Une fois de plus, Vie Sauvage nous propose une escapade hivernale en embarquant dans son vaisseau une tripotée d’artistes de haut vol. L’un d’eux s’appelle Fellini Felin, il est bordelais et on lui a tendu notre micro.
Qui se cache derrière Fellini Felin ?
Il se cache une seule personne : Sébastien Coutureau. Je suis producteur de musique électronique et je fais appel, régulièrement, à différentes voix pour faire des featurings. Sur mon premier EP, mon ami Thomas Duprat intervient sur trois morceaux. C’est la raison pour laquelle mon projet est souvent assimilé à une formation de deux personnes. En tant que Fellini Felin, j’existe depuis 2012 et la sortie officielle de mon EP s’est faite en septembre 2014. Auparavant, je faisais partie d’un groupe de math rock qui s’appelait Fellini.
Contrairement à tes précédentes formations, tu es seul pour ce projet. Tu ressentais le désir de construire un projet plus personnel ?
Après la séparation de Fellini, j’avais profondément envie de continuer à faire de la musique, et le meilleur moyen de composer seul, c’est la musique électronique. Je ne dirais pas que l’électro est une musique plus « personnelle » mais elle permet plus de liberté alors que dans un groupe, il est parfois difficile de s’accorder. A vrai dire, c’est lors d’un voyage à Berlin, il y a quelques années, que j’ai eu un gros déclic pour l’électro.
Ton EP, Wisteria, affole les compteurs sur la toile. Qu’est-ce-qui plait aux auditeurs, à ton avis, dans tes morceaux ?
C’est un question très subjective, c’est compliqué de répondre à leur place. Je dirais que le style electro-pop plait à de nombreuses oreilles aujourd’hui.
Aussi, je pense avoir eu un gros coup de pouce de la part de radios comme Nova Sauvagine ou de certains blog. Et puis, il est vrai que Souncloud (ndlr : où son EP est en écoute gratuite) est une plateforme géniale pour faire connaitre sa musique à grande échelle.
Quel est le contexte idéal pour écouter cet EP (lieu et heure) ?
Pour moi, ce sont des morceaux plutôt apaisants qui s’écouteraient en période de stress. Autrement, sur une plage au crépuscule baignée de couleurs dans les tons rosés ou bleutés. Mais pour moi, ce n’est pas un EP pour faire la fête.
Toi, tu as composé Wisteria dans quelles conditions ?
C’est un EP très décousu dans le temps car j’ai commencé à le composer il y a trois ans, chez moi, devant mon ordinateur. Puis j’ai continué à produire un tas de titres et j’ai fait une sélection de quatre morceaux pour les intégrer dans Wisteria. Je dirais que cet EP reflète ma progression musicale de ces trois dernières années.
Bientôt, tu te produiras sur un bateau (iBoat) dans le cadre de Vie Sauvage Collection Hiver. Qu’est ce qui t’a donné envie d’y participer ?
On me l’a proposé et ça m’a vraiment fait plaisir qu’on s’intéresse à ma musique pour ce festival. D’autant plus que l’iBoat est un lieu bordelais que j’affectionne, et je trouve le reste de la programmation très réussie. Je le vois comme un super tremplin.
Oui, en effet, car on t’a beaucoup entendu sur le web mais tu as été assez rare sur scène ?
A la base, je fais beaucoup de DJ set, notamment à l’iBoat. Le « problème » avec Fellini Felin c’est que je ne suis pas un groupe, je suis tout seul derrière mes machines et on est retissent à me programmer. J’ai fait mon premier concert au Bootleg en janvier, dans le cadre de Bordeaux Rock. C’est vrai que je suis plus à l’aise dans une formule type « club » où les gens ne sont pas forcement attentifs à ce que je fais sur scène et que je suis plongé dans le noir. La table du DJ, c’est un peu ma protection …
Tu as sorti Wisteria sur le label bordelais Délicieuse Records. Comment cette collaboration s’est déroulée ?
Je suis passée sur Nova il y a trois ans, et un mec de Délicieuse Musique est tombé sur mon morceau et a souhaité me rencontrer. Mais l’EP est sorti 3 ans après notre rencontre, donc tout ça a pris du temps.
Y’a t’il des groupes que tu aimes particulièrement au sein de ce label ?
Oui beaucoup, ils ont tous un gros niveau, et je suis très fier d’avoir signé sur le même label. En plus je vais jouer avec eux (Jesper Ryom, Stavroz music, Jacob Groening, Powel, Constantijn Lange, Viken Arman, Luca Musto…) ce weekend à berlin . Je pense qu’ils ont tous beaucoup de chose à me transmettre en matière de musique électronique.
Sur le titre « macadam« , tu collabores avec le bordelais Dorian & the dawnriders. Qu’est ce qui t’a entrainé vers lui ?
On s’est rencontré sur un projet vidéo. J’aimais beaucoup son univers et lui aussi travaillait tout seul avec ses instruments. Le titre s’est construit très rapidement, en quelques échanges de mails.
Nous sommes toujours en contact mais il est rarement sur Bordeaux, souvent sur les routes pour se produire sur scène. J’espère qu’on aura l’occasion de refaire des morceaux ensemble.
C’est important pour toi de ne pas avoir de chanteur attitré ?
Oui, complètement, j’ai besoin de me laisser cette liberté. Je ne veux pas me fermer de portes et continuer à produire, également, des morceaux sans voix. En revanche, je me penche sur l’idée de faire un featuring avec une voix féminine.
Happe:n est un webzine bordelais. Selon toi, quelle est la place de l’électro à Bordeaux ?
Bordeaux a mis du temps à se réveiller en matière de musique électronique mais, il est vrai, que des clubs comme le Bootleg et l’iBoat ont permis une émergence de ce genre musical et offert une place aux petits producteurs. Je crois aussi que l’omniprésence d’internet et des réseaux sociaux a énormément contribué à l’émergeance de l’électro !
Pour découvrir Fellini Felin sur scène, on vous donne rendez-vous à VIE SAUVAGE COLLECTION HIVER le vendredi 13 Février à l’iBoat en compagnie : Camp Claude / L’impératrice / Bordeaux Rock (dj set) / Cotton Buds (dj set)
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