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Vendredi···[ 10/09/2010]


L'agenda du jour
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09:00 - galerie Kuryos

· Exposition de Benoît Maire "L'espace nu"
10:00 - F.R.A.C Aquitaine

· Exposition: Le Patrimoine fait l'école buissonnière: regards insolites sur la collection
10:00 - Bibliothèque Municipale de Bordeaux

· Big - Bjarke Ingels Group
10:00 - Arc en rêve, centre d'architecture

· Exposition "Un été, une oeuvre" - "Tabagies et compagnies"
10:00 - Musée National des Douanes

· Exposition de Jim Shaw "Left Behind"
11:00 - CAPC (Musée d'Art Contemporain)

· Mémoires d'Estuaires / Pierre Bidart et Jean-Christophe Garcia
11:00 - Arrêt sur l'Image

· Béton et design - Nouveau béton/Nouveaux usages
13:00 - Le 308-maison de l’architecture

· Exposition Autel Particulier
14:00 - La Morue Noire

· Exposition "BOUDDHA LA PAIX" de MA TSE-LIN
14:00 - 22 Rive Gauche

· RETROSPECTIVE Isabelle Boulin
14:00 - Site des Terres Neuves

· EVENEMENT / GRAND PARC EN FÊTE
15:00 - Le Grand Parc

· Hervé Le Treut Nouveau climat sur la Terre : comprendre, prédire, réagir
18:00 - Mollat

· Vernissage du SALON DE LIBRE EXPRESSION ARTISTIQUE
19:00 - Bègles

· Vernissage de l'exposition "HYPERBEAU" de Max Boufathal et Claire Soubrier
19:00 - Galerie Tinbox

· Annita Babyface and the Tasty Poneys + Tiny Terrors + W-Mute + Zooplancton
20:00 - Le Hold'Em Saloon

· La Dorade
20:00 - Funky Burger

· Vernissage - Expo SOMOS IRMAOS
21:00 - Le Zig Zag

· Swingin' Carpets
21:00 - Le Chat Gourmand

· SOY
21:00 - Le Café des Moines

· Session de musique irlandaise
21:00 - Le Black Velvet

· Lo Jay Trio : Hommage à Anita O'Day
21:00 - Amadeus Song

· Festival Ouvre la Voix!
21:00 - Rock School Barbey

· Tabloid John
21:30 - L' Antidote

· ROOTS OPEN BLUES Présente Blues a caballo
21:30 - Chez le Pépère

· Réouverture du Chat qui pêche - Soirée Jazz-Classique
22:00 - Le Chat Qui Pêche

· Blues Jam Session
22:00 - Le Congo Café

· Stereoheroes + Be Trash
23:55 - Le 4 sans

· Live Adiktion #3 : Session Electro - Ji-Ben Gong + V.Truder (Soundlab Crew) + DJ T2B
23:55 - B.T 59




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Le dernier numéro d'Happe:n se trouve par ici...

Les Chantiers Théâtre de Blaye et de l'Estuaire.

Du 20 au 29 août


Festival d'auteurs avant tout, laissant résonner autour de l'Estuaire, au pied de la forteresse, le cri des poètes d'hier qui ne saurait s'éteindre, et de ceux d'aujourd'hui qui porte déjà loin sa colère et ses espoirs. Shakespeare, Cervantes et Beckett viendront ainsi hanter la citadelle de leur parole inoubliable tandis que nos contemporains écorchés et grandioses (Mateï Visniec, Mohamed Kacimi, Wajdi Mouawad, Dario Fo, Ariane Mouchkine, Thomas Bernhard et tant d'autres...) la rempliront de leurs murmures et de leurs clameurs.

Tout commencera par une oeuvre noire, mais aussi rouge, blanche, superbe, dramatique de l'auteur franco-roumain à qui ce festival est dédicacé : Mateï Visniec : Le mot progrès dans la bouche de ma mère sonnait terriblement faux. L'oeuvre traite des bouleversements en Europe de l'Est lorsque le néo libéralisme est arrivé telle une vague qui recouvre tout sur son passage et des incompréhensibles conflits qui ont ravagé les Balkans peu après. Comment faire le deuil des fantômes, quel progrès pour les survivants, autant de questions semées dans cette tragédie fantasque au rire éclatant et triste si propre à ces pays.

Le fil suivra son cours avec la compagnie Par les temps qui courent une œuvre de Dario Fo : Johan Padan à la découverte des Amériques, retraçant les rocambolesques aventures d'un roublard italien débarqué en Amérique pour sauver sa peau et emporté dans un rôle de héros bien malgré lui qui l'oblige à libérer les indigènes du joug espagnol, lui qui lâche et veule, ne cherche qu'à survivre.

Dans la même ligne belle et grave une soirée sera consacrée à Mohammed Kacimi, dramaturge et romancier ayant beaucoup écrit avec un humour et une poésie décapante sur l'Orient, les guerres qui le dévastent, la condition de la femme, la question de l'exil, et de la transfiguration culturelle et linguistique qui en découle. Il lira quelques passages de l'Orient après l'amour qui présente un voyage autour de l'intégrisme : « ce fléau qui commence quand l'homme perd le sens de l'humour », et un nouveau spectacle intitulé Que dire en faisant l'amour ? qui dessine une mélancolique et hilarante réflexion autour des forums, ces espaces anonymes de discussion où l'on échange solitaire autour d'un film, d'un problème sexuel ou d'une panne de machine à laver.

D'autres histoires terribles et grandioses raconteront le courage d'aristides de Sousa, consul portugais à Bordeaux ayant sauvé trente mille réfugiés pendant la seconde guerre mondiale en leur octroyant des visas pour le Portugal contre les ordres du dictateur Salazar, ou le destin des révoltés du Bounty réfugiés sur une île déserte où l'on découvre vingt ans plus tard que les hommes se sont entretués laissant les femmes et les enfants seuls.

Je ne présente pas les oeuvres déjà bien célèbres qui seront jouées en cette fin d'été telles que Oh les beaux jours et Fin de partie par le maître incontesté du théâtre de l'absurde : Samuel Beckett, Tempête d'après Shakespeare, Somewhere in La Mancha d'après Cervantes, sans oublier Visage retrouvé par la rockstar actuelle du théâtre, j'ai nommé Wajdi Mouawad.

Par delà ces grands noms qui bouleversent de par le monde, le festival demeure la vitrine de la création en région, et l'un de ses moteurs, en ce qu'il présentera des œuvres commandées à des auteurs locaux, réalisées en résidence. Ainsi pourra-t-on voir le projet des petites comédies de l'eau qui réunit trois auteurs aquitains et une compagnie habituée à travailler vers l'international, la Compagnie de la Gare ainsi que le projet Vues d'ici qui met en relation inversement l'auteur de dimension nationale Noëlle Renaude et une équipe d'Aquitaine.

Dans ce même esprit d'aide au développement théâtral, le festival a lancé un gros projet à dimension territoriale avec la compagnie L'Oeil de la percée implantée à Saint-Ciers de Canesse en l'aidant à monter Mephisto de Klaus Mann, adaptée pour la scène par Ariane Mouchkine. Ce spectacle formera l'un de nombreux temps forts de cette semaine, retraçant le parcours d'un intellectuel dévoyé qui a fait le choix de pactiser avec le démoniaque régime nazi..

Et parce qu'ici l'on ne fait rien sans une touche de gastronomie, toutes les rencontres avec les auteurs seront imbibées d'une dégustation de vins de Blaye Côtes de Bordeaux.

J'oublie de nombreuses représentations et de nombreux artistes qui ne me le pardonneront pas, mais qui, je le sais, verront leur salle comble une fois que vous vous serez rués sur ce magnifique festival de théâtre, déjà fort de son expérience de vingt ans, qui ravive l'Estuaire et le colore en l'espace d'une dizaine de jours, tel un point d'exclamation fantastique pour conclure la saison.

Du 20 au 29 août, entre 0 et 15 euros en fonction des spectacles.
Retrouvez la programmation en détail sur http://www.chantiersdeblaye-estuaire.com


Cécile Eveno





Cet été, Happe:n fait les scènes buissonnières !

Un théâtre authentique, intime et intergénérationnel. • Vous en rêviez ?
Les 2 et 3 juillet prochains, s’ouvre la 12ème édition du festival des Scènes Buissonnières. Dans sa vocation vagabonde, le festival prendra place sur la commune de Saint-Selve pour une dernière en cette demeure et non des moindres. Ce festival de théâtre en milieu rural, à l’origine amateur, prend racine depuis 11 ans maintenant et a vu le jour dans le canton de La Brède à l’initiative de l’association Nougatine de Léognan. Transportées de ville en ville, les scènes buissonnières se dévoilent, se divulguent et se découvrent au gré des paysages rencontrés.

A la fois novateur et original, le festival permet de faire connaître la région autrement qu’avec des guides touristiques trop rébarbatifs et ennuyants. Rien de mieux, lors d’une promenade, de découvrir ou de redécouvrir un lieu par le biais de la création théâtrale, lieux dont vous ne pensiez pas aussi vivants et conviviaux. Une découverte inhabituelle aux élans de théâtre, conte, danse, art de la rue ou bien de musique. Seront présentés un échantillon de talents venant d’univers différents dans un écrin frais et léger. Le festival mélange, malaxe, allie, nous bouleverse et dans un éclectisme habituel, cette 12ème édition nous promet bien des surprises. Un voyage en pleine nature bercé par la voix douce et savoureuse de Caliconte ou encore une projection dans la musique classique ou comment la découvrir d’une autre manière avec les Fillharmonic Von Strasse de la compagnie bordelaise, Bougrelas.
Fou-rires et instants privilégiés assurés !

Un point commun les rassemble : l’engagement, la motivation et l’ambition de créer un intervalle, un espace de rencontre où émotions et partages s’harmonisent ; dessein communicatif car publics, amateurs et professionnels, par leur conviction et leur complémentarité s’unissent pour ouvrir une brèche de fantaisie dans un monde qui en a si souvent besoin. Le festival offre alors un espace de liberté tant pour les artistes que pour le public.

Aux fin-fonds d’un jardin, d’une cour d’école, les spectacles s’adaptent aux lieux qui les accueillent en intégrant et profitant de leurs spécificités. Nous posons un autre regard sur les lieux qui font notre quotidien, quotidien qui les a banalisé. Un angle différent, une pierre qui nous parle, des décors qui nous touchent, en d’autres termes, des lieux rendus magiques par l’enveloppe artistique.

Au début, une réunion d’associations locales testant leurs créations et représentations, aujourd’hui un festival reconnu, dynamique, ouvert, accessible à tous, festif qui accueille de plus en plus de visiteurs chaque année. Démocratisation réussie ? Oui, sans aucun doute !

Croyez-nous, en l’espace de quelques instants, vous serez certains du bien-fondé, de la force de cette manifestation. Poursuivez votre route en vous arrêtant quelques moments à Saint-Selve pour découvrir une expérience tant enrichissante qu’intéressante. Bravez les intempéries de votre for intérieur, le théâtre adoucit les mœurs. Franchissez le pas, ouvrez la porte, et profiter de ces moments d’intimité offerts à votre imagination.

Ne vous privez pas ! (en plus c’est gratuit)

Des renseignements sur http://www.scenesbuissonnieres.fr/

M"B"


Identité sans Terre, Cie L' Art Hache Scène à La Caserne Niel

Dans le cadre du très attendu, désiré et désirable Imaginez Maintenant, la compagnie L’Art Hache Scène présente, le 2 et 4 juillet, la création Identité Sans Terre à l’intrigante et lunaire Caserne Niel.

Un spectacle original, un électron libre parmi les propositions artistiques et théâtrales en circulation. Ici, il s’agit moins d’une représentation que d’une expérimentation, d’un laboratoire à corps ouverts, d’un réel carroyage physique, sensoriel et affectif qui tente de décrypter, de tester, de gratter les turpitudes et méandres de l’Homme, de sa relation à l’Autre, des pressions bouffantes de la société contemporaine, de ses rigides fluctuations, de ses inexactitudes, de ses incompréhensibles anachronismes et futiles contre-sens. La Compagnie l’Art Hache Scène crée, donne à voir une zone de transit, de déconcertante incertitude où plus rien n’est figé, où tous les écueils convenus deviennent instables, mouvants et où les notions inhérentes à la frontière, aux démarcations (corporelles, morales, intimes..), à l’empêchement sont remis à plat, exposés, jetés en pâture aux yeux de tous pour mieux les interroger, les appréhender, les capter, les ressentir. Ici, on affirme moins que l’on interroge. « Comment se sentir exister, alors que nous sommes retranchés au sein de limites, qu’elles soient intimes, politiques, géographiques ? A quoi sert une frontière ? A quoi profite-t-elle ? Pour qui, par qui sont-elle crées ? »

Le spectre de l’homme lessivé, malmené, trituré, passé avec une violence affreusement banale au karcher, au rouleau compresseur est au centre de ce travail d’équipe, mutualisé, « polennisé » autour d’un seul et même enjeu. Il s’agit d’un spectacle polymorphe, profondément multiple et pluriel qui oscille entre fiction, témoignages, textes interprétés, interludes vidéastes, musicaux, entre théâtralité, réalité et moment de partage, où le corps, la chair sont clairement engagés au service d’un texte, d’une écriture, d’une réflexion.

On le comprend, il est bel et bien question d’un spectacle avec une mécanique particulière, singulière, bien huilée certes, mais où rien n’est jamais acquis, où la boucle n’est jamais bouclée. En effet, on a davantage à faire à un processus, un « work in progress » quasiment, qui évolue au gré des rencontres, des résidences, des répétitions publiques qui agissent alors en résonnance, en écho aux réactions, aux apports des « spect-acteurs ». On peut presque parler de « puzzle » insaisissable, poreux, de pièces détachables, interchangeables dépendantes d’un lieu, d’un contexte, des hommes, des femmes qui l’habitent à un instant T. Il s’agit réellement d’une manière autre de penser, de fabriquer main un art théâtral contemporain, investi et engagé. Un spectacle, un projet, une démarche, une approche qui ne dépareillent avec un évènement tel qu’Imaginez Maintenant. Le public est profondément happé, déboussolé, bouleversé dans son rôle de public lambda. En effet, une ombre, une vague de défiance imprévisible et rude planent sur le plateau, où le regardeur habituellement distancié, mis à l’écart est impliqué, testé, pris à parti et largement interpellé pour tester en prise directe les vicissitudes des hommes clivés, situés dans un permanent entre deux, partout et nulle part à la fois. Un spectacle hors des normes donc, hors des sillons (pré)tracés qui transcende certaines convenances, codes et rituels propres au théâtre contemporain.

Un spectacle à découvrir, à tester, à oser, allez-y, débarrassez vous de votre pudeur et lancez vous. Rendez-vous le 2 et le 4 juillet à la Caserne Niel.

D.M

Identité Sans Terre
Cie L’Art Hache Scène
Pour avoir davantage d’informations sur l’actu de la Cie, consultez le site www.art-hache-scene.com/
Le 2 juillet à 20h30 et le 4 Juillet à 17h30 à La Caserne Niel.





























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