.

Sa tournée Corse- Méditerrannée 2009 soutenue par « Piano Pulsion » et « La Clique Production » a été saluée unanimement par la critique. Soutenu par la fondation culturelle américaine NABO (North American Basque Organization) et l'ICB (Institut Culturel Basque) il impulse le projet « BasQlassics » et prépare actuellement une série de concerts aux Etats Unis (2010), et en Argentine (2011) dédiée à M. Ravel, P. Sarasate, I. Albeniz, E. Granados, M. De Falla, et K. Szymanovsky.

Au programme ce 5 Septembre donc, une très belle oeuvre du répertoire baroque que représente le Concerto Italien BWV971 de Bach; puis trois oeuvres du répertoire romantique:

-les Six pièces pour piano op.118 de Brahms écrites en 1892 et dédicacées à Clara Shumann en son amour pour elle... une oeuvre pleine d'émotions dans laquelle déteint à la fois la tendresse et la passion qu'a pu avoir le compositeur pour cette femme;

-Kreisleriana op.16 de Schumann composées en 1838, huit pièces, toutes liées par une affinité thématique... elles illustrent tantôt le calme, tantôt l'orage et reflètent le caractère houleux, sinon l'instabilité maladive, de Schumann, mais aussi peut être les conflits intérieurs d'un homme et d'une femme épris l'un de l'autre (en référence à l'amour du compositeur pour Clara Wieck, pianiste de neuf ans sa cadette), voire la passion de Schumann pour le romantisme littéraire;

-et enfin le Nocturne op. 32 n°1 de Chopin, une des 21 pièces pour piano seul composée entre 1827 et 1846, le Nocturne est considéré comme l'une des oeuvres pour piano les plus courtes de l'époque romantique et chacun d'entre eux sont de petits joyaux!

Article paru le (01/09/2009) - Numéro : N°64 - Septembre 2009  

GRS CLUB

Musiciens et compositeurs émérites, les deux acolytes du GRS CLUB , Bérénice et Manuel, font vibrer les salles de concerts à travers la France entière depuis quelques temps déjà.

S'inspirant de tout ce qui leur passe par la tête et les oreilles, ces deux Bordelais itinérants ne manquent pas une occasion de nous faire voyager avec eux, à travers leur musique Electro-Rock, flirtant avec la pop 80's et les plus planantes des compositions contemporaines.
Les guitares rythmiques funky et la voix racée de Manuel fusionnent parfaitement avec les lignes de basse groovy et le chant de Bérénice, ainsi que les batteries non moins efficaces de Jonathan.

Après avoir rodé leur musique en tournée, ils décident d'enregistrer et de produire leur premier EP "Galaxy Rainbow" en 2008 et collaborent avec des producteurs comme Carabine et Just a Band.

Un renouveau pour la scène française qui ne tombe pas dans les clichés et le clonage de genre... A écouter de toute urgence!!!

Vous pouvez les découvrir et suivre toute leur actualité sur leur page Myspace (http//www.myspace.com/grsclub).


Article paru le (01/06/2009) - Numéro : N°62 - Juin 2009  

Quand la 3D débarque à "Arrêt sur l'image"!

Ce mois- ci, la Galerie "Arrêt sur l'Image" nous propose du 26 Mai au 13 Juin une exposition d'images en 3D de l'artiste Roberto Giostra, accompagnée par le livre "Tokyotoy".

La dimension en 3D de ces photos provoque une sensation de nappe de brouillard, et nous donne envie de se plonger dans la photo comme pour passer dans un autre monde. C'est une sorte d'invitation au voyage que nous propose Roberto Giostra, à la découverte d'une quatrième dimension...
Grand voyageur, il passe de la chambre photographique où le sujet devient l'auteur de sa propre image, à la photo en relief.

Une exposition troublante, qui change notre perception des paysages, de la nature, de la ville... une mise en relief des détails de l'environnement japonais.
Un évènement original à ne pas manquer en ce mois de Juin.

Article paru le (01/06/2009) - Numéro : N°62 - Juin 2009  

Interview exclusive de GERARD PAUPIETTE

La star incontournable de la scène underground bordelaise...
Sur une belle terrasse ensoleillée, place Camille Julian, où les lunettes de soleil rivalisent entre elles, Gérard s’approche, i-phone à l’oreille, cigarillo au bec, vêtu d’une veste en cuir croco sur un t-shirt jaune fluo à l’effigie de la Reine d’Angleterre…Ses tongs à hologrammes claquent sur le pavé bordelais…Bref un musicien du quotidien.
Le voilà face à nous pour nous ouvrir les portes de son art, dont il parle en toute simplicité.

M&M- Gérard, tu as l’air fatigué…Comment s’est passé le concert que tu as donné hier soir à l’occasion du « Tremplin Restaurant Universitaire » au Village 3 ?

Gérard Paupiette- Alors déjà c’est vrai que l’ambiance de départ était plutôt cool wave, avec des penchants de disco satanique…Ce sont en effet les influences du groupe précédent « Stéphane Champagne et ses Nymphettes » qui a ma foi bien chauffé la salle pleine de jeunes estudiantins dénués de toute culture…Mais j’avoue que ce glacis de cool wave sur un lit de septième diminuée m’a mis en appétit et a réveillé en moi le lyrisme verdien et le romantico-rock-trash qui ont bercé mon enfance.

M&M- On a pu déceler chez toi un goût pour le show et les chorégraphies décalées : tu danses le neo-rockabilly-retro-pop et le flamenco-fusion-catho je crois ?

G .P .- Oui en effet . Je peux dire que mon apprentissage de la chorégraphie a commencé avec le fameux boys band « Les 2 be 1 for 2 to be 4 » que ma sœur écoutait à fond les ballons dans sa chambre et que je subissais contre ma volonté. Moi à l’époque j’avais commencé la fac d’ethno-musicologie et je me concentrais sur mon mémoire dédié à la problématique du « neumisme afro sur fond de musique de troubadours ».

M&M- Tu as donc eu une jeunesse difficile, Gérard. Mais quelles sont au fond tes véritables influences ? Pourrais-tu nous en dire plus ?

G .P.- Avec plaisir. Un soir, alors que je rentrais de mes cours en écoutant dans mon balladeur cassette une illustration majeure du Xénakisme ardent et sa modalité, qui, comme vous le savez, s’appelle aussi Mouvent Neo Sériel Décadent, je passe devant une salle de concerts.
Je ne savais pas encore à ce moment précis que cet événement allait être le déclencheur d’une reconversion musicale ! Ecoutant à ce moment les « Scratchs et Cuts Autour de 4 :33 de Silence », les vibrations de la salle me lancent comme un appel. Je me débarrasse alors de mes écouteurs et me décide à entrer. Une soirée pleine de révélations s’offre subitement à moi. Je me rappelle de toute la succession des groupes comme si c’était hier…
Sur scène, j’ai pu d’abord voir « Richard Gere et ses Cosmonautes », qui m’ont impressionné par leur maîtrise du free-acid-jazz-neo-contemporain, mais aussi les « Diab’less Enragées » succédant à « Super Pintade et son Delirium en Fanfare »…
Par la suite, l’accordéon diatonique de « Sexe, Bière et Accordéon et M.A. Kramée » a servi de prélude à « René chante faux pour emmerder ses voisins » qui a explosé les oreilles de la salle…
Mais le grand moment de la soirée, celui qui m’a véritablement révélé par son côté trash punk, a été l’arrivée fracassante de « Fuck Correctly en Majeur », « Le 1664 de trop », « Jane Crazy et les Crétousses Festives », sans oublier les « Tapiké Téclop Atammer ».
Je dois dire que même si le trash punk n’a pas vraiment fait l’unanimité, tout le monde a finalement trouvé son compte avec les deux derniers groupes plus soft : « Bertrand Pas Cantat » et « Le Trio Philarmonique de la SNCF et ses Contôleurs »…

M&M- Merci Gérard pour nous avoir parlé de ta passion et pour nous avoir un peu plus éclairé sur tes influences. Compte sur nous en tous cas pour venir te voir à ton prochain concert qui se déroulera à Auchan Lac, Porte 4, à l’occasion de la promotion de ton nouvel album : « Fous le dans l’caddie ».





Article paru le (01/04/2009) - Numéro : N°60 - Avril 2009  

La Chanson du Dimanche

La Chanson du Dimanche est un duo parisien formé en février 2007 et composé de Clément Marchand (guitare et chant) et Alec(xandre) Castagnetti (synthétiseur et chant).
Ils se sont rencontrés pendant leurs études supérieures d'ingénierie en télécommunications, diplômés de la promotion 1999 de l'école Télécom Paris, et ont quelque temps travaillé dans le consulting.

Clément est aujourd'hui professeur de maths et Alec est scénariste, intermittent du spectacle, co-réalisateur du film L'Incruste avec Frédéric Diefenthal. Avant de lancer La Chanson du Dimanche, les deux hurluberlus étaient membres du groupe "Beaubourg".

La Chanson du Dimanche a été popularisé notamment par Dailymotion, Youtube, et MySpace, en diffusant chaque dimanche une nouvelle chanson drôle et percutante sur la société et l'actualité. En décembre 2007, leurs clips avaient été vus près de deux millions de fois.

Ils pratiquent aussi la scène, musiciens avant tout, et sont passés cette été dans la région... pour revenir le 17 octobre à la Rock School Barbey.
D'ici là, c'est concert en ligne... tous les dimanches... sur http://www.lachansondudimanche.com

On en reparlera le mois prochain, et d'ici là: La pèche!




Article paru le (01/09/2008) - Numéro : N° 55 - Septembre 2008  

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Happen
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