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  Théatre  


Les Chantiers Théâtre de Blaye et de l'Estuaire.

Du 20 au 29 août


Festival d'auteurs avant tout, laissant résonner autour de l'Estuaire, au pied de la forteresse, le cri des poètes d'hier qui ne saurait s'éteindre, et de ceux d'aujourd'hui qui porte déjà loin sa colère et ses espoirs. Shakespeare, Cervantes et Beckett viendront ainsi hanter la citadelle de leur parole inoubliable tandis que nos contemporains écorchés et grandioses (Mateï Visniec, Mohamed Kacimi, Wajdi Mouawad, Dario Fo, Ariane Mouchkine, Thomas Bernhard et tant d'autres...) la rempliront de leurs murmures et de leurs clameurs.

Tout commencera par une oeuvre noire, mais aussi rouge, blanche, superbe, dramatique de l'auteur franco-roumain à qui ce festival est dédicacé : Mateï Visniec : Le mot progrès dans la bouche de ma mère sonnait terriblement faux. L'oeuvre traite des bouleversements en Europe de l'Est lorsque le néo libéralisme est arrivé telle une vague qui recouvre tout sur son passage et des incompréhensibles conflits qui ont ravagé les Balkans peu après. Comment faire le deuil des fantômes, quel progrès pour les survivants, autant de questions semées dans cette tragédie fantasque au rire éclatant et triste si propre à ces pays.

Le fil suivra son cours avec la compagnie Par les temps qui courent une œuvre de Dario Fo : Johan Padan à la découverte des Amériques, retraçant les rocambolesques aventures d'un roublard italien débarqué en Amérique pour sauver sa peau et emporté dans un rôle de héros bien malgré lui qui l'oblige à libérer les indigènes du joug espagnol, lui qui lâche et veule, ne cherche qu'à survivre.

Dans la même ligne belle et grave une soirée sera consacrée à Mohammed Kacimi, dramaturge et romancier ayant beaucoup écrit avec un humour et une poésie décapante sur l'Orient, les guerres qui le dévastent, la condition de la femme, la question de l'exil, et de la transfiguration culturelle et linguistique qui en découle. Il lira quelques passages de l'Orient après l'amour qui présente un voyage autour de l'intégrisme : « ce fléau qui commence quand l'homme perd le sens de l'humour », et un nouveau spectacle intitulé Que dire en faisant l'amour ? qui dessine une mélancolique et hilarante réflexion autour des forums, ces espaces anonymes de discussion où l'on échange solitaire autour d'un film, d'un problème sexuel ou d'une panne de machine à laver.

D'autres histoires terribles et grandioses raconteront le courage d'aristides de Sousa, consul portugais à Bordeaux ayant sauvé trente mille réfugiés pendant la seconde guerre mondiale en leur octroyant des visas pour le Portugal contre les ordres du dictateur Salazar, ou le destin des révoltés du Bounty réfugiés sur une île déserte où l'on découvre vingt ans plus tard que les hommes se sont entretués laissant les femmes et les enfants seuls.

Je ne présente pas les oeuvres déjà bien célèbres qui seront jouées en cette fin d'été telles que Oh les beaux jours et Fin de partie par le maître incontesté du théâtre de l'absurde : Samuel Beckett, Tempête d'après Shakespeare, Somewhere in La Mancha d'après Cervantes, sans oublier Visage retrouvé par la rockstar actuelle du théâtre, j'ai nommé Wajdi Mouawad.

Par delà ces grands noms qui bouleversent de par le monde, le festival demeure la vitrine de la création en région, et l'un de ses moteurs, en ce qu'il présentera des œuvres commandées à des auteurs locaux, réalisées en résidence. Ainsi pourra-t-on voir le projet des petites comédies de l'eau qui réunit trois auteurs aquitains et une compagnie habituée à travailler vers l'international, la Compagnie de la Gare ainsi que le projet Vues d'ici qui met en relation inversement l'auteur de dimension nationale Noëlle Renaude et une équipe d'Aquitaine.

Dans ce même esprit d'aide au développement théâtral, le festival a lancé un gros projet à dimension territoriale avec la compagnie L'Oeil de la percée implantée à Saint-Ciers de Canesse en l'aidant à monter Mephisto de Klaus Mann, adaptée pour la scène par Ariane Mouchkine. Ce spectacle formera l'un de nombreux temps forts de cette semaine, retraçant le parcours d'un intellectuel dévoyé qui a fait le choix de pactiser avec le démoniaque régime nazi..

Et parce qu'ici l'on ne fait rien sans une touche de gastronomie, toutes les rencontres avec les auteurs seront imbibées d'une dégustation de vins de Blaye Côtes de Bordeaux.

J'oublie de nombreuses représentations et de nombreux artistes qui ne me le pardonneront pas, mais qui, je le sais, verront leur salle comble une fois que vous vous serez rués sur ce magnifique festival de théâtre, déjà fort de son expérience de vingt ans, qui ravive l'Estuaire et le colore en l'espace d'une dizaine de jours, tel un point d'exclamation fantastique pour conclure la saison.

Du 20 au 29 août, entre 0 et 15 euros en fonction des spectacles.
Retrouvez la programmation en détail sur http://www.chantiersdeblaye-estuaire.com


Cécile Eveno




Article paru le (01/07/2010) - Numéro : N°74 - Juillet-Août 2010  

Identité sans Terre, Cie L' Art Hache Scène à La Caserne Niel

Dans le cadre du très attendu, désiré et désirable Imaginez Maintenant, la compagnie L’Art Hache Scène présente, le 2 et 4 juillet, la création Identité Sans Terre à l’intrigante et lunaire Caserne Niel.

Un spectacle original, un électron libre parmi les propositions artistiques et théâtrales en circulation. Ici, il s’agit moins d’une représentation que d’une expérimentation, d’un laboratoire à corps ouverts, d’un réel carroyage physique, sensoriel et affectif qui tente de décrypter, de tester, de gratter les turpitudes et méandres de l’Homme, de sa relation à l’Autre, des pressions bouffantes de la société contemporaine, de ses rigides fluctuations, de ses inexactitudes, de ses incompréhensibles anachronismes et futiles contre-sens. La Compagnie l’Art Hache Scène crée, donne à voir une zone de transit, de déconcertante incertitude où plus rien n’est figé, où tous les écueils convenus deviennent instables, mouvants et où les notions inhérentes à la frontière, aux démarcations (corporelles, morales, intimes..), à l’empêchement sont remis à plat, exposés, jetés en pâture aux yeux de tous pour mieux les interroger, les appréhender, les capter, les ressentir. Ici, on affirme moins que l’on interroge. « Comment se sentir exister, alors que nous sommes retranchés au sein de limites, qu’elles soient intimes, politiques, géographiques ? A quoi sert une frontière ? A quoi profite-t-elle ? Pour qui, par qui sont-elle crées ? »

Le spectre de l’homme lessivé, malmené, trituré, passé avec une violence affreusement banale au karcher, au rouleau compresseur est au centre de ce travail d’équipe, mutualisé, « polennisé » autour d’un seul et même enjeu. Il s’agit d’un spectacle polymorphe, profondément multiple et pluriel qui oscille entre fiction, témoignages, textes interprétés, interludes vidéastes, musicaux, entre théâtralité, réalité et moment de partage, où le corps, la chair sont clairement engagés au service d’un texte, d’une écriture, d’une réflexion.

On le comprend, il est bel et bien question d’un spectacle avec une mécanique particulière, singulière, bien huilée certes, mais où rien n’est jamais acquis, où la boucle n’est jamais bouclée. En effet, on a davantage à faire à un processus, un « work in progress » quasiment, qui évolue au gré des rencontres, des résidences, des répétitions publiques qui agissent alors en résonnance, en écho aux réactions, aux apports des « spect-acteurs ». On peut presque parler de « puzzle » insaisissable, poreux, de pièces détachables, interchangeables dépendantes d’un lieu, d’un contexte, des hommes, des femmes qui l’habitent à un instant T. Il s’agit réellement d’une manière autre de penser, de fabriquer main un art théâtral contemporain, investi et engagé. Un spectacle, un projet, une démarche, une approche qui ne dépareillent avec un évènement tel qu’Imaginez Maintenant. Le public est profondément happé, déboussolé, bouleversé dans son rôle de public lambda. En effet, une ombre, une vague de défiance imprévisible et rude planent sur le plateau, où le regardeur habituellement distancié, mis à l’écart est impliqué, testé, pris à parti et largement interpellé pour tester en prise directe les vicissitudes des hommes clivés, situés dans un permanent entre deux, partout et nulle part à la fois. Un spectacle hors des normes donc, hors des sillons (pré)tracés qui transcende certaines convenances, codes et rituels propres au théâtre contemporain.

Un spectacle à découvrir, à tester, à oser, allez-y, débarrassez vous de votre pudeur et lancez vous. Rendez-vous le 2 et le 4 juillet à la Caserne Niel.

D.M

Identité Sans Terre
Cie L’Art Hache Scène
Pour avoir davantage d’informations sur l’actu de la Cie, consultez le site www.art-hache-scene.com/
Le 2 juillet à 20h30 et le 4 Juillet à 17h30 à La Caserne Niel.




























Article paru le (01/07/2010) - Numéro : N°74 - Juillet-Août 2010  

Un Festacle pas comme les autres !

La 7ème édition du Festacle va vous donner du fil à retordre… Événement porté depuis 2003 par la compagnie Akasha, en communication-réalisation avec la formation « Temps d’M-Espace pour l’acteur ».

Du 16 au 19 juin à partir de 21h au Studio Akasha se croiseront trois spectacles et un film documentaire. Festival qui se veut contemporain, qui vacille entre émergence et professionnalisation. Tout est question d’équilibre et d’harmonie, tout semble nous inviter à une soirée riche en émotions. Les spectacles vont se succéder en l’espace de quatre soirées uniques et inédites.

Un seul point commun : La liberté de jeu !

Lieu de rencontres, d’échanges, de débats autour des créations. C’est l’occasion d’aller discuter, de converser et surtout d’aller prendre place sur un fauteuil tout chaud qui n’attend que vous pour profiter des spectacles et déguster sans modération les jeux d’acteurs. Les mots d’ordre : convivialité et créativité ! Il faut alors se laisser aller et profiter un maximum de moments intimes partagés avec les comédiens, tout cela allié dans une ambiance festive et complètement décontractée. Toutes les conditions sont réunies pour découvrir le lieu de travail, une équipe, un réseau professionnel…

Par le biais du festival, Akasha théâtre entend bien faire connaître le métier d’acteur, ses difficultés, ses joies et contribuer au soutient de jeunes artistes talentueux qui ont tout autant leur place dans l’univers du spectacle vivant bordelais.

Alors « Prenez vous au jeu ! » le temps d’une soirée au théâtre et venez découvrir ou redécouvrir ce festacle haut en couleur et aux effets physiques saisissants. Théâtre qui fait le choix d’être proche de son public, un théâtre multiple et ouvert. Et cela pour notre plus grand bonheur !
Singulier, dynamique, le festacle est un lieu d’une richesse en mouvement et nous propose des petites perles qui réjouiront nos êtres avides de sensations nouvelles. Vous aurez l’occasion d’y voir une « Fin de partie » de Beckett jouée par deux clowns rock’n’roll…Une adaptation du « Nez » de Gogol par un conteur burlesque qui pousse l’absurde à la jubilation : « Tu le crois ça ? ». « Une femme seule » de Franca Rame, solo pour une comédienne qui nous donne dans sa modernité la liberté d’être une femme… Le processus de création de l’acteur, la transmission entre metteurs en scène et comédiens dévoilés par un « film documentaire : un espace pour l’acteur » inédit…

Pour ceux qui sont curieux d’une expression différente, et tout simplement pour ceux qui on envie de passer une soirée émoustillante !

"M"B

Pour plus d’information : 05 56 58 77 45 – http://www.festacleedition7.blogspot.com
Akasha Studio
71 cours Edouard Vaillant
33000 Bordeaux

Tarifs : 10 euros

Article paru le (01/06/2010) - Numéro : N°73 - Juin 2010  

Merlin ou la terre dévastée de Tankred Dorst

« Il faut rêver le monde pour pouvoir l’habiter»
C’est en 1981 que Tankred Dorst, écrit Merlin ou la terre dévastée, une œuvre dramatique monumentale. Il y raconte la légendaire histoire arthurienne revisitée tel un échec des utopies, dans un monde qu’il compare, à l’aune du XX ième siècle, à une terre dévastée, celle de l’Allemagne post seconde guerre mondiale. Traduite par Hélène Mauler et René Zahnd en 2005, cette histoire sans fin aux rebondissements incessants bénéficie dès lors d’un rayonnement européen. Sous la direction de Dominique Pitoiset et Nadia Fabrizio, cette pièce de trois heures trente est interprétée par les élèves de la première promotion de l’ESTBA (L’école Supérieur de Théâtre de Bordeaux Aquitaine).

Nous les attendions avec impatience, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises places autour de la Table Ronde, ils y étaient donc tous, égaux… Sans rien perdre de la richesse de l’épopée, ils y explorent les frontières et les recoins du jeu théâtral, le métier de comédien, tout simplement. Ce vaste conte mythique, propice à incarner de nombreux personnages, s’avère dans ce contexte de travail d’école être joué telle une mise en abîme de leur expérience en formation, celle d’une quête artistique de 3 ans au sein de l’ESTBA. Le théâtre n’est il pas un parcours initiatique ?

Merlin, magicien druidique, fils du Diable et meneur du jeu, se joue du temps et rapporte le mythe de la Table Ronde à une dimension humaine et contemporaine. Garant de l'accomplissement du destin du royaume de Bretagne, il s’octroie néanmoins une lune de miel avec la fée Viviane laissant les braves chevaliers dans l’épreuve ! Guenièvre est un personnage aux multiples facettes : femme idéalisée, projection du désir charnel et des aspirations spirituelles, va évoluer tout au long de la pièce allant de la jeune immaculée, à la femme adultère esseulée, sombrant dans la résignation. Mordret, en dépit d’amour paternel et poussé dans les retranchements de son extrême violence, part à la conquête du pouvoir. Perceval, le grand dadet en culotte courte devient sanguinaire et mystique, plus chevalier que les chevaliers eux même.

L’énergie folle de ces chevaliers en sweet-capuche, garants d’un nouvel ordre du monde, donne au récit un rythme étonnant. Les personnages évoluent habilement dans leur caractère et dans leur costume au milieu d’un décor allant d’une table médiévale évoquée à la craie au canapé suédois. Les héros se trompent, doutent, aiment, trahissent, faillent, désespèrent, se battent, se lient d’amitié, se soudent, se perdent, désirent, espèrent et cherchent inexorablement le sacrosaint Graal ; « parce qu’il le faut » et qu’il en va de leur destinée.

Cette mise en scène foisonnante, si dense, donnant presque le vertige, fait de l’ombre à la dimension politique et philosophique de l’œuvre. Mais elle n’enlève en rien l’humour ironique et incisif du texte. Et comme la jeunesse sais bien le faire : ça danse et chante, ça swing en claquette avec candeur, sous une boule à facette. Il faut dire que la mise en scène de groupe privilégie leur talents multiples : le but était de déployer leur enseignement, leurs positionnements, leurs idées. Chaque comédien investi et engagé fût force de proposition. Les destinées personnelles des personnages s’inscrivent pleinement dans une cohésion forte.

Merlin ou la terre dévastée, le Grâal d’une génération ambitieuse loin d’être désenchantée. L’énergie et le talent d’interprétation des jeunes prodigues fut à la hauteur du projet. Un récit dynamique, une épopée, marathon passionnant, qui vous promet bien des surprises… Bravo et longue vie professionnelle aux jeunes comédiens.

LB

http://www.tnba.org

Article paru le (01/06/2010) - Numéro : N°73 - Juin 2010  

Places à gagner !!!!!!

2 places pour 2 personnes • « Dévêtir celle qui est nue et autre portrait de femme»
Du 19 au 22 mai à 21h à La Boîte à jouer.

Il vous suffit de répondre à cette question :
Quels sont les deux directeurs de la boîte à jouer?

Réponse à envoyer à l’adresse contact@happen.fr avec nom et prénom.
Un tirage au sort sera effectué le lundi 17 mai.
Bonne chance à tous !!

Article paru le (01/05/2010) - Numéro : N°72 - Mai 2010  

La boîte à jouer, un lieu atypique !

Situé au cœur du quartier populaire et dynamique des Chartrons, La boîte à jouer est un théâtre indépendant qui offre, sans conteste pour les spectateurs un lieu magique, chaleureux et intimiste tel un écrin présentant des bijoux plus beaux les uns que les autres. Avec un seul mot d’ordre, la passion, le théâtre est tenu par deux fervents défenseurs et passionnés de théâtre, Jean-Pierre Pacheco et Laurent Guyot qui ont fait de ce lieu, depuis 1989, un « incontournable » parmi les plus accueillants des scènes théâtrales à Bordeaux et marquent indubitablement de son empreinte le spectacle vivant aquitain.
Le théâtre s’organise autour de deux salles de spectacle – 40 et 60 places – et d’un espace de partage et de convivialité, de rencontre épicurien. Lieu de débat, de spectacle où les arts de la parole, de la discussion à la représentation théâtrale sont une des clés du succès de cette interface entre public et comédiens. Lieu où on se sent bien, où l’on peut s’attarder autour d’un verre oubliant la réalité et les petits désagréments du quotidien, une échappatoire, un instant pour nous, eux et avec tous les autres.
Se situant, de part sa programmation éclectique, à la croisées des chemins des spectacles dramatiques, musicaux, de cabarets voire même de la danse, La boîte à jouer a accueilli un grand nombre de compagnies/comédiens/musiciens devenus depuis nationalement reconnus. Ont traversé ce lieu mythique entre autres : Pierre Dubey, Laurent Rogero, Le petit théâtre de pain, La compagnie Tombés du ciel ou encore Noëlle Perna…Première scène bordelaise dédiée à l’émergence et aux jeunes compagnies, nombreuses sont ces dernières à avoir débuté sur les planches de La boîte à jouer.
Aujourd’hui, la boîte à jouer tient à rester un lieu de passage, un lieu repère qui inscrit ses actions dans la durée en se gardant le droit de soutenir la création émergente, innovante et en poursuivant la mission de démocratisation culturelle entreprise par André Malraux, au sein des premières Maisons de la Culture, une volonté de rendre accessible le spectacle vivant à toutes et à tous.

De plus et parallèlement à cela, le théâtre travaille sur le pan social et éducatif. Fortement impliqué sur le secteur de Bordeaux Nord, La boîte à jouer est à l’origine de collaboration avec les acteurs sociaux et culturels locaux, dont le Centre Social de Bordeaux Nord, l’Université Populaire, les Collectifs Bordonor – dont le théâtre est membre actif – et le Jardin de ta sœur. Ainsi, La boîte à jouer s’inscrit sur un territoire distinct en mettant en œuvre un certain nombre d’action en direction des populations des quartiers et participe au maillage des acteurs associatifs locaux. Des actions comme « Les p’tits Couch’tard » (haltes garderies culturelles) ont été créées dans une démarche de développement culturel et social pour que culture rime avec partage et lien social et pour que petits et grands soient satisfaits pour les uns dans un ailleurs culturel et pour les autres confiés à des personnes compétentes et généreuses.
La boîte à jouer, de part cette action, met en avant un milieu qui ne pousse que très rarement les portes d’un théâtre, un public en marge de la société, un « non-public » comme certains aiment à les appeler. Nous préférons le terme de public en difficulté. Le théâtre revendique lui-même « un public qui est prioritairement celui des personnes qui forment le tissu social et culturel de notre quartier ». L’intention de créer de telles actions a pour objectif de faire un pas de plus vers le décloisonnement de ces populations. La culture, et dans ce cas précis le théâtre, un moyen, le medium utilisé pour recréer du lien social et sortir des carcans d’un environnement souvent difficile. Comment décloisonner pour mieux reconstruire ? La Culture est-elle utile ? Oui, incontestablement OUI. La boîte à jouer en est la preuve…C’est dans cette logique, qu’elle a besoin particulièrement de vous, spectateurs assidus, occasionnels, ou futurs, un besoin tout autant humain que matériel au vue de la dure réalité qui pointe le bout de son nez depuis un certain temps déjà.

Je vous invite donc à venir découvrir ou redécouvrir ce lieu, à venir y faire un tour. Vous ne regretterez pas ce voyage dans les profondeurs féériques théâtrales.

M"B"

Plus d’informations sur le site internet : http://www.laboiteajouer.com

Du 19 au 29 mai, à 21h (du mercredi ou samedi) : « Dévêtir celle qui est nue et autre portrait de femme » par le théâtre de La Source (Bordeaux). Création d’après des pièces brèves de Griselda Gambaro, personnalité majeure du théâtre argentin, auteur de romans et de pièces traduits dans le monde entier, avec Chantal Ravalec, Carlos Loureda et Laurent Patanchon. Une mise en scène de Jean-Pierre Nercam.

« Chaque matin, seule à la maison, son mari parti, Renée s’invente une vie digne d’être vécue…L’après-midi, Renée, malgré sa vie misérable et ses échecs répétés, veut croire encore en son étoile… »

Du 3 au 5 juin à 20h30 : Le Cabaret déglingué « Frida ou Papa ? ». Créé en octobre 2009, à l’occasion des 20 ans de la Boîte à jouer, ce show déluré revisite avec humour le genre du « cabaret de papa ». Chansons, Théâtre, Danses et Musique, il y en a pour tous les goûts !

« La Grande « Frida » arrive à Bordeaux pour son show, avec les valises pleines de costumes et pour porter ses valises un frère et trois filles qu’elle a eues du temps où elle s’appelait Frédéric. Du haut de ses talons, cette ancienne vedette sur le retour mène son petit monde à la baguette. Mais cette fois-ci la baguette change de main et le show prend une autre tournure. »

Article paru le (01/05/2010) - Numéro : N°72 - Mai 2010  

Deux femmes et une cuisine suspendue…

Duel de femmes aux Colonnes!
Le mercredi 9 et jeudi 10 décembre 2009, les Colonnes de Blanquefort accueilleront la Compagnie des Lucioles pour un spectacle savoureux en bouche, léger, drôle et inventif créé en 2007.

« Duetto5, toute ma vie j’ai été une femme », rend compte d’un duel dialectique entre deux femmes, incarnées par Frédérique Loliée et Elise Vigier, où la performance verbale fait mouche et pointe du doigt la consommation et ce qu’elle fait de la femme.

Le texte, incisif, brut de décoffrage, n’est pas une énième dénonciation du féminisme militant mais plutôt une nouvelle approche critique qui choisit la voie poétique où se suivent tour à tour humour burlesque, confessions intimes et interrogations rythmées par de grands éclats de rire.
A chaque représentation, un vidéaste filme et monte sa vidéo, constituant à la fin 4 minutes de projection qui témoigne de ce qui peut être reproduit et de ce qui ne le peut pas.

La Compagnie des Lucioles, dont les fondateurs sont issus du Théâtre National de Bretagne à Rennes, a fait ses armes depuis 1994 avec pas moins de 30 créations à son actif. Fidèle à certains auteurs (Kaplan, Copi et Fassbinder entre autres), elle oriente son travail vers une écriture contemporaine avec un goût pour les montages ou adaptations et une ouverture de plus en plus prononcée vers d’autres domaines artistiques.

Pour le mois de décembre, la compagnie décide de nous confronter aux mots percutants et même décapants de Rodrigo Garcia et Leslie Kaplan pour passer l’hiver armés jusqu’aux dents!

* Loupiote *


Pour plus de renseignements: http://www.theatre-des-lucioles.net


Mercredi 9 et jeudi 10 décembre
20h30
Les Colonnes de Blanquefort
33290 Blanquefort

Renseignements et réservations:
http://www.lecarre-lescolonnes.fr et info@lecarre-lescolonnes.fr

Article paru le (01/12/2009) - Numéro : N°67 - Décembre 2009  

Recherche adhérents pour ateliers

Le Théâtre en Miettes propose un atelier adultes tous les mercredis de 20h30 à 23h , 40 rue Joséphine ( quartier Chartrons) avec 3 représentations à la fin de l'année dans la salle de spectacles 2 rue du Prêche à Bègles, pendant le Festival de la théâtrerie au mois de juin.

Merci de les contacter au 05.56.43.06.31

http://www.theatreenmiettes.org

Article paru le (01/11/2009) - Numéro : N°66 - Novembre 2009  

La rentrée du Glob


Le théâtre du Glob fait circuler son globe en ville, ballon géant accroché sur une sorte de vélo-char, petit monde porte paroles aux créations farouches et remuantes, pluridisciplinaires.
Guettez-les car ils viendront s’escapader hors les murs, à l’Utopia, chez Mollat ou encore dans des cafés atypiques.

L’équipe annonce sa programmation « what else ? », détournement autour d’un logo cafetière changeant selon les mois, humour humeur et « quoi d’autre »…
Ils affirment cette année leur engagement durable auprès -du lieu, qui malgré les prochaines mutations immobilières périphériques du BBB (Bastide Belcier Bacalan), garde sa place, et colle ses bureaux à la salle.
-et des artistes, en leur donnant notamment carte blanche sur 2 ans, comme le chorégraphe Faizal Zeghoudi.
La danse contemporaine, genre moins connu qui va peu à peu vers sa socialisation, s’est trouvé une place dans ce lieu, même auprès des familles, qui reviennent fidèles.
Des volontés et de nombreuses actions de partenariats se mettent en place, avec des organisateurs indépendants tels que Bordeaux Chanson, l’Adami pour la promotion de la danse…ou encore l’ONDA pour favoriser la circulation des œuvres.

Octobre/ Le Pas de la Louve par la Compagnie Mutine
Jusqu’au 2 octobre
Le conte et la danse au rythme des percussions donnent à voir aux enfants une féminité à l’état naturel, le corps et l’état maternel.

Le Festival Courants d’Airs par l’association Bordeaux Chanson
Du 8 au 10 octobre
Le Festival privilégie le dépouillement et l’intimité dans la découverte de musiciens auteurs francophones, dans la proximité qui s’établit autour de contes réalistes chantés et une simple guitare…Alexis HK pour parrainer ces petits mondes, avec son humour peuplé de personnages farfelus.

Aimez-vous Schubert ? + Figures
Du 22 au 24 octobre par Talents Danse Adami 2009
Il s’agit pour l’association de valoriser le rôle et le travail de l’interprète-danseur dans la création chorégraphique. A découvrir, 5 jeunes talents de la danse, chorégraphiés par Valérie Rivière (Cie Paul Les Oiseaux, Bordeaux) & Serge Ricci (Cie Mi-Octobre, Paris)

http://www.globtheatre.net/



Article paru le (01/10/2009) - Numéro : N°65 - Octobre 2009  

Le TNT : « Pour savoir, il faut prendre position »


L’évolution du projet du TNT est liée à celle de la politique et de l’art.
L’équipe veut affirmer sa place singulière en confirmant ses axes, en créant des connexions plus intenses entre les arts visuels et les arts vivants et en palliant au manque de cohésion entre les institutions et les associations.

L’ouverture à l’Europe s’intensifie cette année avec le réseau TransEuropeHalles qui permettra la mobilité d’artistes bordelais et slovaques au cours de projets de résidence et de créations collectives, et l’accueil de l’artiste allemand Andreas Liebmann qui interroge le « vivre en Europe » et la « mentalité européenne » en faisant déménager des habitants de métropoles européennes dans une ville imaginaire à la « Dogville » de Lars Von Trier.
Une nouvelle activité de recherche en politique culturelle autour du livre « Pour une autre économie de l’art et de la culture » permettra en débattant avec des acteurs culturels d’imaginer et mettre en place une économie solidaire de l’art.
Enfin, les supports de communication du TNT se voient renouvelés grâce aux graphistes de Docile et l’actualisation du site internet qui va devenir une véritable base de données et site ressources pour les partenaires, le public et les artistes.

Octobre/
Le Vent se Lève…Il Faro
1er Octobre, 20h30

La soirée d’ouverture du festival de Bègles « Les Rendez-vous de Terres Neuves » accueillera au TNT le collectif activiste de la culture hip-hop Il Faro. Cette soirée permettra de découvrir ou re- le groupe à 6 voix , aux textes percutants et drôles, qui a déjà collaboré avec le Wu Tang Clan ou Roots Manuva.
Le groupe revendique l’importance de l’échange et de la transmission, en créant activement des espaces de dialogue avec les jeunes et les populations délaissées dans les quartiers, des ateliers d’écriture, réalisations collectives d’albums.
Un évènement à dimension humaine, pour faire résonner et exister les valeurs de respect, solidarité et citoyenneté.

10 Octobre, 20h30/ 11 Octobre, 17h
Ecrire, c’est créer un lieu où on peut vivre/ Cie des Limbes

Dans le cadre du festival Lettres du Monde, qui invite à la découverte des littératures étrangères, la Cie des Limbes met en scène un triptyque tiré des écrits du dramaturge norvégien Jon Fosse.
La parole modeste, simple, minimaliste de l’auteur révèle dans ses silences les essentiels de l’existence, c’est un théâtre qui ne raconte pas des histoires mais un poème aux détournements multiples pour traverser des sensations et parvenir à des au-delà illimités.

23 et 24 Octobre, 20h30
Ça, quand même/ Maguy Marin et Denis Mariotte

Le TNT est fier de recevoir l’artiste Maguy Marin, chorégraphe de la Nouvelle Danse Française, qui choisit elle-même ses lieux en fonction de ses convictions…En effet, c’est un spectacle « coup de poing » qu’elle propose, polémique, où elle affirme de manière claire ses convictions. Sa parole et son positionnement sont très forts sur l’art et la société, elle questionne notamment la légitimité de l’art, dans une œuvre où l’on explore « l’être là », dans un temps et un lieu. La danse, la Non Danse, le théâtre de Samuel Beckett, les compositions multi-instrumentales pour réveiller nos consciences…

Réservations possibles en ligne avec de nouvelles possibilités tarifaires…

http://www.letnt.com/









Article paru le (01/10/2009) - Numéro : N°65 - Octobre 2009  

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