Gomina

On a rencardé Gomina, soit deux Nicolas, Peter et Julien dans le civil. A l’occasion de la 12ème Get Wet Party et de la sortie de leur album « Prints », le quartet sans guitare a offert un live luminescent à l’Hérétic. Rencontre …

– Qui se cache derrière Gomina ?

Nicolas, batterie/chant, Peter et Nicolas R. au claviers et Julien à la basse.

– On décrit votre musique par les termes « Krautrock psychédélique et expérimental », vous vous reconnaissez dans ces attributs ?

On a surtout l’impression de faire de la pop. En fait, la référence au Kraut est surtout liée à notre façon de composer, à partir de lives pendant lesquels on fait tourner des mélodies en boucle jusqu’à trouver le truc, mais le résultat est plutôt pop au final.

– Vous vous sentez proches de quels artistes, de quels courants ?

On se sent plutôt proche de groupes comme blur qu’on aime beaucoup. Comme on est 4, c’est difficile de dire qu’on se sent proche d’un courant en particulier, on est le fruit d’influences aussi diverses que Brian Jonestown Massacre, Portishead, les Chemical Brothers ou les Stone Roses…

– Votre groupe ne possède pas de guitares, expliquez nous ce choix.

On a démarré le groupe comme ça, c’est ce qui a créé l’impulsion de départ. La basse de Julien joue souvent un rôle à la frontière entre guitare et basse, ce qui explique peut-être qu’on n’a pas encore la nostalgie de la gratte. En plus, on joue tous nos synthés sur des amplis, ce qui nous permet d’avoir un son plus vivant, plus hasardeux. Il n’est pas impossible qu’un jour on mette des guitares dans nos morceaux.

– Comment vous êtes-vous retrouvés sur le label Bordeaux Rock ?

Aymeric de Bordeaux Rock nous a invité à venir jouer au Cap Ferret l’année dernière avec Marc Desse pour les Plages Pop. On a passé une super soirée et le courant est bien passé. Plus tard, Laurent de WeWant2Wecord, a proposé à Bordeaux Rock de sortir le disque ensemble.

– Au delà de ce label, avez vous d’autres liens avec la ville de Bordeaux ?

Pour certains, ça fait plusieurs années qu’on vient dans le sud-ouest pour les vacances, pour profiter de la plage, faire un peu de surf, c’est vraiment un coin qu’on aime.

– Quels sont les premiers retours à propos de Prints, votre 2eme album ?

On a des bons retours, notamment des gens qui nous suivaient depuis le début, mais aussi de gens qui découvrent notre groupe.

– Vous avez fait le choix de façonner des titres courts (35 minutes d’albums pour 12 titres). Quel a été votre mode et philosophie de création ?

On a été très exigeants sur l’album, les morceaux on été cassés puis reconstruits parfois plusieurs fois avant d’arriver à leur version définitive. On a fait cet album dans un esprit pop, il est assez court mais on a essayé de soigner la production et les détails sans faire de longueurs, on a même enlevé un morceau de la trackliste.

– Selon vous, les 12 plages de l’album doivent s’écouter sans interruption, comme un récit ?

On a organisé l’album comme une histoire, c’est renforcé par la présence des interludes qui donnent un sens de lecture, mais on n’a pas de mode d’emploi.

– Vous venez présenter Prints dans quelques salles françaises et anglaises. Pourquoi se faire si rare sur scène ?

On a quelques dates qui arrivent sur Paris, Bordeaux, Nantes et quelques festis cet été. On y va à notre rythme, on a des emplois du temps bien remplis…

– On a la chance de vous accueillir à Bordeaux dans le cadre de la 12ème GET WET PARTY. Un mot sur les groupes qui partagent la scène avec vous ce soir-là ?

On est très contents de venir jouer chez vous, ça va être une super soirée. On a hâte de voir Babe et Cliché en live : on en a entendu parler par le biais d’autres groupes avec qui ils ont déjà partagé la scène.

Retrouvez Gomina sur :

– Leur site officiel : www.gominagetcha.com

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