On m’aurait dit que je placerai à la première occasion un disque solo du grand dada de Air, j’aurai doucement rigolé… Sauf que maintenant je ne rigole plus. J’écoute « Contrepoint ». Je m’en délecte. Je me sens complètement transporté par cet album d’évocations de Jean-Sébastien Bach. Alors que me connaissant, ça aurait du me laisser de marbre cette histoire. Mais non, la musique de Nicolas Godin, à la fois humble, raffinée et exquise a été enregistré pour les seules raisons qui valent vraiment la peine. Le plaisir et le partage. Très simplement, le musicien le plus effacé du duo, y a mis tout son amour de la musique. De toutes les musiques. Celle de Enio Morricone, du jazz, de la pop, de la musique africaine, de la musique concrète… Sans faire le malin, sans viser les charts, de manière désintéressée et surtout très généreuse. Bref, à l’heure ou nous écrivons ces lignes, ce vinyle n’a pas encore trop fait parlé de lui. Aidez nous à réparer cette criante injustice.
