MAX BOUFATHAL – Artiste du mois n°109

Menace sur l’Art.

Identité : Max Moulay Mansour Boufathal
Profession : Artiste
Grade : Chef des armées
Ordre de mission : Envahir le monde »L’oeuvre de Max Boufathal repose sur la matérialisation de créatures tantôt familières des guerriers d’Ousmane Sow ou des supers héros hollywoodiens, avec leurs dimensions hors normes, leurs visages hiératiques, tous muscles déployés, corps d’écorchés, tantôt hommes-oiseaux, ours, chiens, personnages baroques et carnavalesques enfouis sous des robes plissées et chatoyantes de sacs plastiques et matières recyclées. Car c’est bien à une mascarade que nous invite Max Boufathal, celle de l’a-culture personnifiée par les figures de Paris Hilton ou Nicole Richie, mais peut-être celle ô combien plus inquiétante de la terreur et de la violence instaurées en système de pensée accessible à tous par le biais du net.

Si les secrets de fabrication des bombes artisanales sont aujourd’hui en libre-accès, l’arsenal de Max Boufathal est conçu lui aussi selon la programmation quasi-maniaque de l’entreprise morbide qui devrait présider à sa destinée et dans des matériaux courants et «appropriables»; fléchettes empilées comme des mikados bien ordonnés, arbalètes à l’architecture de bois et cordes rappelant les schémas de Léonard de Vinci, scalpels épousant les armoiries d’un château médiéval. […]
Fort de cette armée hybride d’hommes-soleil, d’hommes-serpents, de cerbères, ayant convoqué le panthéon des figures mythiques qui l’inspire de Malcom X à Martin Luther King, voici Max Boufathal prêt à traverser les enfers de l’Art contemporain et à livrer sa guerre contre les béances et monstruosités de notre univers culturel en perte d’humanité. »
Yasmina Bouzid

Voici Max Boufathal donc, tel qu’on veut bien nous le présenter aujourd’hui.
Un artiste contemporain brillant et raffiné dessinant les frontières nouvelles de l’artisanat et de l’art conceptuel. Mais l’artiste « sous-terrain », à demi engagé, est t-il si transparent, lisse et lumineux que la critique s’accorde à nous le faire croire ? Je profite de la tribune anonyme qui m’est faite ici pour vous mettre en garde et vous dévoiler la face cachée du dit « artiste ». Désolé Max, je t’avais prévenu mais tu es allé trop loin cette fois.

  • Changement de focale

L’apparente désinvolture avec laquelle il présentait ses travaux lors de la Pécha Kucha au CAPC il y a trois ans, avait déjà éveillé mon attention sur la direction que prenait son travail « artistique ». Abreuvant habillement le public de sa soif guerrière et de sa haine subliminale, Il avançait déguisé sous le trait de l’humour, tentant de masquer ses aspérités impénétrables et les démons bien plus inquiétants qui l’animent en réalité. Ses futures expositions (meetings artistiques) n’apportaient que plus de matières à mes soupçons déjà bien pesants sur ses projets.

  • Le « Projet MAURE »

Derrière ses sculptures chimériques faites de matériaux recyclés, de sacs plastiques et de couvertures de survies, si saisissantes soient-elles, Max Boufathal dessine un projet bien plus étendu : Carte d’état major, Ordre de mission, Stratégie d’invasion google earth, fausses identités, infanterie, armes de destruction … Voilà ce qu’est le « Projet MAURE ».

Ce trublion opère dans le plus grand secret, avec la détermination froide et contrôlée des missionnaires prophétiques, à l’organisation d’une multinationale fasciste et militariste. Une entreprise planifiée, méthodique et mégalomane vouée purement et simplement à l’éradication de L’ART.

Peut-on raisonnablement rester silencieux devant cette sombre ambition ?

Max Boufathal tu n’es pas infaillible, je suis en faction et tu me trouveras avec la même détermination, dressé sur ton chemin, prêt à en découdre, chaque fois que tu enjamberas les frontières claires et limpides que l’ART à su s’imposer à lui même pour son bien.

Le marché de L’ART est en danger ! Protégeons le de ses propres turpitudes !

Bien à vous,

L’affreux Jojo.

Site officiel : www.maxboufathal.com

Exposition de l’artiste à la Biennale de Marrakech : www.marrakechbiennale.org/fr

Bear Rag N°0002 visible tout le mois de février dans la Tinbox Mobile dans les locaux de l’Agence Créative, 76 Cours de l’Argonne.