2009 s'achève bientôt et l'ombre d'une salle de concert nous hante encore et toujours…Que s'est-il passé ? Pourquoi nous priver d'un tel endroit ? Qu'avons-nous fait pour mériter un tel châtiment ?! …Telles sont les interrogations qui assaillent les jeunes et moins jeunes bordelais ainsi que notre équipe éditoriale : Pourquoi n'y a-t-il plus de Son'Art, espace associatif dédié aux pratiques culturelles telles que la musique, le théâtre, le spectacle Jeune Public ou encore les expositions???
L'enquête devait être faite auprès des discrets acteurs de cette salle qui, au fil des années, avait su s'imposer comme un lieu incontournable de la vie nocturne bordelaise. Ainsi, Marie & Nico ont bien voulu nous rencontrer et parler en toute liberté de cette triste affaire qui causa bien du chagrin aux adeptes du fameux combo son & bière.
Depuis plusieurs années, l'équipe avait multiplié les actions pour tenter de maintenir la barque à flot : un descriptif de la situation alarmante avait été publié par Sud-Ouest en 2006, deux soirées de soutien avait été organisées en juin 2007, mais rien ne se produisit : le Son'Art était voué à une noyade lente et sûre…ou « Le fabuleux destin d'un dynamisme artistique asphyxié » qui avait vu le jour en 2002.
L'administration avait tout d'abord dû se scinder en deux pôles pour assurer ses arrières : d'un côté l'association Fédération Hiéro Section Bordeaux (3€ = une conso!) et de l'autre une SARL créée en 2004, indispensable pour pouvoir investir grâce à des apports financiers exclusivement personnels, et par la même occasion, revêtir une crédibilité auprès des administrations et de la propriétaire.
Et on s'en doute bien, c'est sans surprise qu'on vous le dit : le Son'Art a disparu en raison de… problèmes financiers ! (hein heiiin, vous vous y attendiez n'est-ce pas ? Avouez !)
Difficile de faire face à des charges toujours plus lourdes, qui ne font qu'enfoncer le clou d'une situation précaire avançant tant bien que mal sur le fil d'un rasoir mal aiguisé…difficile de faire face aux nouvelles dépenses indispensables pour assurer la pérennité de la salle et qui causeront bien des déboires au Son'Art.
Ces dépenses comprenaient notamment des travaux d'insonorisation qui débutèrent en 2005 et qui, on se le doute, coûtent bien plus cher qu'une pochette surprise chez le boulanger ! Il avait fallu réorganiser la scène, les loges, les lieux de commodités, bref ! satisfaire la demande venant de la Commission de Sécurité de la mairie.
Et comment s'en sortir quand on sait qu'il fallut quatre ans à l'équipe pour obtenir 25% de leurs achats de matériels, soit environ 600€ pour « 5 ans d'activité, environ 150 concerts, 15 000 spectateurs et plus de 10 000 adhérents par an.»! Bien maigre apport pécuniaire de la part du Conseil Régional, du Conseil Général (conseil génial ?...) et de la mairie…Nous passerons sur ce sujet douloureux, épineux, fâcheux.
Et lorsqu'on demande à Marie et Nico pourquoi tout ceci a pris fin, leur proposition de réponse est assez inattendue, voire surprenante, intéressante…
Certes, les travaux ont déséquilibré la balance budgétaire mais à cela, il ne faut pas oublier l'accumulation de nouvelles situations circonstancielles : c'est déjà la nouvelle réforme de février 2007 qui vous/nous oblige à sortir dans le froid pour s'en griller une…pas facile quand « toute sortie est définitive » et qu'on a beau prendre sur soi : quand on est accro' (à cran) on ne change pas!
Et puis il y a l'effet boule de neige : une salle ferme et tout est dépeuplé ; on pense alors avec nostalgie aux soirées humides et chaleureuses rue Ste Colombe à l'Inca…entre autres…ou encore récemment à la soirée de soutien à la Mac pour le Bokal qui a aussi fermé ses portes depuis peu…c'est beau la solidarité !
Mais ça ne suffit pas! Et si le Son'Art déposa le bilan en 2008, c'est aussi à cause de la ville et de ses exigences musicales…En effet, selon Marie notre chère cité a toujours été sous l'influence des tendances du moment. Il était une fois une vague rock qui finit sa course en s'échouant sur le sable noir d'une plage désertée ! Et voilà que Bordeaux connaît aujourd'hui ses heures électro avant que l'horloge ne sonne le glas pour laisser la place à une autre mouvance (le bal musette qui sait !).
Et en effet, la belle endormie connaît sans cesse des renouvellements concernant ses sorties nocturnes ; il n'y a qu'à voir l'historique du Zoobizarre, ou plutôt de l'Hérétic, anciennement Le Plug pour constater que les proprios se suivent et ne se ressemblent pas !
Cependant, nous pouvons aujourd'hui nous réjouircar cette même équipe de joyeux officiers sous-marins, prompts au travail et toujours sur le pied de guerre, avait commencé à développer une activité en tant que « promoteurs de concerts » depuis deux années.
Ainsi, nous pouvons lire avec joie « Le Son'Art est mort… Vive Organ'Phantom !!! » sur la page du blog myspace de ce repère qui avait sorti de l'anonymat la rue Tiffonet (quartier de la Victoire…ses étudiants et ses bars !). Marie, Nico et Géraldine ont encore du mordant, leur volonté et leur passion n'ont pas de limite et ce, pour notre plus grande joie!
Organ'phantom est donc là pour reprendre le flambeau et toujours satisfaire nos oreilles avides de nouveautés, de qualité, d'ouverture musicale. S'il n'y a plus de salle, il y a en revanche des lieux bien heureux d'accueillir une programmation internationale et locale tels que le BT59 à Bègles ou encore l'Hérétic sur Bordeaux.
La programmation de soirées se fait selon des coups de cœur, tous les genres sont promus avec une attirance particulière pour les sons hybrides tout comme l'était la prog' du Son'Art …Fichtre ! Le passé c'est le passé, pensons Organ'phantom maintenant ! Allons de l'avant ! Mais comment oublier quand un 'phantom' nous souffle de multiples souvenirs à l'oreille ?!
Le mieux c'est peut-être de se confronter directement au nouveau bonheur, en allant jeter un œil attentif sur le site et se rendre compte qu'Organ'phantom c'est pas du pipeau ! Surfons sur la tendance du moment, même si Bordeaux aura toujours une vague ou deux de retard, profitons du savoir-faire de ceux qui savent encore exister dans la ville malgré les aléas…nourrissons-nous de leurs conseils musicaux et réjouissons-nous, comme eux savent le faire, de ce nouveau départ !
Ainsi voguent, voguent, voguent le son et l'art !!!
Vous reprendrez bien un ptit peu de cuisse de…jambon ?
Entre Bordeaux et Dijon, les idées fusent et ne meurent pas, dans la tempête insignifiante des nonchalances d'automne, des univers visuels comme des laitues saugrenues.
Dans le fracas d'une après-midi calme, quelques abréviations msniques avec l'artiste qui nous a élaboré la charte graphique !
Nous avons essayé un petit entretien assez spontané pour mieux comprendre le travail de l'artiste, en utilisant les moyens media de communication actuels comme le chat et sa mise en forme particulière.
Marina (Happe:n) dit :
je suis là
Caroline Cesareo dit :
pareil
je lisais en t'attendant
M. dit :
ok
ça va?
C. dit :
tranquillou
je profite du calme de dijon pour me reposer
M. dit :
dijon serait-il plus calme que bordeaux?
C. dit :
enfin faut pas que ça dure non plus
M. dit :
impossible
C. dit :
ahaha et si !
c'est une petite ville
M. dit :
oué mais on peut être tout petit et faire du vacarme!
C. dit :
ah oui tu veux dire comme ces petits êtres humains qu'on appelle des enfants
M. dit :
voilà!
la question est :
est ce que ton travail a
évolué
cet été?
en fait j'aimerai surtout qu'on parle de
ton wall painting
C. dit :
ok si tu veux
M. dit :
parce que j'imagine que c'est
une nouvelle étape
C. dit :
ma pièce majeure pour tout dire
la 1ere fois que je fais un truc à si grande échelle
M. dit :
voilà alors pourquoi?..tu peux me raconter le contexte
C. dit :
qui regroupe différentes choses
ça fait un moment que je voulais travailler en grand
le lieu, mon appartement s'est imposé de lui même
faute d'autre chose, et puis pour un premier essai, c'est "confortable"
M. dit :
d'accord
tu l'as d'abord imaginé sur tes murs
mais est-ce que tu n'as pas été "rebutée" par la tâche?
C. dit :
pas le moins du monde
c'est une fois les 2 pieds dedans que je me suis rendue compte que ce serait un peu plus difficile d'avoir le résultat imaginé
M. dit :
voilà!
tu t'y es prise comment
avec un logiciel si j'ai bien compris?
C. dit :
voilà
M. dit :
où tu pouvais voir les 4 faces?
C. dit :
au départ je voulais prendre en compte l'aménagement du salon, et après j'ai préféré travailler librement, en conceptualisant le dessin en infographie
oui tout
on pourrait imaginer que les formes vont au-delà des limites de la pièce
M. dit :
oui
C. dit :
mais j'ai pas fait le plafond ça aurait été étouffant
et trop compliqué à faire avec juste un petit escabeau
M. dit :
ou tenue par le moyen de la courte échelle!
par des amis aux bras costauds
..coupure de connexion
est ce que l'on trouve des répétitions de motifs?
C. dit :
oui, les cuisses de poulet, les fraises, d'autres moins reconnaissables parce que déformés
j'ai mes petits ingrédients fétiches
M. dit :
hé bien on arrive justement à cet ingrédient que j'affectionne, la fameuse cuisse de poulet
qui orne l'habillage de ce mois
pourquoi?
C. dit :
qui d'ailleurs est un jambon !
M. dit :
tu nous prends donc pour des jambons!
C. dit :
j'adore le jambon, c'est pas méchant
M. dit :
une cuisse de jambon alors
ça fait penser aux dessins animés
C. dit :
le jambon est un logo de portable que j'ai récupéré il y a qques années, aux beaux arts j'avais fait un travail à partir de ces logo
une pièce en carrelage "99%bitch"
M. dit :
enlève tes pare feux
C. dit :
bref en fouillant un peu dans mes dossiers je suis retombée dessus, et comme j'utilise bcp de formes liées à la bouffe, ça m'a semblé intéressant de l'intégrer
M. dit :
pardon je m'adresse à un autre interlocuteur
C. dit :
toi même
M. dit :
d'accord
un carrelage "bitch" .. ?
C. dit :
parce qu'il est pixellisé, c'est une représentation très artificielle et distanciée du corps
M. dit :
ah ..intéressant!
C. dit :
ben tiens
M. dit :
parce qu'au départ je voyais surtout
des formes organiques reconnaissables ou imaginaires
tu t'es donc éloignée du corps?
C. dit :
oui oui
enfin éloignée oui et non, c'est le sujet
mais j'utilise le dessin comme un filtre
M. dit :
c'est-à-dire?
C. dit :
ça dédramatise pas mal le côté gore
M. dit :
voilà justement avant c'était plus "gore"
C. dit :
pas envie de viscères sanguinolentes
M. dit :
de maladies..
C. dit :
c'est une façon d'apprivoiser cette peur oui peut-être
de mettre une distance, et puis de le regarder autrement
M. dit :
mm..quelle peur?
C. dit :
comme tu dis la maladie, la mort
M. dit :
oui le trio maladie, folie, mort..
C. dit :
les 3 mamelles de la création
M. dit :
haha
donc on a des aliments, avec le poulet/jambon, la fraise..
C. dit :
ya une forme de pourriture dans ces images mais elle en devient séduisante
enfin c'est ce que je cherche à faire du moins
M. dit :
celles qu'il y a dans ton salon ne sont pas pourries, si?
elles rigolent plutôt
C. dit :
pas encore !!
M. dit :
j'ai l'impression
C. dit :
elles rigolent ?
M. dit :
enfin je veux dire, ça ressemble pour moi à quelquechose de libératoire
pas pourrissant justement
plus dans la jubilation
il y a une grenouille aussi, pourquoi?
M. dit (15:28) :
allo Dijon
C. dit :
sorry
ordi qui plante
M. dit :
j'arrive
c'est ok
j'en étais à la grenouille
C. dit :
oui ?
M. dit :
elle a une histoire?
C. dit :
elle est tirée d'un site de déguisement
c'est une personne déguisée en grenouille voilà
je trouvais ça grotesque ça m'a plu
M. dit :
d'accord
tu aimes le grotesque
les images décalées
C. dit :
voilà
"rions un peu en attendant la mort"
M. dit :
tout n'est que vaste flagornerie..
C. dit :
tout n'est que flageolet
la vie est un plat de fayots
du vent qui pue
M. dit :
alors nous contemplons la rive bordurée d'endives au jambon
C. dit :
arrête moi sinon je continue
M. dit :
vas y
no problem
C. dit :
tu veux que je développe l'idée du vent qui pue ?
M. dit :
je sais pas si on peut aller beaucoup plus loin..
C. dit :
tout est dit
j'aimerais en faire un haiku
M. dit :
les petits poèmes slovaques?
triste est le vent
lointain est le chemin
je vais je viens
et ne vois rien
d'autre que
C. dit :
ah j'ai cru que c'etait entre mes reins
M. dit :
la pluie sur les murs fades de ma maisonette
oui j'ai failli
C. dit :
eheh
M. dit :
la forme?
tu as dit que tu aimais bien superposer du noir sur des couleurs, c'est ça?
C. dit :
euh oui...
pour le coup la couleur est travaillée en aplat
mes prochains dessins, je vais bosser à l'aquarelle
avec plus de mélange
enfin je me suis adaptée aussi à la texture du mur
M. dit :
oui logique
C. dit :
c'etait plus facile comme ça
M. dit :
tu envisages donc une nomadisation
de tes wall?
C. dit :
tu veux dire si je vais en faire un chez toi ?
M. dit :
haha
oui disons que -il faut que je vérifie-
je crois bien
avoir des murs chez moi
C. dit :
vérifie bien avant quand même
M. dit :
il fait si froid, il faut que je vérifie si je n'ai pas seulement et uniquement des portes et des fenêtres!
et des ptits bouts de ficelle pour tout maintenir!
non en vrai
est -ce que tu as envie de faire du wall-painting chez des personnes?
C. dit :
ce serait bien oui
M. dit :
c'est une bonne idée
et ton catalogue?
C. dit :
ça y est il est prêt
mais ça tu le sais déjà
M. dit :
(oui mais je fais semblant)
C. dit :
putaing tu m'as bien eu
ben mon catalogue, c'est plus un outil de prospection qu'un beau catalogue monographique d'artiste
fait avec les moyens du bord
M. dit :
ok
et tu l'as diffusé un peu?
C. dit :
encore une coupure, ordi pérave
pas encore trop non
je l'ai mis en ligne
comme je suis très pingre, je l'envoie au compte goutte
M. dit :
tu as raison, le monde est méchant
comme une lime à ongle!
ou comme une punaise..
C. dit :
voilà
M. dit :
très bien
tu voulais dire des choses en particulier sur ton travail?
C. dit :
euh...
M. dit :
enfin des choses en plu
s
C. dit :
non
ça va
M. dit :
maintenant on sait que tu aimes les haiku et les flageolets!
C. dit :
sinon on va faire une dissert
ahaha
M. dit :
on te connaît un peu mieux!
C. dit :
ben on a fait le tour
C. dit :
très bien
je vais voir une expo et acheter des flageolets après
M. dit :
allez je file en cavalcade sur les tremplins de l'infini
et te dis à bientot
C. dit :
bonne soirée
à plus et merci de ton ecoute
M. dit :
c'est naturel! à plusse!
Pour voir les images de Caroline, et notamment le wall painting dont il était question ici-haut :
Voici ce que je considère comme quatre perles rares du hip hop...Trop souvent obscurcis par les Dr Dre, Eminem, etc...certains artistes n'ont pas eu la visibilité qu'ils auraient mérité. J'ai choisi les quatre albums suivants afin de représenter tous ces artistes.
Down To Erf - Down To Erf EP (1998):
Tracklisting:
01: Insertion Of Thought
02: Formation
03: Rhyme Training
04: To Each His Own
05: Learn To Learn
06: On My Mind
07: Relative Evidence
08: State Of The Art
Down To Erf était un groupe constitué de 2 producteurs et du rappeurcanadien Mathematik, auteur entre autres d'un superbe album solo, "Ecology" sorti en 1999. Les producteurs en onteu marre de la musique business et se sont écartés momentanément de la scène hip hop pour plus tard former le groupe "Erf Productions". On leur attribue notamment le remix de Saukrates "Hate Runs Deep", ou encorele très bon remix de "Sound Clash" des Dream Warriors.
En ce qui concerne cet EP éponyme de huit titres édité par la Factory Music Incorporation, nous ne pouvons qu'être ravis. Mélangeant jazz, hip hop et underground à la perfection, cet EP appartient aux classiques du genre qui vous donnera des frissons à la première écoute. Cette production parfaite de "Erf Productions" nous rappelle les racines mêmes du hip hop et l'authenticité qui le caractérise.
Une introduction fracassante, "Insertion OfThought",un second morceau: "Formation", tout aussi hallucinant; un flow léger et un refrain percutant, tout cela sur la version instrumentale du titre "Sorcerers" de KMD, reprise également par MF DOOM dans le morceau "Licorice", figurant dans son "Special Herbs Volume 7,8". Dans le troisième titre, "Rhyme Training", Mathematik introduit son flow délicat sur un piano placé à merveille. Ambiance plus underground dans le très bon "To Each His Own",puis, un saxophone relaxant dans "Learn To Learn". L'excellent "On My Mind" symbolise l'harmonie parfaite de cet EP: une trompette soigneusement posée sur un beat lourd, des scratchs méticuleusementplacés, des textes et un flow terrifiants.Les deux derniers morceaux, "Relative Evidence" et "State Of The Art", concluent en beauté cet EP profond et spirituel qui n'a jamais eu la reconnaissance qu'il aurait dû avoir…
Yusef Afloat (du groupe The Nonce) - Hard Times EP (1998)
(A gauche de l'image: Yusef Afloat et à droite de l'image: Nouka Basetype alias Sach)
Tracklisting :
01: L.I.F.E (Hard Times)
02: Possessing Evil
03: Dancinthedark
04: At Timz
05: Been Waiting
06: No Justice
07: Oceans
The Nonce était un groupe de Los Angelescomposé de Yusef Afloat et de Nouka Basetype alias Sach. Avec des beats jazzy dans une ambiance westcoast-underground, ils sortent leur premier album, "World Ultimate" en 1995: une bombe qui a obtenu une petite réputation dans l'underground californien. On se souvient des tueries comme "Bus Stops", "On The Air", "Keep It On", ou encore "Eighty-Five". Ils sortent ensuite deux EP, "The Sight Of This" et "Turnin' It Out" en 1998. C'est à cette date qu'ils décident dese lancer dans une carrière solo. Après le décès de Yusef en 2000 (retrouvé inanimé au bord de l'autoroute110 à Los Angeles),Nouka Basetype devient Sach et sort quelques albums dont "Seven Days To Engineer", "Suckaz Hate Me" et "5th Avenue". Trois CD inédits du groupe The Nonce sont sortis récemment: "The Right State Of Mind", "Advanced Regression" et "Advanced State Of Regression".
Deux ans avant sa disparition soudaine, Yusef réalise le "Hard Times EP" qui reste à ce jour son mausolée. Des titres totalement inédits et de grande qualité comme "L.I.F.E", le fabuleux "At Tymz", l'entraînant"Dancinthedark", "No Justice" oul'apaisante instrumentale "Oceans", témoignent du génie de Mr Afloat et de l'authenticité du groupe The Nonce.
R.I.P Yusef.
Absent Minded - Topics (1995)
Originaire de Suède, le groupe Absent Minded, constitué du rappeur ADL et du producteur VladiC, a beaucoup apporté au hip hop mondial durant le milieu des années 90. Avec un style bien particulier, teinté de nuances électro-jazz, ils sortent plusieurs vinyles durant les années 1995 et 1996 comme "Alright", "Child's Play" ou encore "Extreme paranoia in Stocktown" en 1996 qui constitue un best of de tous leurs titres. Le EP "Topics" sorti en 1995 représente la marque de fabrique de Absent Minded; une atmosphère électrique et relaxante dans les morceaux "Alright" et "Topics", avec des refrains bien marqués, et des instrumentales qui restent gravées dans les têtes à la fin de leur écoute (comme le solo de guitare à la fin du très beau "Topics" qui dure 6"14). Le titre "Where I'm At" est parfaitement réalisé, avec un piano magique qui fait des aller-retour dans une instrumentale saccadée. Le deuxième morceau de cet EP, "Natural Born Smokers" se détache un peu des trois autres titres avec une instrumentale malheureusement trop linéaire. Au final, Absent Minded nous emmène dans des horizons encore peu connus du hip hop, un style unique qui vaut le détour.
MF Grimm - Do It For The Kids (1995)
Et pour terminer, un single ultra rare que j'ai découvert par hasard sur you tube, signé MF Grimm sur un sample de la chanson "Montara" de Bobby Hutcherson.
Produit par Rob Swift, on découvre dans ce single toute l'atmosphère eastcoast du milieu des années 90. Un titre qui casse la baraque!